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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2300741

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2300741

mardi 2 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2300741
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantBAUTES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 9 février 2023, M. E C, représenté par Me Bautes, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande de titre de séjour, a assorti son refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, au besoin sous astreinte, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de quinze jours à compte de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la compétence de l'auteur de l'arrêté attaqué n'est pas démontrée ;

- la décision portant refus de séjour est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle porte atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant en méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mars 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 13 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les observations de Me Llinares, représentant M. C.

Une note en délibéré, présentée pour M. C, a été enregistrée le 14 avril 2023.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

1. M. C, ressortissant arménien né en 1985, déclare, sans en justifier, être entré sur le territoire français le 6 avril 2016 accompagné de son épouse. Sa demande d'asile ainsi que celle de son épouse, déposées le 23 janvier 2018, ont été rejetées par décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 18 juillet 2018, confirmées par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 7 octobre 2019. Le 12 octobre 2021, M. C a sollicité un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par un arrêté du 3 septembre 2022, le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer le titre sollicité et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de cet arrêté.

2. Par un arrêté n° 2022.09.DRCL.0357 du 14 septembre 2022, le préfet de l'Hérault a accordé à M. Frédéric Poisot, secrétaire général de la préfecture de l'Hérault, une délégation à l'effet de signer, " tous actes, arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Hérault (), à l'exception, d'une part des réquisitions prises en application de la loi du 11 juillet 1938 relative à l'organisation générale de la nation en temps de guerre, d'autre part de la réquisition des comptables publics régie par le décret n° 62-1587 du 29 décembre 1962 portant règlement général sur la comptabilité publique. A ce titre, cette délégation comprend donc, notamment, la signature de tous les actes administratifs et correspondances relatifs au séjour et à la police des étrangers () ". Cette délégation de signature habilitait ainsi M. A à signer l'arrêté portant refus de séjour, avec obligation de quitter le territoire français, pris à B de M. C. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.

3. L'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions qu'il comporte et satisfait aux exigences des articles L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, contrairement à ce qui est soutenu, il ressort des motifs de l'arrêté que le préfet de l'Hérault a examiné la demande de titre de M. C non seulement en vue de son admission au séjour en qualité de salarié mais également au titre de sa vie privée et familiale et la circonstance que l'arrêté ne mentionne pas les craintes exprimées par le requérant en cas de retour dans son pays d'origine ne démontre nullement que le préfet ne se serait pas livré à un examen réel et complet de la situation du requérant. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation et de l'erreur de droit tenant à l'absence d'un examen effectif de la situation de M. C ne peuvent qu'être écartés.

En ce qui concerne le refus de séjour en qualité de salarié :

4. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ". Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ". Aux termes de l'article L. 421-1 du même code, dont se prévaut le requérant : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. () ".

5. D'une part, il est constant que M. C n'a pas été en mesure de présenter, à l'appui de sa demande, le visa de long séjour exigé par l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet pouvait donc légalement, pour ce seul motif, lui refuser la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié. Par ailleurs, le requérant, qui n'est pas titulaire d'un contrat à durée indéterminée ayant donné lieu à une autorisation de travail, ne peut utilement se prévaloir des dispositions sus rappelées de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour soutenir que le préfet aurait commis une erreur de droit ou une erreur d'appréciation pour refuser de lui accorder un tel titre.

6. D'autre part, il ressort des mentions de l'arrêté contesté que le préfet de l'Hérault a estimé que la promesse d'embauche à un poste d'agent de service logistiques que M. C avait produite à l'appui de sa demande ne pouvait être considérée comme un motif exceptionnel d'admission au séjour. Ce faisant, le préfet de l'Hérault a, contrairement à ce qui est soutenu, procédé à un examen de la situation du requérant au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ne s'est dès lors pas cru lié par l'absence de détention d'un visa de long séjour par le requérant pour rejeter sa demande de titre de séjour. Le moyen tiré de l'erreur de droit en tant que le préfet aurait méconnu l'étendue de son pouvoir de régularisation au titre de ces dispositions manque en fait et ne peut dès lors qu'être écarté. Par ailleurs, si M. C fait état de ce que, outre cette promesse d'embauche, il justifie avoir travaillé depuis 2020 auprès de plusieurs personnes au titre de chèques emploi-service universel, au demeurant sans y être autorisé, qu'il dispose de compétences professionnelles multiples, telles que la conduite de véhicules lourds, la mécanique et la plomberie et qu'il souhaite effectuer une formation professionnalisante pour obtenir un certificat d'aptitude professionnelle en conduite d'engins de travaux publics et carrières, constructeur de routes, constructeur en canalisation, monteur de réseaux électriques au centre de formation à Lanuejols, ces éléments, s'ils témoignent de la volonté d'évolution professionnelle de M. C, ne sauraient caractériser un motif exceptionnel pour l'admettre au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne le refus de séjour au titre de la vie privée et familiale :

7. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

8. M. C déclare être entré en France le 6 avril 2016, sous couvert d'un visa de court séjour, avec son épouse, pour fuir leur pays d'origine. Il fait valoir qu'il réside en France depuis cette date, que ses deux enfants y sont nés en 2019 et 2020 et que la famille, qui justifie d'une bonne intégration, a tissé de nombreux liens sur le territoire français. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la durée de son séjour en France résulte pour partie du délai d'instruction de sa demande d'asile et si M. C se prévaut de sa bonne insertion sociale et professionnelle ainsi que celle de son épouse, à travers leur engagement comme bénévoles au sein de diverses associations et s'il justifie avoir exercé, au demeurant sans autorisation de travail, des emplois à domicile et bénéficier d'une promesse d'embauche, ces éléments ne permettent toutefois pas de considérer qu'il aurait établi le centre de ses intérêts privés et familiaux en France. En outre, l'arrêté contesté n'aura pas pour effet de séparer le requérant de son épouse, qui a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 19 octobre 2021, dont la légalité a été confirmée par une décision du 19 avril 2022 du tribunal administratif de Montpellier, ni de ses deux enfants en bas âge qui ont vocation à suivre leurs parents. Par ailleurs, si le requérant soutient qu'il n'a plus de famille en Arménie et que sa mère, veuve, résiderait à ses côtés en France, il est constant qu'il a passé la majeure partie de son existence en Arménie où il a constitué sa cellule familiale en se mariant en 2015 avec Mme D et il ressort des écritures du requérant que les parents de son épouse résident en Arménie. Il n'est fondé par suite à soutenir qu'il serait dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet de l'Hérault n'a pas porté au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus de séjour et des buts poursuivis par la mesure d'éloignement pris à son encontre. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de l'arrêté sur la situation de l'intéressé doivent être écartés.

9. Par ailleurs, si M. C se prévaut de la durée de son séjour, de son insertion professionnelle et de celle de son épouse, de leur intégration sociale au sein de la commune de Prades-le-Lez, de la scolarisation de l'aînée de ses enfants en première section de maternelle et de la présence en France, à ses côtés, de sa mère qu'il dit être sa seule famille, il ne justifie pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelées au point 4, pour être admis au séjour à titre exceptionnel sur le fondement de cet article. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation entachant, au regard de cet article, l'arrêté attaqué doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français à destination de l'Arménie :

10. En l'absence d'illégalité entachant le refus de séjour, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale.

11. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, il ne ressort pas des pièces du dossier que la mesure d'éloignement prononcée à B de M. C porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

12. Ainsi qu'il a été dit au point 8, M. C peut poursuivre sa vie privée et familiale en Arménie où il a constitué sa cellule familiale avec son épouse et ses enfants en bas âge, tous ressortissants de ce pays. Dès lors que l'obligation faite au requérant de quitter le territoire français ne méconnaît pas l'intérêt supérieur de ses enfants et n'a donc pas été prononcée en méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

13. Enfin aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des traitements inhumains ou dégradants ".

14. M. C soutient qu'en cas de retour en Arménie, il risque des traitements inhumains et dégradants étant accusé à tort de désertion. Toutefois, il ne produit au soutien de ses allégations aucun élément permettant de regarder comme établie la réalité des risques qu'il pourrait effectivement et personnellement y encourir. Au demeurant, sa demande d'asile a été rejetée tant par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides que par la Cour nationale du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. C tendant à l'annulation de l'arrêté du 3 septembre 2022 du préfet de l'Hérault doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées à fin d'injonction sous astreinte.

Sur les frais d'instance :

16. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées sur leur fondement, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, au préfet de l'Hérault et à Me Bautes.

Délibéré après l'audience du 14 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Sabine Encontre, présidente,

Mme Delphine Teuly-Desportes, première conseillère,

M. Marc Rousseau, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2023.

La présidente-rapporteure, L'assesseure la plus ancienne,

S. B D. Teuly-Desportes

La greffière,

C. Arce

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 2 mai 2023

La greffière,

C. Arce lr

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