vendredi 16 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2302989 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | JOUAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces complémentaires et un mémoire, enregistrés les 24 et 31 mai, les 7 et 14 juin 2023 l'association de défense du Grand Agde, Touristes et Habitants Ensemble (A.G.A.T.H.E.), représentée par Me Mazas, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté n° DP 34003 23 K0105 du 23 mars 2023 par lequel le maire de la commune d'Agde ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par la société Cottage Parks Méditerranée pour la coupe et l'abattage d'arbres sur un terrain situé Clôt de Vias, parcelle cadastrée section HA n° 36 ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune d'Agde de réexaminer le dossier, de l'instruire avec l'ensemble des avis nécessaires et de statuer à nouveau avec les préconisations de replantation afférentes ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Agde une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur la recevabilité :
- elle a intérêt à agir contre cette décision dès lors qu'elle a pour objet la défense du site et du patrimoine de la commune d'Agde en veillant au respect de toutes les règles d'urbanisme et de la construction en vigueur ; la décision contestée entre parfaitement dans l'objet statutaire de l'association, s'agissant d'une décision permettant l'abattage d'arbres dans un secteur protégé de la ville d'Agde sans aucune préconisation de remplacement des arbres malades abattus ou coupés, en méconnaissance des dispositions de la réglementation applicable sur ce site ;
- une délibération du 22 mai 2023 de son bureau a autorisé son président afin de saisir la juridiction administrative afin de suspendre et d'annuler la décision contestée ;
Sur l'urgence :
- la condition d'urgence est présumée satisfaite par application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme ;
- l'urgence est caractérisée en présence de travaux consistant en l'abattage d'arbres ;
- elle est satisfaite dès lors que les travaux ont débuté dans un espace remarquable au sens de l'article L. 121-23 du code de l'urbanisme ; le site est classé en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, au titre des sites patrimoniaux remarquables ; le bois de la Tamarissière est classé par la plan local d'urbanisme comme espace boisé classé ; la pinède est située en zone naturelle touristique située en espace remarquable et en espace remarquable de la loi Littoral ;
- les travaux de coupe et d'abattage sont actuellement en cours et ne sont pas achevés ;
- ces travaux entraînent des conséquences irréversibles pour la préservation du boisement en altérant le sol et la stabilité des berges si les arbres ne sont pas remplacés ;
- la commune n'apporte pas de réponse sur la replantation qui n'est pas mise en œuvre à l'identique, altérant ainsi le caractère du site et modifiant l'équilibre de la vie du sol ;
- il est impératif d'éviter que les espaces laissés libres par les coupes d'arbres soient utilisés à d'autres fins que le remplacement des arbres abattus et de maintenir la vie du sol qui, délaissé et sans replantation adéquate, va s'altérer ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige :
- la décision est entachée d'un vice de procédure pour méconnaître l'article L. 632-1 du code du patrimoine dès lors que le règlement du site patrimonial remarquable de la ville d'Agde n'autorise l'abattage d'arbres que s'il est procédé à leur remplacement à l'identique en cas d'individus atteints de vieillissement ou de maladies, nuisant à la qualité de l'ensemble ; si l'architecte des bâtiments de France a, le 10 mars 2023, donné son accord assorti de prescriptions, une préconisation de remplacement des arbres au cas par cas aurait dû être imposée ; la décision ne comporte pas d'éléments en ce sens et le nombre d'arbres faisant l'objet d'un abattage ou d'une coupe n'est pas indiqué ; elle n'a pas été précédée de la consultation préalable de l'Office national des forêts afin de déterminer la manière dont les arbres coupés ou abattus devaient être remplacés ;
- la décision est insuffisamment motivée dès lors que l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme exige que soit motivée la décision assortie de prescriptions ; aucune prescription concernant le remplacement des arbres et le nombre d'arbres abattus n'est indiquée dans la décision contestée ; le rapport du 17 mars 2023 n'était pas joint à la demande et ne figurait pas au dossier ; l'annexe 2 ne vise que les arbres spécifiques au sol sableux climat méditerranéen et non la particularité su site composé de pin et tamaris qui est classé à ce titre ; ce rapport a été établi par la filière privée de l'Office national des forêts alors que cette dernière a un service en charge d'une mission de service public pour conseiller les communes qui n'a pas été saisi ;
- elle méconnaît le règlement du site patrimonial remarquable de la ville d'Agde dès lors que ses dispositions relatives au secteur 5 n'autorisent l'abattage d'arbres que s'il est procédé à leur remplacement à l'identique en cas d'individus atteints de vieillissement ou de maladies, nuisant à la qualité de l'ensemble ; une préconisation de remplacement des arbres au cas par cas et à l'identique aurait dû être imposée par la décision concernée ; si la commune soutient qu'il convient, conformément à l'avis de l'Office national des forêts, de diversifier les plantations, ce rapport a été établi par la filière privée de l'Office national des forêts alors que cette dernière a un service en charge d'une mission de service public pour conseiller les communes qui n'a pas été saisi ;
