mardi 2 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300774 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BAUTES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 février 2023, M. F A B, représenté par Me Bautès, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourra être renvoyé ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de l'Hérault, de lui délivrer une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement au besoin sous astreinte ; à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de l'Hérault le réexamen de sa situation dans le même délai et au besoin sous astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
La décision de refus de titre de séjour :
- est entachée d'un vice d'incompétence de son signataire ;
- est entachée d'erreur de fait et d'un défaut d'examen réel et complet de sa situation ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit au regard de l'article L. 421-5 du code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 431-5 du code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation
Par un mémoire en défense enregistré le 14 mars 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par M. A B ne sont pas fondés.
Par une décision du 13 janvier 2023, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. A B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau, premier conseiller,
- et les observations de Me Llinarès, substituant Me Bautès, représentant M. A B.
Une note en délibéré présentée pour M. A B, par Me Bautès, a été enregistrée le 14 avril 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. F A B, ressortissant mauritanien né le 12 novembre 1996, est entré en France le 9 août 2015 muni d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant ", valable du 9 août 2015 au 9 août 2016, et a été mis en possession d'une carte de séjour temporaire en qualité d'étudiant le 10 août 2016, renouvelée jusqu'au 1er septembre 2020. Le 11 août 2022, il a sollicité du préfet de l'Hérault un changement de statut par la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'auto-entrepreneur et de salarié. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 14 septembre 2022 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré. M. A B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
2. Par un arrêté n° 2022.03.DRCL.167 du 9 mars 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture spécial n° 39 du 10 mars 2022 et accessible au juge comme aux parties, le préfet de l'Hérault a accordé à Mme E C, nommée sous-préfète chargée de mission secrétaire générale adjointe auprès du préfet de l'Hérault par décret du 20 octobre 2020, une délégation à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de M. Thierry Laurent, secrétaire général de la préfecture, " tous actes, décisions, conventions, correspondances et documents dans les limites de l'arrondissement chef-lieu ". Dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. D n'était pas absent ou empêché à la date du 13 juillet 2022, Mme C était donc compétente pour signer l'arrêté en litige.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. Pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité par M. A B, le préfet de l'Hérault, après avoir visé la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950, notamment ses articles 3, 6 et 8, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 411-2, L. 412-1, L. 423-23 L. 435-1, L. 611-1 3°, L. 611-3, le code du travail, notamment les articles R. 5221-14 et R. 5221-15, rappelé les conditions d'entrée et de séjour en France de M. A B en qualité d'étudiant et de ce qu'il présentait à l'appui de sa demande en vue d'obtenir un titre de séjour, en qualité de salarié et d'auto-entrepreneur, les statuts de la société " Good To Great Entertainment " dont il est l'associé majoritaire, ainsi qu'un contrat de distribution exclusive avec la société " Sony Music Entertainment France ", a constaté qu'il était démuni du visa de long séjour exigé par l'article L. 411-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour autorisant l'exercice d'une activité commerciale, industrielle ou artisanale en France au sens de l'article L. 421-5 dudit code et qu'il ne pouvait donc se voir délivrer un titre de séjour en qualité d'entrepreneur. Le préfet a également examiné sa situation personnelle et familiale. Il ne ressort ni des termes de la décision attaquée dont la motivation est suffisante ni des pièces du dossier que le préfet de l'Hérault ne se serait pas livré à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l'intéressé avant de prendre ladite décision. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit, par suite, être écarté.
