mardi 10 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2303779 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | JACQUINET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 juin 2023 au tribunal administratif de Toulouse, puis transmise et enregistrée au greffe du tribunal administratif de Montpellier le 29 juin 2023, et par un mémoire complémentaire enregistré le 19 septembre 2023, Mme E B épouse A, représentée par Me Jacquinet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 mars 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assignée à résidence à Perpignan pour une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales de lui délivrer une carte de séjour mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement des entiers dépens du procès et le versement d'une somme de 1 500 euros à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- l'arrêté en litige est entaché d'incompétence ;
- il procède d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire est insuffisamment motivée en fait et est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation familiale ;
- la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée d'un an est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et de disproportion ;
- cette décision viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant assignation à résidence pour une durée de 6 mois est insuffisamment motivée et est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 août 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par Mme A ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau, premier conseiller,
- et les observations de Me Jacquinet, représentant Mme A
Considérant ce qui suit :
1. Mme E A, ressortissante algérienne née le 24 décembre 1970, mariée à Oran avec un ressortissant français le 17 mai 2015 et mère de deux enfants nés le 13 février 1991 et le 4 août 1994, a été interpellée par les services de la police aux frontières du Perthus le 21 mars 2023 alors qu'elle se trouvait sur l'autoroute A9 dans le sens Espagne-France. Dépourvue de tout document d'identité et n'étant pas en mesure de justifier de la régularité de son séjour, le préfet des Pyrénées-Orientales, par un arrêté du 22 mars 2023, a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé l'Algérie comme pays de destination, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et l'a assignée à résidence à Perpignan pour une durée de six mois. Mme A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions en annulation :
2. L'arrêté attaqué est signé, pour le préfet des Pyrénées-Orientales, par M. C F. Par un arrêté du 14 avril 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet des Pyrénées-Orientales a donné délégation à M. C F, chef de bureau de la réglementation générale et des élections, aux fins de signer notamment les décisions contenues dans l'arrêté contesté, en cas d'absence ou d'empêchement de M. G D, directeur de la citoyenneté et de la migration. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
3. L'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions qu'il comporte. Il relate les déclarations de Mme A auprès des services de police lors de sa vérification du droit au séjour en faisant état des éléments relatifs à sa situation personnelle et familiale. La circonstance que la situation de handicap de son fils n'est pas mentionnée ne saurait faire regarder l'arrêté attaqué comme procédant d'un défaut d'examen réel et complet, le préfet n'étant jamais tenu de rappeler dans sa décision l'ensemble des circonstances propres à la situation personnelle de l'intéressée mais uniquement celles qui fondent utilement le sens de ses décisions. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué et de l'erreur de droit tenant au défaut d'examen réel et complet de la situation de Mme A doivent être écartés.
4. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; ()/ 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
5. La décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire à Mme A est fondée sur le 3 ° de l'article L. 612-2 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les 1°, 4° et 8° de l'article L. 612-3 de ce code dont le préfet a fait application. L'arrêté expose que Mme A ne justifie d'aucune garantie de représentation effective en France compte tenu, notamment, qu'elle ne dispose d'aucun document de voyage ou d'identité, d'aucune domiciliation stable, se déclarant sans domicile fixe et être en possession d'une attestation d'hébergement datée du jour de son interpellation alors même qu'elle vient d'arriver en France et s'est maintenue délibérément en situation irrégulière dans l'espace Schengen, ménageant volontairement sa clandestinité au regard du séjour. Dès lors, les moyens tirés par la requérante de ce que cette décision serait insuffisamment motivée et aurait été prise sans examen complet de sa situation doivent être écartés.
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme A est entrée irrégulièrement sur le territoire français en déclarant avoir laissé volontairement ses documents d'identité en Algérie et qu'à la date de l'arrêté attaqué elle n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. En outre, elle a explicitement déclaré, lors de son audition du 22 mars 2023, s'opposer à un retour en Algérie. Enfin, la requérante ne justifie pas de document d'identité ou de voyage et ne présente donc pas de garanties de représentation suffisantes au sens des dispositions du 8° de l'article L. 612-3 quand bien même elle se prévaut d'une attestation d'hébergement de son fils, datée du 21 mars 2023, jour de son interpellation. Par suite, le préfet des Pyrénées-Orientales a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, considérer qu'il existait un risque de fuite et, en l'absence de circonstances particulières, refuser d'assortir l'obligation de quitter le territoire français d'un délai de départ volontaire.
