mardi 9 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300918 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | GUY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 février 2023 et 7 avril 2023, M. A B, représenté par Me Guy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet de l'Hérault du 13 novembre 2022 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination vers lequel il pourra être reconduit ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " du fait de sa qualité de conjoint de ressortissant français dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard en application des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative ; le cas échéant, d'enjoindre au préfet de l'Hérault de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard en application des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative et de lui délivrer durant ce réexamen une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de condamner l'Etat en cas d'attribution de l'aide juridictionnelle totale, à verser à son conseil une somme de 1 000 euros correspondant aux honoraires qui lui auraient été facturés s'il n'avait pas été bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, une telle condamnation d'un montant au moins supérieure à 20% de l'aide juridique impliquant renonciation de l'avocat soussigné à réclamer à l'Etat l'indemnisation au titre de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 37 alinéa 2 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et, le cas échéant, la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour est entachée d'une motivation insuffisante et d'un défaut d'examen ;
- elle est entachée d'un vice de procédure faute de consultation préalable de la commission du titre de séjour ;
- le refus de séjour est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 423-1 et 2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- ce refus porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle ;
- l'obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée en violation de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est privée de base légale par suite de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est insuffisamment motivée en violation de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est privée de base légale par suite de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable compte tenu de sa tardiveté ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. B a obtenu l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle de Montpellier du 13 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Couégnat, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né le 23 mai 1987, déclare être entré en France en septembre 2014 en provenance de Tunis, alors qu'il était titulaire d'un permis de séjour délivré par les autorités italiennes valable du 20 février 2012 au 12 mars 2015. Il a fait l'objet d'un premier refus de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français par un arrêté du 22 avril 2021. Il s'est marié, le 6 février 2021, avec une ressortissante française. Le 11 octobre 2022, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjoint de française. Par un arrêté du 13 novembre 2022, dont M. B demande l'annulation, le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
2. La décision contestée vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles elle se fonde, notamment ses articles L. 412-1, L. 423-1 et L. 423-2, et est motivée en fait par la circonstance que M. B, marié à une ressortissante française, ne dispose pas du visa de long séjour prévu à l'article L. 412-1 du code auquel l'article L. 423-1 ne déroge pas et qu'il ne justifie pas d'une entrée régulière de sorte qu'il ne peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet énonce également les différents éléments de la situation administrative et personnelle de M. B qu'il a pris en compte, notamment pour apprécier les conséquences de sa décision. Ces éléments qui ne sont pas stéréotypés sont suffisants pour permettre à l'intéressé de comprendre et contester la décision opposée. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation du refus de séjour doit donc être écarté.
3. La circonstance que le préfet ait mentionné dans le sixième considérant de son arrêté un autre nom que le sien, lui-même correctement cité à vingt-trois reprises dans l'arrêté, ne saurait révéler un défaut d'examen réel de sa situation. Ce moyen ne peut qu'être écarté.
4. Aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : / 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; / 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; / 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français. ". Aux termes de l'article L. 423-2 du même code : " L'étranger, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ". Aux termes de l'article L. 412-2 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Aux termes de l'article L. 312-3 du même code : " Le visa de long séjour est délivré de plein droit au conjoint de ressortissant français. Il ne peut être refusé qu'en cas de fraude, d'annulation du mariage ou de menace à l'ordre public ".
5. Il est constant que M. B a été titulaire d'un titre de séjour délivré par les autorités italiennes valable du 20 février 2012 au 20 février 2015. S'il est entré ainsi régulièrement en France le 18 septembre 2014, il ressort des pièces du dossier et de ses propres déclarations qu'il est retourné en Italie en mars 2015 pour revenir en France le 30 mars 2015. A cette date son titre de séjour était périmé et la pièce qu'il produit, consistant en un récépissé d'envoi postal d'une demande de renouvellement de son titre de séjour aux autorités italiennes ne permet pas d'établir qu'il aurait été à cette date en situation régulière. Ainsi le préfet n'a pas commis d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation en opposant au requérant qu'il ne remplissait pas une des conditions cumulatives prévues par l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour se voir délivrer une carte de séjour temporaire en qualité de conjoint de française sans que la condition prévue à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lui soit opposable. Les moyens invoqués doivent donc être écartés.