4. Aux termes de l'article L. 411-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A l'expiration de la durée de validité de son document de séjour, l'étranger doit quitter la France, à moins qu'il n'en obtienne le renouvellement ou qu'il ne lui en soit délivré un autre. / En cas de refus de délivrance ou de renouvellement de tout titre de séjour ou autorisation provisoire de séjour, l'étranger est tenu de quitter le territoire. / Il en va de même en cas de retrait du titre de séjour ou autorisation provisoire de séjour dont il est titulaire. ". Aux termes de l'article L. 412-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ". Aux termes de l'article L. 411-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France ou du livre II, tout étranger âgé de plus de dix-huit ans qui souhaite séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois doit être titulaire de l'un des documents de séjour suivants : / 1° Un visa de long séjour ; / 2° Un visa de long séjour conférant à son titulaire, en application du second alinéa de l'article L. 312-2, les droits attachés à une carte de séjour temporaire ou à la carte de séjour pluriannuelle prévue aux articles L. 421-9 à L. 421-11 ou L. 421-13 à L. 421-24, ou aux articles L. 421-26 et L. 421-28 lorsque le séjour envisagé sur ce fondement est d'une durée inférieure ou égale à un an ; 3° Une carte de séjour temporaire ; () ". Aux termes de l'article L. 421-5 de ce même code : " L'étranger qui exerce une activité non salariée, économiquement viable et dont il tire des moyens d'existence suffisants, dans le respect de la législation en vigueur, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " entrepreneur/ profession libérale " d'une durée maximale d'un an. ". Enfin l'article R. 431-8 du code précité prévoit que : " L'étranger titulaire d'un document de séjour doit, en l'absence de présentation de demande de délivrance d'un nouveau document de séjour six mois après sa date d'expiration, justifier à nouveau, pour l'obtention d'un document de séjour, des conditions requises pour l'entrée sur le territoire national lorsque la possession d'un visa est requise pour la première délivrance d'un document de séjour. ".
5. La carte de séjour temporaire en qualité d'étudiant que détenait M. A B est arrivée à expiration le 1er septembre 2020. A la date à laquelle il a sollicité du préfet de l'Hérault son admission au séjour par changement de statut d'étudiant à ceux d'auto-entrepreneur et de salarié, son titre de séjour était expiré. La demande de changement de statut n'ayant pas été formulée dans le délai prévu à l'article R. 431-8 précité, M. A B se trouvait en situation irrégulière sur le territoire français et demeurait soumis comme tel à la présentation d'un visa de long séjour. Ainsi, en rejetant sa demande de titre de séjour présentée à la fois en qualité d'auto-entrepreneur et de salarié au motif qu'il ne détenait pas de visa de long séjour, le préfet de l'Hérault, qui n'était pas dès lors tenu d'examiner la viabilité économique du projet présentée par l'intéressé n'a pas commis d'erreur de fait, d'erreur de droit ou d'erreur d'appréciation.
6. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" est délivrée de plein droit : / () / 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République () ". Les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales prévoient par ailleurs que : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. M. A B, qui est entré régulièrement en France à l'âge de 19 ans pour y poursuivre des études et qui a obtenu à ce titre plusieurs cartes de séjour temporaire en qualité d'étudiant, n'avait pas vocation à rester sur le territoire français une fois ses études achevées. S'il se prévaut de la création au 7 septembre 2022 de la société " Good To Great Entertainment " dont il est l'associé majoritaire ayant pour activité principale l'enregistrement sonore et l'édition musicale et avoir signé un contrat de distribution exclusive pour de futurs enregistrements de Sony Music Entertainment France et si son frère réside régulièrement en France, il est célibataire et sans charge de famille et n'est pas dépourvu d'attaches familiales en Mauritanie où résident ses parents. Par suite, la décision portant refus de titre de séjour ne porte pas au droit de M. A B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée et ne méconnaît donc pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".
9. En l'absence de production d'un visa de long séjour M. A B ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " lui permettant d'exercer une activité professionnelle. Par ailleurs, la signature d'un contrat d'enregistrement exclusif avec l'artiste " Stony Stone " le 20 juin 2022 et la signature d'un contrat de distribution exclusive pour de futurs enregistrements de Sony Music Entertainment France le 23 juin 2022 ne caractérisent pas des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels, au sens des dispositions précitées, permettant la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié ". Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet de l'Hérault a refusé de l'admettre au séjour en application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En l'absence d'illégalité relevée à l'encontre de la décision portant refus de séjour, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait privée de base légale doit être écarté.
11. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, la décision obligeant M. A B à quitter le territoire ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A B doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et les conclusions présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. F A B, au préfet de l'Hérault et à Me Bautès.
Délibéré après l'audience du 14 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, présidente,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère,
M. Rousseau, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2023.
Le rapporteur,
M. ROUSSEAU
La présidente,
S. ENCONTRE La greffière,
C. ARCE
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 2 mai 2023
La greffière,
C. ARCE
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026