7. L'arrêté en litige mentionne que Mme A ne démontre pas avoir effectué des démarches afin de régulariser sa situation administrative au regard du séjour auprès d'un des pays de l'espace Schengen. Les pièces produites au dossier par la requérante, datées de 2019 et 2020, ne sont pas relatives à des demandes de titre de séjour mais à un dossier de demande de visa. A la date à laquelle Mme A a été interpellée, sans être en mesure de pouvoir présenter un document d'identité ou de voyage en cours de validité, elle s'était heurtée à un refus de visa touristique en l'absence de preuve de moyens de subsistance suffisants. Le récépissé qui lui a été délivré le 16 juin 2023 confirmant qu'une demande de titre de séjour a été enregistrée en préfecture est postérieure à la décision en litige. Ainsi, par la mention précitée, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas entaché sa décision d'une erreur dans la qualification juridique des faits quant à sa situation administrative ni n'a commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation familiale de Mme A.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
8. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
9. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
10. Contrairement à la qualification que lui donne la requérante, l'arrêté en litige ne prononce pas à son égard une interdiction de circulation sur le territoire français mais une interdiction de retour dont la durée a été fixée à un an.
11. Mme A invoque le fait qu'elle a entamé, sans succès, des démarches en 2019 auprès du consulat français en Algérie puis, en 2020, auprès de la préfecture de la Haute-Garonne afin d'obtenir un visa au titre du regroupement familial pour rejoindre son fils aîné, de nationalité française, résidant à Toulouse et en situation de handicap. Il ressort des pièces du dossier que Mme A n'est entrée en France via l'Espagne que très récemment et, si elle justifie au dossier de ce que son fils aîné, âgé de 32 ans, présente un taux d'incapacité supérieur ou égal à 50% et inférieur à 80% pour lequel il perçoit une allocation aux adultes handicapés, elle n'établit qu'elle serait la seule personne en capacité à lui venir en aide, d'autant que son arrivée sur le territoire est très récente. Mme A, mariée à un ressortissant français dont elle déclare qu'il l'a abandonnée, a vécu jusqu'au mois de mars 2023 en Algérie où elle n'établit pas être isolée. Elle ne justifie pas, malgré la présence en France de son fils et de sa fille, de la réalité de liens pouvant être qualifiés d'anciens, intenses et stables, ni d'une quelconque insertion sociale en France. Dans ces conditions, en décidant d'assortir l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour et en fixant à un an la durée de cette interdiction, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas commis d'erreur d'appréciation ni n'a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite les moyens, invoqués par la requérante, ne peuvent qu'être écartés.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
12. D'une part aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ". Aux termes de l'article L. 732-3 du même code : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. Elle est renouvelable une fois dans la même limite de durée. ".
13. D'autre part, aux termes de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants :1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; ". Aux termes de l'article L. 732-4 du même code : " Lorsque l'assignation à résidence a été édictée en application des 1° () de l'article L. 731-3, elle ne peut excéder une durée de six mois. Elle peut être renouvelée une fois, dans la même limite de durée. ".
14. L'assignation à résidence de Mme A pour une durée de six mois dans la commune de Perpignan est fondée sur les dispositions du 1° de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est motivée par la circonstance que l'autorité administrative peut, pour une durée maximale de six mois renouvelable une fois dans la même limite de durée, prendre une décision d'assignation à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de la mesure d'éloignement prononcée et notifiée le 22 mars 2023 et l'autoriser, ainsi, à se maintenir provisoirement sur le territoire français dans l'attente de l'exécution de la mesure d'éloignement qui peut intervenir à tout moment. Toutefois, en faisant application des dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans les prévisions desquelles n'entre pas la situation de Mme A dès lors qu'elle ne justifie pas être dans l'impossibilité de quitter le territoire français, le préfet des Pyrénées-Orientales a entaché sa décision d'erreur de droit.
15. Il en résulte que la décision portant assignation à résidence de Mme A doit être annulée sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen dirigée à l'encontre de cette décision.
Sur les frais d'instance :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par la requérante sur le fondement des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté pris par le préfet des Pyrénées-Orientales le 22 mars 2023, en tant qu'il ordonne l'assignation à résidence de Mme A, est annulé.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme E A, au préfet des Pyrénées-Orientales et à Me Jacquinet.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, présidente,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère,
M. Rousseau, premier conseiller,
Décision rendue publique par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2023.
Le rapporteur,
M. ROUSSEAU
La présidente,
S. ENCONTRE
La greffière,
C. ARCE
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 10 octobre 2023
La greffière,
C. Arce
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026