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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2303545

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2303545

vendredi 6 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2303545
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC+
Formation3ème chambre
Avocat requérantBAUTES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 juin 2023, M. B A, représenté par Me Bautes, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 février 2023 par lequel le préfet de l'Hérault lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, si besoin sous astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur la décision portant refus de séjour :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation en fait ;

- elle est entachée d'illégalité par voie d'exception, le préfet s'étant fondé sur l'article R. 5221-2 du code du travail, lequel méconnaît le principe d'égalité en ce qu'il institue une différence de traitement injustifiée entre les bénéficiaires de la protection subsidiaire ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, le préfet ne pouvant lui opposer l'absence d'autorisation de travail en étant bénéficiaire de la protection subsidiaire ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006.

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence d'usage par le préfet de son pouvoir de régularisation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'illégalité par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juillet 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

L'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. A par une décision du 19 mai 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention du 1er août 1995 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal sur la circulation et le séjour des personnes ;

- l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 relatif à la gestion concertée des flux migratoires, modifié par l'avenant du 25 février 2008 ;

- la directive 2004/83/CE du Conseil du 29 avril 2004 concernant les normes minimales relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir prétendre au statut de réfugié ou les personnes qui, pour d'autres raisons, ont besoin d'une protection internationale ;

- le code du travail ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Delon,

- et les observations de Me Bautes, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant sénégalais né le 11 novembre 1992, est entré en France, selon ses déclarations, au mois de décembre 2020, sous couvert d'un titre de séjour délivré par les autorités italiennes, valable du 13 novembre 2019 au 11 novembre 2030. Le 12 janvier 2023, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié. Par un arrêté du 17 février 2023, dont il demande l'annulation, le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de séjour :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". L'article L. 211-5 du même code énonce que la motivation ainsi exigée doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision.

3. Il ressort de l'examen de la décision attaquée que sont mentionnées les considérations tenant aux conditions de séjour en France de M. A ainsi que l'ensemble des éléments tenant à sa situation personnelle, de sorte que la décision attaquée est suffisamment motivée en fait, et le moyen doit être écarté.

4. En deuxième lieu, et d'une part, aux termes de l'article 18 de la directive 2004/83/CE du Conseil du 29 avril 2004 concernant les normes minimales relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir prétendre au statut de réfugié ou les personnes qui, pour d'autres raisons, ont besoin d'une protection internationale : " Les États membres octroient le statut conféré par la protection subsidiaire à un ressortissant d'un pays tiers ou à un apatride qui remplit les conditions pour être une personne pouvant bénéficier de la protection subsidiaire conformément aux chapitres II et V ". En vertu des articles 24 et 25 de la même directive, un titre de séjour ainsi qu'un document de voyage sont remis à l'étranger par l'Etat membre lui ayant accordée la protection subsidiaire. En outre, aux termes de l'article 26 de la même directive : " () 3. Les États membres autorisent les bénéficiaires du statut conféré par la protection subsidiaire à exercer une activité salariée ou non salariée, sous réserve des règles généralement applicables dans le secteur d'activité concerné et dans les services publics, immédiatement après que le statut conféré par la protection subsidiaire a été octroyé. Il peut être tenu compte de la situation du marché du travail dans les États membres, y compris pour fixer éventuellement des priorités d'accès à l'emploi pour une période de temps limitée, à déterminer conformément à la législation nationale. Les États membres veillent à ce que le bénéficiaire du statut conféré par la protection subsidiaire ait accès à un poste qui lui a été proposé conformément aux règles nationales relatives à l'établissement d'un ordre de priorité sur le marché du travail. / () La législation nationale s'applique en ce qui concerne les rémunérations, l'accès aux régimes de sécurité sociale liés aux activités professionnelles salariées ou non salariées, ainsi que les autres conditions relatives à l'emploi () ". En application de ces dispositions, l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que : " L'étranger qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire se voit délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " bénéficiaire de la protection subsidiaire " d'une durée maximale de quatre ans. / Cette carte est délivrée dès la première admission au séjour de l'étranger ".

