jeudi 15 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2301550 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | MALLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 mars 2023, M. B A, représenté par Me Mallet, demande :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 mars 2023 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui renouveler son titre de séjour étudiant et l'a obligé à quitter le territoire ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " et, dans l'attente, de lui remettre une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours, sous astreinte de 300 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que cette décision est illégale :
- en raison de l'incompétence de son auteur
- en ce qu'elle est insuffisamment motivée, faute de prendre en compte le contrat d'apprentissage dont il dispose,
- en ce qu'elle révèle un défaut d'examen particulier de sa situation dès lors que, contrairement à ce qu'énonce le Préfet, sa présence en France est nécessaire puisqu'il poursuit ses études en alternance, en présentiel dans l'établissement montpelliérain de l'entreprise Studi, pour la période allant de septembre 2022 à décembre 2023,
- car le préfet a méconnu l'article L422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile puisqu'il suit un enseignement en France et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants, grâce à son contrat d'apprentissage, payé au SMIC, courant du 5 septembre 2022 au 14 février 2024,
- car préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, car il réside en France depuis le mois d'août 2015, soit près de 8 ans, et justifie du sérieux et d'un investissement total dans ses études, grâce auquel il a pu obtenir une formation de grande renommée dans un établissement spécialisé dans le marketing digital, secteur à forte croissance et obtenir de surcroit un contrat d'apprentissage lui permettant de subvenir à ses besoin matériels.
Par un mémoire enregistré le 3 mai 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A tendant au renouvellement de titre de séjour mention étudiant, dès lors qu'en application de la décision du juge des référés du tribunal, il a par arrêté du 11 avril 2023, a abrogé la décision en litige et délivré à l'intéressé un récépissé valable du 13 avril au 12 octobre 2023 M. A, dans l'attente de la fabrication d'un titre de séjour valable jusqu'au 20 janvier 2024.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 25 avril 2023.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
- la décision du 25 avril 2023 par laquelle le président du bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. A.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Souteyrand, vice-président, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 11 avril 2023, le préfet de l'Hérault a, d'une part, abrogé l'arrêté du 8 mars 2023 par lequel il a refusé de renouveler le titre de séjour étudiant de M. A et l'a obligé à quitter le territoire, d'autre part, délivré à l'intéressé un récépissé valable du 13 avril au 12 octobre 2023, dans l'attente de la fabrication d'un titre de séjour valable jusqu'au 20 janvier 2024. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A aux fins d'annulation et d'injonction.
2. Et, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
DECIDE
Article 1er : Il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A aux fins d'annulation de l'arrêté du 8 mars 2023 ainsi que sur les conclusions aux fins d'injonction.
Article 2 : Les conclusions de la requête en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. B A, au préfet de l'Hérault et à Me Mallet.
Délibéré après l'audience du 1er juin 2023 à laquelle siégeaient :
M. Souteyrand, président,
M. Huchot, premier conseiller,
Mme Lesimple, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
Le président-rapporteur,
E. Souteyrand
L'assesseur le plus ancien,
M. Huchot La greffière,
M-A. Barthélémy
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 15 juin 2023.
La greffière,
M-A. Barthélémy
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026