vendredi 20 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2303854 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | FORUM REFUGIES - CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE PERPIGNAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 et 7 juillet 2023, et des pièces enregistrées le 28 juillet 2023, M. A D, représenté par Me Sergent, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 2 juillet 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligé à quitter le territoire national sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son égard une interdiction de retour d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées orientales, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " sous astreinte de 200 euros par jour de retard suivant un délai de deux mois après la notification du jugement à intervenir ou à défaut de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation sous astreinte également de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 34 et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'erreurs de fait, de défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'erreur dans l'appréciation de la menace à l'ordre public que son comportement constituerait ;
-il est entaché d'erreur de droit par une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il est entaché d'une erreur de droit et d'une méconnaissance des 2° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et d'une erreur manifeste d'appréciation.
- le refus de lui accorder un délai de départ volontaire est entaché d'erreur de droit et d'appréciation au regard des dispositions des 1° et 3° de l'article L. 612-2 et des 2°, 4°, 5°, et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- la décision portant interdiction, de retour sur le territoire pendant une durée d'un an est entachée d'erreur de fait, de droit et méconnait l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'arrêté est entaché d'erreur de droit par suite d'une méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et pour erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 août 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant marocain né le 8 mai 1997, est entré en France le 23 janvier 2011, à l'âge de treize ans, sous couvert d'un visa de court séjour. Par un arrêté du 18 juillet 2016, le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il sollicitait au titre de sa vie privée et familiale et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal administratif de Montpellier a annulé cette décision en tant qu'elle portait obligation de quitter le territoire pour erreur de droit au motif que l'intéressé était soumis à un contrôle judiciaire lui faisant interdiction de quitter le territoire. A la suite de son interpellation par les services de la police aux frontières le 3 juin 2022, le préfet a pris à son encontre une nouvelle obligation de quitter sans délai le territoire français par arrêté du 3 juin 2022. Enfin, à la suite d'une nouvelle interpellation, le préfet des Pyrénées-Orientales a par l'arrêté querellé pris une nouvelle obligation de quitter sans délai le territoire français assortie d'une interdiction de retour. Par la présente requête, M. D demande au tribunal de prononcer l'annulation de ce dernier arrêté du 2 juillet 2023.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer l'admission provisoire de M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour :
3. Par un arrêté n°2023-037-0001 du 6 février 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs du 9 février 2023 et accessible tant aux juges qu'aux parties, le préfet des Pyrénées-Orientales a accordé à M. B, sous-préfet de Céret, délégation à l'effet de signer les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré du vice d'incompétence manque en fait et doit être écarté.
4. Il résulte des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet des Pyrénées-Orientales rappelle l'identité de l'intéressé, son entrée en France en 2011, la circonstance qu'il a été contrôlé en juin 2023 et placé en garde à vue pour des faits " d'abus de confiance ", qu'il est connu défavorablement des services de police et a été condamné pénalement à de nombreuses reprises. Par suite, et alors qu'il a également analysé la vie privée et familiale de M. D, le préfet des Pyrénées-Orientales a procédé à un examen réel et complet de la situation de l'intéressé avant d'édicter l'arrêté en litige. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit, ainsi, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 2o L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; () 5o Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
6. Pour justifier de sa décision, le préfet des Pyrénées-Orientales s'est fondé sur deux motifs tirés, d'une part, de l'irrégularité du séjour en France de M. D et, d'autre part, de la menace à l'ordre public que présente son comportement.