5. D'autre part, aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail ". L'article L. 5221-5 du même code dispose que " Un étranger autorisé à séjourner en France ne peut exercer une activité professionnelle salariée en France sans avoir obtenu au préalable l'autorisation de travail mentionnée au 2° de l'article L. 5221-2 () ". Aux termes de l'article R. 5221-1 du même code : " I.- Pour exercer une activité professionnelle salariée en France, les personnes suivantes doivent détenir une autorisation de travail lorsqu'elles sont employées conformément aux dispositions du présent code : / 1° Etranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse ; / () II.- La demande d'autorisation de travail est faite par l'employeur. / () Tout nouveau contrat de travail fait l'objet d'une demande d'autorisation de travail ". L'article R. 5221-2 du même code prévoit que " Sont dispensés de l'autorisation de travail prévue à l'article R. 5221-1 : / 1° Les ressortissants des Etats membres de l'Union européenne, des autres Etats parties à l'accord sur l'Espace économique européen et de la Confédération suisse, dans les conditions prévues aux articles L. 233-1 et L. 233-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les membres de leur famille titulaires d'une carte de séjour portant la mention " membre de la famille d'un citoyen de l'Union ", en application de l'article L. 233-5 du même code ; / () 14° Le titulaire de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " bénéficiaire de la protection subsidiaire " ou " membre de la famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire ", délivrée en application des articles L. 424-9 et L. 424-11 du même code () ".

6. Pour refuser à M. A le droit au séjour, le préfet de l'Hérault s'est fondé, notamment, sur le motif tiré de son absence de transmission, en dépit d'un courrier en ce sens du 17 janvier 2023, des éléments nécessaires à la saisine par la préfecture de la plate-forme de la main d'œuvre étrangère. Il ressort également des pièces du dossier, notamment du titre de voyage délivré à M. A par les autorités italiennes valable du 5 décembre 2019 au 1er avril 2024, que celui-ci est bénéficiaire de la protection subsidiaire.

7. En troisième lieu, il résulte de la lecture combinée des différentes dispositions précitées aux points 4 et 5 que lorsqu'une personne s'est vu reconnaître le bénéfice de la protection subsidiaire dans un Etat membre de l'Union européenne (UE), sur le fondement de persécutions subies dans l'Etat dont elle a la nationalité, elle ne peut plus normalement, aussi longtemps que le bénéfice de cette protection lui est maintenu et effectivement garanti dans l'Etat qui lui a reconnu ce statut, revendiquer auprès d'un autre Etat membre, le bénéfice d'une protection conventionnelle ou subsidiaire. Par conséquent, l'étranger qui s'est vu accorder une telle protection par un Etat membre bénéficie d'un droit au séjour délivré par ce même Etat et, ce faisant, demeure soumis à la législation nationale de cet Etat. Ainsi, dès lors que M. A bénéficie de la protection subsidiaire accordée par les autorités italiennes, il ne peut se prévaloir des dispositions précitées du 14° de l'article R. 5221-2 du code du travail, dont l'application demeure réservée aux étrangers s'étant vu reconnaître la protection subsidiaire par les autorités françaises. Dès lors, le préfet de l'Hérault a pu, à bon droit, lui opposer le motif tiré de l'absence de transmission des éléments nécessaires à la saisine de la plate-forme de la main d'œuvre étrangère.

8. En quatrième lieu, dans la mesure où les étrangers sollicitant le bénéfice d'une protection internationale auprès de la France et de l'Italie ne sont pas placés dans une situation identique, les dispositions précitées de l'article R. 5221-2 du code du travail ne portent aucune atteinte au principe d'égalité et, par suite, leur illégalité ne peut valablement être invoquée par voie d'exception à l'appui des conclusions dirigées contre la décision du préfet portant refus de séjour.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 relatif à la gestion concertée des flux migratoires, modifié par l'avenant du 25 février 2008 : " () La carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", d'une durée de douze mois renouvelable, ou celle portant la mention "travailleur temporaire" sont délivrées, sans que soit prise en compte la situation de l'emploi, au ressortissant sénégalais titulaire d'un contrat de travail visé par l'Autorité française compétente, pour exercer une activité salariée dans l'un des métiers énumérés à l'annexe IV () ".

