jeudi 23 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300959 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 février 2023 et 15 mai 2023, Mme C A, représentée par Me Bras, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 3409022M00006 du 22 août 2022 par lequel le maire de Pignan a délivré à la SCCV Rue des Frères un permis de construire en vue de la démolition totale de 9 bâtiments et la construction de 100 logements en collectif et 132 places de stationnement en sous-sol sur un terrain situé 12 rue des Frères, ainsi que la décision implicite par laquelle le maire a rejeté son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Pignan la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a intérêt à agir en application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, en tant que voisine immédiate et compte tenu des nombreuses atteintes aux conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de ses biens occasionnées par le projet ;
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet au regard de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme, compte tenu de l'insuffisance de la notice explicative au regard de la taille, de l'importance et de l'impact des constructions projetées ;
- il l'est également au regard de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme, compte tenu de l'insuffisance du document graphique et des documents photographiques ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article U13 du plan local d'urbanisme de Pignan, compte tenu de l'insuffisance des espaces perméables ;
- le projet a été autorisé en méconnaissance des articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme compte tenu des risques créés pour les usagers (piétons et automobilistes) en matière de sécurité routière, compte tenu de l'accroissement de la circulation routière et le risque d'un stationnement irrégulier et en l'absence de réseau de transport public de nature à absorber les besoins des futurs occupants ;
- les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ont été méconnues, compte tenu des caractéristiques et de l'ampleur du projet, situé dans le périmètre et les abords de plusieurs monuments historiques à la conservation et à la mise en valeur desquels il était de nature à porter atteinte selon l'avis de l'architecte des bâtiments de France.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mars 2023, la SCCV Rue des Frères, représentée par la SCP CGCB et Associés, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit fait usage des dispositions de articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme aux fins de permettre la régularisation du permis litigieux et à la condamnation de Mme A à lui verser la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2023, la commune de Pignan, représentée par la SCP CGCB et Associés, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la requérante à lui verser la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 3 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été prononcée avec effet immédiat.
Un mémoire, enregistré le 6 juillet 2023, a été présenté pour Mme A, qui n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Couégnat, rapporteure,
- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public,
- les observations de Me Bras, représentant Mme A,
- et les observations de Me Watrisse, représentant la SCCV Rue des Frères et la commune de Pignan.
Considérant ce qui suit :
1. Le 8 avril 2022, la SCCV Rue des Frères a déposé une demande de permis de construire en vue, après démolition totale des neuf bâtiments existants, de réaliser un ensemble immobilier comprenant 100 logements collectifs et 132 places de stationnement en sous-sol, sur les parcelles cadastrées section AB numéros 64, 65 et 66 sur le territoire de la commune de Pignan. Par un arrêté du 22 août 2022, le maire de Pignan lui a délivré le permis de construire sollicité. Le 20 octobre 2022, Mme A a adressé à la commune un recours gracieux tendant au retrait de cet arrêté, qui est resté sans réponse. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 22 août 2022 et de la décision implicite opposée à son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement.". Aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. "
3. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. Il ressort des pièces du dossier que le dossier de demande de permis de construire déposé par la SCCV Rue des Frères comporte une notice explicative, abordant l'ensemble des points énoncés à l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme, ainsi qu'un document graphique et plusieurs photographies, dont les points et angles de prise de vue sont reportés sur le plan des existants et le plan général du projet. Ces éléments, complétés par une photographie aérienne et différents plans et photographies des constructions environnantes, sont suffisants pour appréhender l'état initial du site et son environnement proche, identifier les partis retenus pour assurer l'insertion du projet et permettre au service instructeur d'apprécier la conformité du projet à la règlementation applicable. Si le dossier ne fait pas apparaître la présence de monuments historiques protégés, aucune des dispositions citées par la requérante ne l'exige et il est constant que l'architecte des bâtiments de France a été consulté. Dès lors les moyens tirés de l'incomplétude du dossier, au regard des dispositions des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, doivent être écartés.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article U13 relatif aux espaces libres et plantations du règlement du plan local d'urbanisme de Pignan : " Pour les constructions à usage d'habitation, 40 % de la superficie de la parcelle devront être laissés perméables (pleine terre, gravier). () ". Le dossier de demande de permis de construire mentionne que le projet comporte 1806 m2 d'espaces perméables soit 40 % de la parcelle. La requérante fait valoir que cette surface est insuffisante de 163,20 m2 dès lors que la superficie de la parcelle à prendre en compte est de 4 923 m2, compte tenu de la surface cadastrale totale de 4 742 m2 des parcelles AB64, 65 et 66, à laquelle il faut ajouter une surface de 181 m2 pour l'impasse des frères.
6. La conformité d'un immeuble aux prescriptions précitées de l'article 13 du règlement du plan local d'urbanisme doit être appréciée au regard des circonstances de droit et de fait déterminantes pour la réalisation du projet qui doivent être certaines dans leur principe comme dans leur échéance de réalisation.