7. M. D, qui ne conteste la légalité que de ce dernier motif, soutient que le préfet n'a pas pris en compte les éléments nouveaux intervenus depuis ses dernières condamnations pénales. En particulier il se prévaut de ce qu'il n'a plus commis d'infractions depuis six ans. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la consultation du fichier automatisé des empreintes digitales a mis en évidence des faits d'abus de confiance, commis le 30 juin 2023, des faits d'ouverture sans déclaration préalable conforme d'un café, cabaret ou débit de boissons, de contrefaçon par diffusion ou représentation d'œuvre de l'esprit au mépris des droits de l'auteur, d'exécution de travail dissimulés, commis le 31 décembre 2021, des faits de réitération à plus de trois reprises dans un délai de trente jours de violation des interdictions et obligations édictées dans une circonscription territoriale où l'état d'urgence sanitaire était déclaré, commis en août 2021. Il a également été condamné le 17 mai 2019 par le tribunal pour enfants de E à une peine de dix-huit mois d'emprisonnement dont douze mois avec sursis pour des faits d'agressions sexuelles commis entre janvier et avril 2015. En outre, il a également fait l'objet de nombreuses condamnations pénales, dont plusieurs ont donné lieu à des peines d'emprisonnement, pour des faits de violence en réunion, vol avec violence, vol, dégradation, détérioration de bien appartenant à autrui, délit de fuite et conduite d'un véhicule sans permis, recel de biens, tentative de vol avec destruction ou dégradation, récidive de vol en réunion, entre 2015 et 2017. Dans ces conditions, eu égard à la nature et à la gravité des faits qui ont justifié ces condamnations, ainsi qu'à leur caractère répété, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a commis aucune erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. D sur le territoire français constituait une menace pour l'ordre public et en l'obligeant, pour ce motif, à quitter le territoire français.
8. Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. M. D est entré en France en janvier 2011 à l'âge de treize ans pour y rejoindre ses parents et y poursuivre sa scolarité. Il fait ainsi valoir qu'il réside depuis plus de dix ans sur le territoire français, où résident également ses parents, frères et sœurs, dont certains ont la nationalité française, qu'il s'est inscrit dans un centre d'information et d'orientation en 2017, qu'il a essayé de s'inscrire à Pôle Emploi, en vain compte tenu de sa situation administrative, qu'il a suivi une formation dans le cadre de laquelle il a effectué un stage et qu'il est en recherche d'emploi. Toutefois, célibataire et sans charge de famille, il ne justifie d'aucune insertion particulière en France, qu'elle soit sociale ou professionnelle, alors qu'il ressort des pièces produites qu'il n'est pas dépourvu de tout lien avec son pays d'origine, vers lequel il voyage régulièrement. Dans ces conditions, compte tenu de la menace pour l'ordre public que constitue son comportement et en dépit de la durée de son séjour en France, l'obligation de quitter le territoire français contestée n'a pas porté au droit de M. D au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette mesure a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit dès lors être écarté.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1 Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
11. Comme il a déjà été exposé, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Pyrénées-Orientales aurait fait une inexacte application de ces dispositions en estimant, au regard de la nature, de la gravité et du caractère répété des faits rapportés au point 8, que le comportement de M. D constituait une menace pour l'ordre public de nature à justifier qu'il ne lui soit pas accordé de délai de départ volontaire. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-1 doit donc être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour du territoire français d'une durée d'un an :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ". Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
13. Eu égard aux circonstances indiquées au point 7 du présent jugement, M. D ne peut se prévaloir de l'existence de circonstances humanitaires alors qu'il constitue un trouble à l'ordre public, qu'il a par ailleurs fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement et ne peut se prévaloir d'attaches privées ou familiales d'une intensité particulière sur le territoire national. Par suite, le préfet des Pyrénées-Orientales a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, assortir l'arrêté attaqué d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. D tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 2 juillet 2023 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et tendant à ce que soit mise à la charge de l'Etat une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2: Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, au préfet des Pyrénées-Orientales et à Me Sergent.
Délibéré après l'audience du 29 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Jean-Philippe Gayrard, président,
Mme Isabelle Pastor, première conseillère,
Mme Eva Delon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2023.
La rapporteure,
I. C
Le président,
J-Ph. GayrardLa greffière,
E. Tournier
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 20 octobre 2023.
La greffière,
E. Tournier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026