LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2302557

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2302557

jeudi 6 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2302557
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère chambre
Avocat requérantSERGENT CHLOE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées le 2 mai 2023 et le 12 juin 2023, Mme A de H B C, représentée par Me Sergent, demande au tribunal :

1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 4 avril 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois ;

3°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, de procéder au réexamen de sa situation ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

Sur la recevabilité :

- sa requête est recevable dès lors que le défaut d'assistance d'un interprète lors de la notification d'une mesure d'éloignement sans délai rend inopposable les délais de recours ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision a été signée par une personne incompétente faute de délégation régulière ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le préfet a commis une erreur de droit en ne procédant pas à l'examen de sa situation au titre de l'admission exceptionnelle au séjour en application de son pouvoir de régularisation ;

- la mesure d'éloignement porte atteinte à l'intérêt supérieur de sa fille en méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois :

- elle est illégale par la voie de l'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fonde ;

- la décision méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

Sur l'ensemble des décisions :

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle.

Par un mémoire, enregistré le 6 juin 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des autres moyens de la requête n'est fondé.

Mme B C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 6 juin 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Rigaud, présidente.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B C, ressortissante hondurienne née le 10 avril 1980, a été interpellée le 4 avril 2023 lors d'un contrôle de police. Elle demande au tribunal d'annuler l'arrêté du même jour par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligée à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de six mois avec inscription au fichier du système d'information Schengen et assignation à résidence pendant six mois avec obligation de pointage.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ". Mme B C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 6 juin 2023. Il n'y a dès lors pas lieu de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, l'arrêté contesté est signé, pour le préfet des Pyrénées-Orientales, par M. G D. Par un arrêté du 23 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour et donc librement accessible tant au juge qu'aux parties, le préfet des Pyrénées-Orientales a donné délégation à M. G D, chef de bureau de la migration et de l'intégration, aux fins de signer notamment les décisions contenues dans l'arrêté contesté, en cas d'absence ou d'empêchement de M. F E, directeur de la citoyenneté et de la migration. Par suite, et dès lors qu'il n'est pas établi, ni même allégué que M. E n'aurait pas été empêché, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. La décision, qui n'a pas à reprendre exhaustivement l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressée, mentionne que Mme B C travaille de manière illégale sans autorisation de travail et n'a effectué aucune demande de titre de séjour afin de régulariser sa situation. La décision précise, par ailleurs, que la requérante ne justifie pas avoir établi le centre de ses liens privés et familiaux sur le territoire français. Dans ces conditions, la décision contient les éléments de droit et de fait permettant à Mme B C de la comprendre et de la contester. Par suite, le défaut de motivation manque en fait.

5. En troisième lieu, il ressort de cette motivation que la décision attaquée a été prise après un examen approfondi de la situation personnelle de Mme B C. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de sa situation doit être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

7. Il est constant que Mme B C est entrée régulièrement en France en 2017, qu'elle y réside depuis cinq ans et que sa fille mineure, scolarisée, l'a rejointe il y a deux ans. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'entrée en France à l'âge de 37 ans, elle a vécu la grande majorité de sa vie en dehors du territoire français. Par ailleurs, célibataire avec une fille de 17 ans à charge, elle ne démontre pas être dépourvue d'attaches privées et familiales au Honduras où résident, selon ses déclarations, ses parents. Elle n'allègue pas, en outre, entretenir d'autres relations personnelles que celles dont elle se prévaut avec sa fille. Par suite, Mme B C n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise et aurait ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention de New York du 26 janvier 1990 sur les droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

9. L'arrêté attaqué ne porte pas atteinte à l'intérêt supérieur la fille de la requérante, quand bien même elle est scolarisée au lycée en France, dès lors que la mesure d'éloignement litigieuse n'a pas pour effet de la séparer de sa mère et qu'elle pourra poursuivre sa scolarité au Honduras. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doit donc être écarté.

10. En sixième lieu, si Mme B C soutient qu'elle travaille en France depuis 2017, qu'elle est autonome financièrement et qu'elle possède un logement, elle ne démontre pas l'existence de circonstances exceptionnelles de nature à justifier la mise en œuvre du pouvoir de régularisation du préfet à l'égard de sa situation, alors, au demeurant, qu'elle s'est maintenue délibérément en situation irrégulière au regard de son séjour. Ce faisant, en écartant la possibilité de l'admettre au séjour dans le cadre de son pouvoir de régularisation à titre exceptionnel le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour de six mois :

11. Il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas illégale, le moyen d'exception d'illégalité dirigé contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français ne peut qu'être écarté.

12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "

13. Il ressort des pièces du dossier que Mme B C n'est entrée en France qu'en 2017. En outre, ainsi qu'exposé précédemment, elle ne fait pas état de liens d'une particulière intensité en France. Célibataire avec sa fille à charge, elle ne démontre pas être isolée au Honduras, son pays d'origine. Ainsi alors même qu'elle n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, qu'elle exerce une activité professionnelle et que sa présence sur le territoire français ne représenterait pas une menace pour l'ordre public, l'ensemble des circonstances propres à sa situation personnelle est de nature à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois, qui n'est pas en l'espèce disproportionnée. Par suite, le préfet n'a pas méconnu l'article 8 de la convention de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni commis d'erreur d'appréciation en l'interdisant de retour sur le territoire français pour une durée fixée à six mois.

14. Enfin, pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, le préfet n'a pas davantage entaché ses décisions d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences d'une mesure d'éloignement sans délai assortie d'une interdiction de retour de six mois sur la situation personnelle de Mme B C. Ce moyen doit dès lors également être écarté.

15. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 4 avril 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligée à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions en annulation présentées par Mme B C n'implique aucune mesure d'exécution au sens des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par la requérante ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige

17. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 et 75 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, une somme quelconque au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre Mme B C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête présentée par Mme B C est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A de H B C, au préfet des Pyrénées-Orientales et à Me Sergent.

Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Lison Rigaud, présidente,

Mme Sophie Crampe, première conseillère,

M. François Goursaud, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juillet 2023.

La Présidente-rapporteure,

L. Rigaud

L'assesseure la plus ancienne,

S. CrampeLa greffière

A. Junon

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

A. Junon

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions