jeudi 24 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2304081 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | BOURRET MENDEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 juillet 2023, M. B A, représentée par Me Bourret-Mendel, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 10 juillet 2023 par lequel le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il serait reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de réexaminer sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision est insuffisamment motivée en méconnaissance de l'article L. 211-2 alinéa 1 et 5 du code des relations entre le public et l'administration et est entachée d'un défaut d'examen individuel de sa situation ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- le préfet a commis une erreur de droit en décidant de son éloignement dès lors que sa situation relève du 3° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il réside en France depuis plus de dix années ;
- le préfet a méconnu le 2° de l'article L. 611-3 dès lors qu'il réside habituellement en France depuis l'âge de 12 ans ;
- la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie d'une adresse stable et de garanties suffisantes de représentation ;
- la décision d'interdiction de retour a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- le préfet ne pouvait légalement prendre la décision d'interdiction de retour dès lors qu'il est protégé contre l'éloignement ;
- elle est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il ne représente pas une menace à l'ordre public, qu'il a été en situation régulière en France et qu'il entretient des liens avec sa fille
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 août 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Bayada, première conseillère, pour statuer sur les recours dont le présent tribunal est saisi en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bayada,
- et les observations de Me Bourret-Mendel, représentant M. A.
La préfecture de l'Hérault n'était ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant haïtien, né le 23 mars 1997 a été interpellé et placé en garde à vue le 10 juillet 2023 pour des faits de violences aggravés par deux circonstances. Par un arrêté du même jour, le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'une année.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée, relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
4. Par un arrêté du 28 février 2023, régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet de l'Hérault a accordé à Mme D C, cheffe de la section éloignement, une délégation à l'effet de signer " tout arrêté ayant trait à une mesure d'éloignement concernant les étrangers séjournant irrégulièrement sur le territoire français ". Mme C était ainsi habilitée à signer l'arrêté du 9 juin 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions contestées doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". En outre, l'article L.613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. ".
6. L'arrêté attaqué, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressé, énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Il vise notamment l'article L. 611-1 1° et 6°du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les article 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que le requérant, célibataire et sans enfants à charge, déclare être entré en France d'abord en Guyane française puis sur le territoire métropolitain en 2000 et qu'il a bénéficié d'une carte de séjour temporaire du 12 mars 2021 au 11 mars 2022, dont il a obtenu le renouvellement sans toutefois retirer le titre, qui a expiré le 11 mars 2023. Cette motivation n'est pas stéréotypée. Ainsi, l'acte attaqué, qui permet de vérifier que l'autorité préfectorale a procédé à un examen approfondi de sa situation, est suffisamment motivé. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation de l'arrêté attaqué et du défaut d'examen réel et complet de la situation du requérant doivent être écartés.
7. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () ". Aux termes de l'article L. 611-3 du même code : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 2° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été, pendant toute cette période, titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; ().
8. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de l'Hérault a précisé que M. A, titulaire d'un titre de séjour au titre de la période du 12 mars 2021 au 11 mars 2022, en avait sollicité le renouvellement pour une année qui lui avait été accordé, et qu'en raison de l'expiration de la validité de ce titre le 11 mars 2023, le requérant se maintenait en situation irrégulière depuis lors qu'il pouvait ainsi faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si M. A soutient qu'il ne pouvait faire l'objet d'une telle obligation de quitter le territoire français en application des dispositions du 2° et du 3° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité, il n'établit toutefois pas qu'il résiderait en France de manière continue depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans. Si le requérant produit en outre la copie de sa carte de résident valable du 22 juillet 2004 au 21 juillet 2014, le requérant ne justifie toutefois pas de sa présence en France ni d'une résidence habituelle sur le territoire français à compter de cette date. A cet égard est insuffisant à établir le caractère habituel de sa résidence la circonstance qu'il aurait obtenu un titre de séjour valable du 11 mars 2021 au 11 mars 2022 en l'absence de tout autre élément permettant d'étbalir l'ancienneté de son séjour. Dans ces conditions, le préfet pouvait, sans méconnaître les dispositions précitées de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prendre à son encontre un mesure d'éloignement.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ". L'article L. 612-2 dudit code dispose que " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". L'article L. 612-3 de ce code précise que " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; ()
4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ;() 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
10. M. A, qui se prévaut de la détention d'un passeport haïtien, sans toutefois le produire, ne justifie d'aucune résidence stable et ne dispose d'aucune document d'identité ou de voyage en cours de validité, En outre il ressort des pièces du dossier qu'il a expressément indiqué aux services de police, lors de sa garde-à-vue du 10 juillet 2023, ne pas vouloir retourner dans son pays d'origine en cas de mesure d'éloignement prise à son encontre. Dans ces conditions, le préfet de l'Hérault était fondé à refuser de lui accorder un délai de départ volontaire en application du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des 2°, 4° et 8° de l'article L. 612-3 du même code.
En ce qui concerne l'interdiction de retour pour une durée d'un an :
11. En l'absence d'illégalité de la mesure d'éloignement, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, soulevé à l'encontre de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français, doit être écarté.
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Selon l'article L. 612-10 dudit code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
13. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4 du présent jugement le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision portant interdiction de retour en France doit être écarté.
14. En deuxième lieu, l'autorité préfectorale a relevé dans l'arrêté attaqué que M. A a déclaré être entré en France en dernier lieu au cours de l'année 2000, qu'il ne justifie pas de liens familiaux en France, notamment avec l'enfant qu'il déclare avoir eu avec une ressortissante française, qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement mais que sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public. Cette motivation permet d'attester de la prise en compte de l'ensemble des critères prévus par la loi. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant interdiction de retour doit être écarté.
15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8 du présent jugement, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet ne pouvait prononcer une décision portant interdiction de retour en France dès lors qu'il serait protégé contre l'éloignement. En outre, et ainsi qu'il a été dit, c'est à bon droit que le préfet de l'Hérault a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, dès lors que l'intéressé se maintient en situation irrégulière depuis l'expiration de son titre de séjour le 11 mars 2023. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les dispositions précitées en prenant à l'encontre de M. A une interdiction de séjour d'une durée d'une année.
16. En quatrième et dernier lieu, compte tenu de la durée de présence en France du requérant et des circonstances de son séjour en France, notamment la circonstance qu'il a été placé en garde-à-vue dans le cadre de violences volontaires aggravées par deux circonstances, le 10 juillet 2023, le préfet de l'Hérault a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, prononcer à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, alors même que l'intéressé n'aurait pas déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. La durée d'un an n'est pas davantage disproportionnée.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Hérault du 10 juillet 2023 doivent être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fins d'injonction et de celles relatives aux frais liés au litige.
DECIDE:
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A, au préfet de l'Hérault et à Me Bourret-Mendel.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 août 2023.
La magistrate désignée,
A. BAYADALe greffier,
D. MARTINIER
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 24 août 2023
Le greffier,
D. MARTINIER
N°2304081
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026