- elle méconnaît la règlementation propre aux espaces boisés cassés, notamment l'article L. 113-2 du code de l'urbanisme dès lors que l'abattage des arbres ne peut être autorisé sans procéder à leur remplacement à l'identique dans les cas de maladie et de risque d'atteinte aux biens et aux personnes ; les travaux en cours et le projet litigieux sont de nature à compromettre la conservation et la protection des boisements de Tamaris.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2023, la commune d'Agde, représentée par la SCP CGCB et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce soit mise à la charge de l'association de défense du Grand Agde, Touristes et Habitants Ensemble une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
Sur l'urgence :
- la condition d'urgence n'est pas remplie lorsque les travaux sont achevés à la date où le juge statue ; la coupe et l'abattage des arbres ont été réalisés à compter du 20 mars 2023 et les opérations sont achevées ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision :
- l'absence de mention des arbres concernés et de la consultation de l'Office national des forêts qui a rendu son diagnostic le 17 mars 2023 est sans incidence dès lors qu'une omission ou une erreur dans les visas d'un acte administratif ne sont pas de nature à en affecter la légalité ;
- les arbres abattus sont dûment identifiés dans le diagnostic de l'Office national des forêts et que leur remplacement n'est pas possible au sein du camping de la Tamarissière ;
- l'arrêté est suffisamment motivé dès lors qu'il fait directement référence à l'avis de l'architecte des bâtiments de France qui y est annexé ;
- le règlement du site patrimonial remarquable n'est pas méconnu dès lors, d'une part, que l'architecte des bâtiments de France indique dans son avis que les arbres seront remplacés uniquement dans l'hypothèse où ce remplacement est possible et que l'avis de l'Office national des forêts prescrit le remplacement des pins abattus par de nouvelles essences d'arbres, d'autre part qu'aucun tamaris n'a été abattu ou coupé ;
- la règlementation concernant les espaces boisés classés n'est pas méconnue dès lors que l'abattage des 80 arbres est justifié par le fait qu'ils ont été identifiés comme dangereux ou à risque par l'Office national des forêts et que l'architecte des bâtiments de France les a identifiés comme constituant un danger pour les futurs usagers et biens ; l'opération n'emporte pas de changements de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2023, la SAS Cottage Parks Méditerranée, représentée par Me Jouan, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'association de défense du Grand Agde, Touristes et Habitants Ensemble une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
Sur la recevabilité :
- au regard de la trop grande généralité de son objet social et de son intervention sur un territoire trop vaste, l'intérêt que l'association défend n'est pas pertinent ;
- l'association n'établit pas que les effets de la décision attaquée porteraient une attaque grave et immédiate aux intérêts qu'elle entend défendre ; la société concessionnaire ne cesse de s'adapter à l'environnement existant, qu'elle respecte et concilie avec ses objectifs de renouvellement de l'offre locative et de montée en gamme du camping ;
- les travaux litigieux sont achevés de sorte que l'association n'a plus d'intérêt à agir ;
Sur l'urgence :
- les travaux sont achevés ;
- l'intérêt s'attachant à la réalisation rapide des travaux ne fait aucun doute au regard des préconisations de l'Office national des forêts ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision :
- les travaux de coupe et d'abattage des arbres ont été réalisés par la communauté d'agglomération Hérault Méditerranée ; si la décision du maire d'Agde ne vise pas l'avis de l'Office national des forêts, elle vise l'avis conforme de l'architecte des bâtiments de France qui s'en remet à l'avis de l'Office national des forêts ; elle a pris l'initiative de replanter 85 arbres sur le site de la Tamarissière ; en tout état de cause, la circonstance que cet avis ne soit pas directement visé dans l'acte attaqué est sans incidence sur sa légalité ;
- la décision est suffisamment motivée dès lors que la décision est motivée par renvoi exprès aux prescriptions de l'architecte des bâtiments de France ; cet avis renvoie lui-même aux préconisations de l'Office national des forêts ;
- le règlement du site protégé de la ville d'Agde n'est pas méconnu dès lors qu'elle a replanté des arbres à l'identique lorsque cela était possible et conformément aux prescriptions de ce règlement et l'avis de l'architecte des bâtiments de France ;
- la règlementation concernant les espaces boisés classés n'est pas méconnue dès lors que ces dispositions n'interdisent pas les coupes et abattages d'arbres mais les soumet simplement à déclaration préalable et qu'elles n'imposent pas un remplacement à l'identique ; l'abattage des arbres ne compromet en rien la préservation et la protection de l'espace boisé classé dès lors que cet abattage a été réalisé sur des arbres malades et dangereux, dans un but sécuritaire et qu'un remplacement des arbres à l'identique a été initié lorsque celle était possible.