7. Il ressort des pièces du dossier d'une part que la demande de permis de construire comporte un plan de division (PC32) faisant apparaître la cession de deux bandes de terrain d'une surface respective de 265 m2 et de 143 m2 sur les parcelles AB 64 et AB 65 le long de l'avenue St Georges d'Orques, les plans généraux du projet, plan des réseaux et plan des espaces verts faisant également apparaître cette cession ainsi que le plan cadastral sur lequel elle correspond à deux emplacements réservés pour un aménagement de voirie, et, d'autre part, qu'ont été annexées à l'arrêté de permis de construire, ensemble la délibération de la métropole Montpellier Méditerranée Métropole du 18 juillet 2022 autorisant sa signature et la convention de projet urbain partenarial " Rue des Frères ", conclue le 1er août 2022 entre la métropole et la SCCV Rue des Frères, qui prévoit dans le programme des équipements publics à réaliser la création de places de stationnement et d'espace vert avenue de St Georges au droit du projet et, au titre des modalités de versement de la participation financière due par le constructeur, l'engagement du constructeur d'apporter en paiement au domaine public de la métropole, à la date de démarrage des travaux de voirie, les parties des parcelles AB64 et AB65 correspondant aux surfaces désignées au plan de division cité ci-dessus. La conformité de l'autorisation de construire aux règles du plan local d'urbanisme relatives aux espaces libres et plantations doit, dans ces conditions très particulières, être appréciée en prenant en considération cette cession, correspondant au projet de la collectivité et suffisamment certaine dans son principe et dans son échéance de réalisation. Il en résulte que la superficie des parcelles à prendre en compte pour apprécier le respect de la règle des 40 % de superficie laissée perméable s'établit à 4 515 m2 (4 923 - 265 - 143). Dès lors que le projet prévoit une superficie non contestée de 1 806 m2 de surfaces perméables, le moyen tiré du non-respect de l'article U13 du règlement du plan local d'urbanisme manque en fait et doit être écarté, sans que la requérante puisse utilement faire valoir que les emprises à céder, qui n'ont pas à être prises en compte, ne seront pas perméables.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé où n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
9. En vertu de ces dispositions, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modification substantielle nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
10. Il n'est pas contesté que le dossier de demande de permis de construire prévoit la réalisation de 132 places de stationnement en sous-sol, soit 31 places de plus que celles exigées par l'article Ua12 du règlement du plan local d'urbanisme pour les 100 logements créés. La réalisation du projet autorisé permettra, par la cession évoquée au point 6, la réalisation de travaux d'élargissement de l'avenue de St Georges d'Orques. Si Mme A fait valoir les risques pour la sécurité routière qui résulteraient de l'augmentation du trafic routier généré par les futurs occupants des immeubles ainsi que l'augmentation du stationnement en surface, elle n'apporte aucun élément de nature à établir la réalité des difficultés, notamment de stationnement, qui préexisteraient, ni à établir, voir même à préciser les risques évoqués pour les piétons et les automobilistes. La seule circonstance, que le projet d'immeubles génèrera, de par le nombre prévu de logements, de la circulation routière supplémentaire ne saurait suffire à établir l'existence d'un risque manifeste pour la sécurité routière. Dans ces conditions, et alors que la question de l'existence de transports publics est sans incidence sur cette appréciation, le maire de Pignan n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
11. En quatrième lieu, la commune de Pignan étant dotée d'un plan local d'urbanisme, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme est inopérant en application des dispositions de l'article R. 111-1 du même code.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des () ouvrages à édifier (), sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
13. Il résulte de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme que, si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ou encore à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé, dans le second temps du raisonnement, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux mentionnés par cet article et, le cas échéant, par le plan local d'urbanisme de la commune. Pour apprécier aussi bien la qualité du site que l'impact de la construction projetée sur ce site, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, de prendre en compte l'ensemble des éléments pertinents et notamment, le cas échéant, la covisibilité du projet avec des bâtiments remarquables, quelle que soit la protection dont ils bénéficient par ailleurs au titre d'autres législations.
14. Il ressort des pièces du dossier que le projet sera implanté le long de l'avenue de St Georges d'Orques, au carrefour entre le centre historique situé au sud du site et un milieu pavillonnaire (au Nord et à l'Est du site). Les photographies figurant au dossier ne font pas apparaître que les constructions présentes (de R à R+2) présenteraient un caractère homogène ou remarquable. Si le terrain d'assiette se situe dans le périmètre des abords de trois monuments historiques, l'architecte des bâtiments de France, consulté, a émis un avis favorable assorti de prescriptions relatives à la conservation du rez-de-chaussée de l'immeuble en pierre, sur la façade Sud-Ouest, et aux enduits à utiliser. Dans ces conditions, et alors que la requérante se borne à affirmer l'impact du projet et l'insuffisance des prescriptions sans assortir son moyen d'aucun élément de nature à l'établir voire même à le préciser au regard des caractéristiques de la construction, le moyen tiré de ce que l'autorisation aurait été délivrée en méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme A, tendant à l'annulation de l'arrêté de permis de construire du 22 août 2022 et de la décision implicite de rejet opposée à son recours gracieux, doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Pignan et de la SCCV Rue des Frères, qui ne sont pas dans la présente instance les parties perdantes, la somme demandée par Mme A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la commune de Pignan et de la SCCV Rue des Frères tenant à l'application de cet article.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Pignan et de la SCCV Rue des Frères présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à la commune de Pignan et à la SCCV Rue des Frères.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 novembre 2023.
La rapporteure
M. Couégnat La présidente,
F. Corneloup
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 23 novembre 2023
La greffière,
M. B
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026