6. M. B qui n'a pas présenté le visa de long séjour prévu par l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne remplissait en outre pas les conditions prévues par les articles L. 423-1 et L. 412-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir la délivrance du titre sollicité. Il ne peut être regardé comme ayant demandé implicitement la délivrance d'un visa de long séjour, une telle demande ne relevant pas de la compétence du préfet.
7. Aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ". Il résulte de ce qui vient d'être dit aux points précédents, que M. B ne remplit pas la condition posée à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ne peut ainsi se voir délivrer un titre de séjour au titre de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le préfet n'avait pas à saisir la commission mentionnée à l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le moyen tiré de l'absence de consultation de la commission du titre de séjour doit être écarté.
8. Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ;() ". Pour l'application des stipulations et dispositions précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine. En l'espèce M. B se prévaut de la durée de son séjour en France, de son mariage avec une ressortissante française et de sa bonne intégration. Toutefois les documents produits, à savoir quelques factures d'électricité et de téléphonie, un récapitulatif de la caisse d'allocations familiales de l'année 2020 et une promesse d'embauche établie en juin 2022 pour un emploi de façadier, ne suffisent pas à établir la continuité et la durée de son séjour en France depuis 2014 ni l'intégration dont il se prévaut. Si M. B est marié depuis le 6 février 2021 à une ressortissante française, tant le mariage que la communauté de vie alléguée sont récents et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il existerait un obstacle à ce que M. B retourne temporairement dans son pays d'origine pour obtenir le visa de long séjour nécessaire à la régularisation de sa situation. Dans ces conditions, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale par rapport au motif du refus de séjour. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ". Dès lors qu'ainsi qu'il l'a été dit au point 2 la décision de refus de séjour est suffisamment motivée le moyen tiré de l'insuffisante motivation en fait de l'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
10. Compte tenu de ce qui a été dit aux points 2 à 8, le moyen invoqué par voie d'exception tiré de l'illégalité du refus de séjour doit être écarté.
11. Pour l'ensemble des motifs énoncés au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. ". L'article L. 721-3 du même code dispose que " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une décision de mise en œuvre d'une décision prise par un autre État, d'une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une décision d'expulsion, d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français. ". En vertu du dernier alinéa de l'article L. 721-4 de ce code, un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950.
13. Le préfet, qui a visé les articles cités au point précédent, a mentionné la nationalité du requérant, rappelé les décisions de rejet de sa demande d'asile et précisé que l'intéressé n'alléguait pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. La décision fixant le pays de destination est ainsi suffisamment motivée.
14. Compte tenu de ce qui a été dit aux points 2 à 8, le moyen invoqué par voie d'exception tiré de l'illégalité du refus de séjour doit en tout état de cause être écarté.
15. La circonstance que M. B soit marié avec une ressortissante française avec laquelle la communauté de vie n'a pas cessé depuis deux ans ne permet pas d'établir que la fixation de la Tunisie, pays dont il a la nationalité, comme pays de destination serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de l'Hérault, que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 novembre 2022 du préfet de l'Hérault doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté contesté, n'implique pas la délivrance d'un titre de séjour à M. B ni le réexamen de sa demande. Par suite, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de l'Hérault de prendre, sous astreinte, de telles mesures doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme quelconque au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de l'Hérault et à Me Guy.
Délibéré à l'issue de l'audience du 18 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Jérôme Charvin, président,
M. Hervé Verguet, premier conseiller,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023
La rapporteure,
M. Couégnat
Le président,
J. Charvin La greffière,
L. Salsmann
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 9 mai 2023
La greffière,
L. Salsmann
N°2300918Ls
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026