Vu :
- la requête enregistrée le 23 mai 2023 sous le n° 2302985 par laquelle l'association A.G.A.T.H.E. demande l'annulation de l'arrêté en litige demande l'annulation de l'arrêté en litige ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Rigaud, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 15 juin 2023 à 15 heures :
- le rapport de Mme Rigaud, juge des référés,
- les observations de Me Mazas, représentant l'association de défense du Grand Agde, Touristes et Habitants Ensemble, qui reprend et développe les moyens soulevés par la requête et précise notamment que l'ensemble des travaux d'aménagement du camping aurait dû faire l'objet d'une autorisation unique, que de nombreux travaux ont été réalisés sans autorisation de construire, que l'attitude de la société pétitionnaire méconnaît non seulement les règles d'urbanisme mais également l'autorité de la chose jugée tant au fond qu'en référé dans de précédentes instances, que l'association requérante va être contrainte de saisir le juge pénal pour tenter de mettre un terme à ce comportement, qu'il y a urgence à suspendre la décision en litige compte tenu de l'obligation de replanter les arbres abattus à l'identique et de l'absence de preuve de ce que cela a été fait ;
- celles de Me Crétin, représentant la commune d'Agde, qui reprend et développe ses écritures et insiste notamment sur le fait que le camping est exploité depuis 1955, qu'une autorisation a été délivré pour la réalisation de 53 habitations légères de loisir en 2013, qu'à ce jour la commune est soucieuse des conditions d'exploitation du site dans le cadre de la délégation de service public et engagée dans des moyens permettant la préservation du site, que l'aménagement du camping est maîtrisé et mesuré et il est respectueux du site, que certes, des maladresses ont été commises quant à l'opportunité de procéder par une autorisation d'urbanisme unique, que la révision du SCOT du biterrois qui sera approuvée le 3 juillet prochain entérine la suppression du classement en espace remarquable du site, ses auteurs estimant à juste titre que les autres protections dont bénéficie le site suffisent à assurer sa préservation, que la commune souhaite trouver désormais des solutions avec les différents acteurs en présence pour régulariser l'exploitation du camping, que l'abattage des arbres autorisé a été réalisé conformément à l'autorisation en litige, que cependant toutes les replantations n'ont, à ce jour, pas été réalisées, qu'il n'y a pas d'urgence à suspendre l'exécution de la décision en litige, et que le diagnostic réalisé par l'Office national des forêt est fiable ;
- et celles de Me Mestres, représentant la société Cottage Parks Méditerranée, qui reprend et développe ses écritures, et précise en outre que la réhabilitation du camping est contractuellement prévue par la délégation de service public à l'échéance 2026 sous peine de pénalités financières importantes, que le contrat de délégation de service public lui impose de respecter l'environnement du site et qu'elle y est donc tenue, et qu'en l'espèce l'urgence à statuer en référé au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas caractérisée compte tenu de la totale exécution des abattages d'arbres autorisés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La société Cottage Parks Méditerranée a déposé le 15 février 2023 auprès des services de la commune d'Agde un dossier de déclaration préalable de travaux pour la mise en sécurité du terrain situé Clôt de Vias cadastré section HA n° 36 par la coupe et l'abattage d'arbres. Par la présente requête, l'association A.G.A.T.H.E. demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté n° DP 34003 23 K0105 du 23 mars 2023 par lequel le maire de la commune d'Agde ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable.
Sur les conclusions à fin de suspension :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". L'article L. 600-3 du code de l'urbanisme dispose que : " Un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable ou contre un permis de construire, d'aménager ou de démolir ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. / La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est présumée satisfaite. ".
3. Il ressort des éléments versés aux débats, et notamment de l'attestation établie par le directeur général des services de la communauté d'agglomération Hérault Méditerranée le 24 mai 2023, que les travaux de mise en sécurité consistant en la coupe et l'abattage d'arbres sur le terrain situé Clôt de Vias cadastré section HA n° 36 à Agde, suivant l'identification des spécimens résultant du diagnostic de l'Office national des forêts en date du 13 février 2013, ont été réalisés par les services techniques de la communauté d'agglomération. Dans ces conditions, il n'y a plus d'urgence à suspendre l'exécution de la décision en litige en tant qu'elle autorise la coupe ou l'abattage des arbres. Si l'arrêté en litige a autorisé ces coupes et abattages d'arbres sous réserve de respecter les prescriptions émises par l'architecte des bâtiments de France dans son avis en date du 10 mars 2023, lequel impose le remplacement des arbres à l'identique " lorsque cela est possible ", et s'il n'est pas établi que cette prescription aurait été respectée à ce jour, il n'existe pas d'urgence à suspendre l'exécution la décision en litige en tant seulement qu'elle impose le remplacement à l'identique " lorsque cela est possible " des arbres abattus. Dans ces conditions, la demande présentée par l'association requérante ne présente pas un caractère d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
4. Par suite, les conclusions présentées par l'association A.G.A.T.H.E. à fin de suspension de l'exécution de l'arrêté du maire d'Agde n° DP 34003 23 K0105 du 23 mars 2023 doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense ni sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Il y a lieu, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de laisser à chacune des parties la charge des frais exposés par elles et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de l'association A.G.A.T.H.E. est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune d'Agde et par la société Cottage Parks Méditerranée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association de défense du Grand Agde, Touristes et Habitants Ensemble, à la commune d'Agde, et à la société Cottage Parks Méditerranée et au préfet de l'Hérault.
Fait à Montpellier, le 16 juin 2023.
La juge des référés,
L. Rigaud
La greffière,
A. Junon
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 16 juin 2023.
La greffière,
A. Junon
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026