10. Contrairement à ce que fait valoir M. A, la " situation de l'emploi " au sens des stipulations précitées correspond à l'existence d'une tension sur le marché du travail dans un secteur professionnel et non à la nécessité de bénéficier d'une autorisation de travail, par le biais de la saisine de la plate-forme de la main d'œuvre étrangère. Par conséquent, et ainsi qu'il a été énoncé au point 8, le préfet de l'Hérault n'a pas procédé à une inexacte application des stipulations précitées et le moyen ne peut qu'être écarté.

11. En sixième lieu, si M. A soutient être entré en France muni de son titre de séjour italien, il ne démontre pas, ainsi que l'a relevé le préfet, être entré sur le territoire français en décembre 2020. Ainsi, M. A n'établit pas que le préfet aurait fondé la décision attaquée sur un fait matériellement inexact, de sorte que le moyen doit être écarté.

12. En septième lieu, aux termes de l'article 42 de l'accord franco-sénégalais précité : " Un ressortissant sénégalais en situation irrégulière en France peut bénéficier, en application de la législation française, d'une admission exceptionnelle au séjour se traduisant par la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant : - soit la mention "salarié" s'il exerce l'un des métiers mentionnés dans la liste figurant en annexe IV de l'Accord et dispose d'une proposition de contrat de travail ; / - soit la mention "vie privée et familiale" s'il justifie de motifs humanitaires ou exceptionnels ". En outre, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ". Les stipulations du paragraphe 42 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006, dans sa rédaction issue de l'avenant signé le 25 février 2008, renvoyant à la législation française en matière d'admission exceptionnelle au séjour des ressortissants sénégalais en situation irrégulière rendent applicables à ces ressortissants les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le préfet, saisi d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour par un ressortissant sénégalais en situation irrégulière, est conduit, par l'effet de l'accord du 23 septembre 2006 modifié, à faire application des dispositions de l'article L. 435-1 du code.

13. M. A, qui soutient être arrivé en France en 2020, fait valoir son insertion professionnelle. Il ressort des pièces du dossier qu'il a été bénéficiaire de contrats à durée déterminée, du 18 mars 2020 au 31 août 2020, puis à compter du 27 novembre 2021, en qualité notamment de commis de cuisine et d'agent de propreté, puis il fait état du contrat à durée indéterminée dont il bénéficie depuis le 20 juin 2022, à temps incomplet. M. A justifie ainsi, à la date de la décision attaquée, de 32 mois d'activité professionnelle, soit deux ans et huit mois, la majorité ayant été effectuée à temps incomplet. Pour louables que soient ses démarches d'insertion socio-professionnelles, celles-ci ne sauraient fonder aucun motif exceptionnel ou circonstance humanitaire. Dès lors, en prenant la décision attaquée, le préfet n'a pas méconnu son pouvoir de régularisation et n'a pas davantage porté une appréciation manifestement erronée sur sa situation.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A à l'encontre de la décision portant refus de séjour sont rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

15. En premier lieu, en l'absence d'illégalité entachant la décision portant refus de séjour, ainsi qu'il vient d'être énoncé, M. A n'est pas fondé à se prévaloir d'une telle illégalité par voie d'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français.

16. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

17. En l'absence de toute attache familiale ou privée en France, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Hérault aurait, par la décision attaquée, porté une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale et, par suite, qu'il aurait méconnu les stipulations précitées de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

18. En dernier lieu, et pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 14, M. A n'est pas fondé à soutenir que, en prenant la mesure d'éloignement contestée, le préfet de l'Hérault aurait porté une appréciation manifestement erronée sur sa situation.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A sont rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de l'Hérault et à Me Bautes.

Délibéré après l'audience du 15 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Gayrard, président,

Mme Pastor, première conseillère,

Mme Delon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2023.

La rapporteure,

E. Delon

Le président,

J-P. GayrardLa greffière,

I. Laffargue

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 6 octobre 2023.

La greffière,

I. Laffargue

il

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