jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2303757 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SERGENT CHLOE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juin 2023, Mme A F, représentée par Me Sergent, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 juin 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, a fixé le pays de destination et l'a assignée à résidence pendant six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " ou à défaut " vie privée et familiale " dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard et dans l'attente de lui délivrer dès la notification de la décision à intervenir, une autorisation provisoire de séjour et de travail d'une durée de six mois pendant le temps de fabrication de son titre de séjour sous la même astreinte ;
3°) à défaut d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales de réexaminer sa situation dès la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 34 et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- l'arrêté est entaché d'erreurs de fait, d'appréciation et d'un défaut d'examen particulier ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur de droit et de fait au regard de l'article L. 611-1-2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'une erreur d'appréciation ;
- l'arrêté méconnaît l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ;
- la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur de droit et d'appréciation au regard de l'article L. 612-2-3° et L. 612-3-2°,3° et 8° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'erreurs de fait, de droit, méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme ;
- la décision portant assignation à résidence est privée de base légale en raison de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire et portant interdiction de retour sur le territoire français ;
- la décision portant assignation à résidence d'une durée de six mois méconnaît l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
La requête a été communiquée au préfet des Pyrénées-Orientales le 5 juillet 2023.
Mme F a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 août 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F, née le 27 octobre 1992 et de nationalité algérienne, est entrée régulièrement sur le territoire français en septembre 2015 munie d'un visa étudiant. Elle a disposé de certificats de résidence en qualité d'étudiante jusqu'au 9 mars 2022. Elle a fait l'objet le 26 juin 2023 d'un contrôle par les services de police alors qu'elle se trouvait dans la gare ferroviaire de Perpignan. Par un arrêté du même jour, le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et l'a assignée à résidence pour une durée de six mois dans le département des Pyrénées-Orientales. Par sa requête, Mme F demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué est signé par M. E D, chef du bureau de la migration et de l'intégration, directeur de la citoyenneté et de la migration, conformément à la délégation de signature qui lui a été consentie par le préfet des Pyrénées-Orientales par arrêté du 14 avril 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture des Pyrénées-Orientales le 20 avril 2023. Par suite le moyen, tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 26 juin 2023 doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué n'a pas à mentionner l'ensemble des circonstances personnelles invoquées par Mme F, mais seulement celles qui fondent les décisions édictées. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait entaché d'erreurs de faits et d'appréciation et d'un défaut d'examen particulier en ce qu'il n'évoque pas tous les éléments de la situation personnelle de la requérante doivent être écartés.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que si Mme F a bénéficié de certificats de résidence en qualité d'étudiante depuis son entrée sur le territoire le 3 septembre 2015 et jusqu'au 9 mars 2022, elle ne justifie pas, lors du contrôle du 26 juin 2023 et pas davantage dans le cadre de la présente instance, avoir demandé le renouvellement de son titre de séjour ou avoir tenté de le faire par des demandes de rendez-vous. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de fait, de droit et d'appréciation doivent être écartés.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / ()2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
7. La décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire a été prise sur le fondement des 2°, 3° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité. Or, ainsi qu'il a été dit au point 5, il est constant que Mme F s'est maintenue sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son dernier certificat de résidence sans en avoir demandé le renouvellement. Par suite, ce seul motif permettait au préfet des Pyrénées-Orientales de refuser d'accorder un délai de départ volontaire. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et d'appréciation doivent être écartés.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Pour l'application des stipulations et dispositions précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
10. S'il ressort des pièces du dossier que Mme F est présente régulièrement sur le territoire français depuis septembre 2015, les certificats de résidence en qualité d'étudiante régulièrement renouvelés jusqu'au 9 mars 2022 ne lui donnaient pas vocation à s'établir durablement sur le territoire français. S'il est établi que Mme F possède son domicile en Seine-Saint-Denis où vit également sa sœur, les parents de la requérante ainsi que ses autres frères et sœurs vivent toujours en Algérie, où elle a elle-même vécu jusqu'à l'âge de 23 ans. Ensuite, malgré une présence particulièrement longue sur le territoire français en qualité d'étudiante, Mme F ne justifie que de l'obtention de deux diplômes universitaires en 2018 et 2020, respectivement de " technicien de recherche clinique et de ressources biologiques " et de " langue anglaise spécialisée et certification ". Dans ces conditions, et même si Mme F peut se prévaloir d'attestations de proches en sa qualité d'aidante médicale ou de témoin de mariage d'une amie, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée. Il n'a dès lors pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en prononçant la décision portant obligation de quitter le territoire français.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
12. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
13. Il résulte de ce qui a été dit au point 10 que Mme F était présente de façon régulière sur le territoire français de 2015 à 2022 et qu'elle dispose d'un logement en Seine-Saint-Denis. Par ailleurs, Mme F n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement avant l'arrêté en litige et ne constitue pas une menace à l'ordre public. Par suite, en édictant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, le moyen tiré de ce que le préfet des Pyrénées-Orientales a fait une inexacte application des dispositions précitées doit être accueilli et cette décision doit être annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés à son encontre.
14. En septième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme F établit, par la production d'un bail d'habitation et de quittances de loyer, disposer d'un logement en Seine-Saint-Denis. Par ailleurs, Mme F justifie n'avoir été que de passage dans le département des Pyrénées-Orientales pour se rendre à Banyuls-sur-Mer, en qualité de témoin de mariage d'une amie célébrée le 24 juin 2023. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le préfet des Pyrénées-Orientales a fait une inexacte application de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en assignant à résidence la requérante pour une durée de six mois dans la commune de Perpignan, doit être accueilli. Dès lors la décision portant assignation à résidence doit être annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés à son encontre.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire sont rejetées tandis que les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et portant assignation à résidence d'une durée de six mois doivent être annulées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. L'annulation des décisions portant interdiction de retour sur le territoire français et portant assignation à résidence n'implique aucune mesure d'exécution particulière. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une quelconque somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et portant assignation à résidence d'une durée de six mois édictées par l'arrêté du 26 juin 2023 du préfet des Pyrénées-Orientales à l'encontre de Mme F sont annulées.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme A F, à Me Sergent et au préfet des Pyrénées-Orientales .
Délibéré après l'audience du 21 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.
Le rapporteur,
N. B
La présidente,
F. Corneloup
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 5 octobre 2023,
La greffière,
M. C
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026