LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2304083

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2304083

jeudi 19 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2304083
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantBERRY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 juillet 2023 et le 27 août 2023, M. C B, représenté par Me Berry, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 11 juillet 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

* la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- a été signée par une autorité incompétente ;

- est entachée d'un vice de procédure pour méconnaissance du principe du contradictoire et de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;

- est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 611-1-1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'une erreur manifeste d'appréciation quant à majorité alléguée ;

- méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ;

* la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

- méconnaît le 1° et le 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

* la décision fixant le pays de destination :

- est illégale eu égard à sa minorité ;

- est privée de base légale eu égard à l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

* la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- est illégale eu égard à l'illégalité de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 août 2023.

Par courrier du 29 septembre 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de faire usage des pouvoirs d'injonction d'office en enjoignant au préfet des Pyrénées-Orientales de mettre immédiatement fin à l'exécution de la décision portant assignation à résidence et à ce qu'une autorisation provisoire de séjour soit délivrée à M. B jusqu'à ce qu'il soit statué de nouveau sur sa situation, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A ;

- les observations de Me Berry, représentant M. B.

Une note en délibéré présentée pour M. B, a été enregistrée le 9 octobre 2023.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, de nationalité camerounaise, déclare être entré sur le territoire français au début de l'année 2023 et a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance par le département des Pyrénées-Orientales le 13 février 2023. Par un arrêté du 11 juillet 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales a prononcé une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois et l'a assigné à résidence. Par sa requête, M. B demande l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : 1° L'étranger mineur de dix-huit ans ; () "

3. Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. " L'article 47 du code civil précise que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Selon l'article 388 du code civil : " Le mineur est l'individu de l'un ou l'autre sexe qui n'a point encore l'âge de dix-huit ans accomplis. Les examens radiologiques osseux aux fins de détermination de l'âge, en l'absence de documents d'identité valables et lorsque l'âge allégué n'est pas vraisemblable, ne peuvent être réalisés que sur décision de l'autorité judiciaire et après recueil de l'accord de l'intéressé. Les conclusions de ces examens, qui doivent préciser la marge d'erreur, ne peuvent à elles seules permettre de déterminer si l'intéressé est mineur. Le doute profite à l'intéressé ". L'article 1er du décret du 24 décembre 2015 relatif aux modalités de vérification d'un acte de l'état civil étranger dispose que : " Lorsque, en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger, l'autorité administrative saisie d'une demande d'établissement ou de délivrance d'un acte ou de titre procède ou fait procéder, en application de l'article 47 du code civil, aux vérifications utiles auprès de l'autorité étrangère compétente, le silence gardé pendant huit mois vaut décision de rejet. () ".

4. La présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère ne peut être renversée par l'administration qu'en apportant la preuve, en menant les vérifications utiles, du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. Il en va ainsi lorsqu'il s'agit pour le préfet d'établir qu'un étranger est majeur et ne peut, en conséquence, bénéficier de la protection prévue en faveur des étrangers mineurs par le 1° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, l'administration française n'est pas tenue de solliciter nécessairement et systématiquement les autorités d'un autre État afin d'établir qu'un acte d'état civil présenté comme émanant de cet État est dépourvu d'authenticité, en particulier lorsque l'acte est, compte tenu de sa forme et des informations dont dispose l'administration française sur la forme habituelle du document en question, manifestement falsifié.

5. D'une part, pour établir la majorité de M. B, le préfet des Pyrénées-Orientales se prévaut du procès-verbal du 10 juillet 2023 des services de police aux frontières établi pour " déclarations mensongères/usage de faux ". Or, si le tribunal judiciaire de Perpignan a demandé le 12 avril 2023 aux services de police aux frontières de vérifier l'authenticité des actes civils produits par M. B avec un délai d'exécution d'une semaine, le préfet des Pyrénées-Orientales ne produit pas les résultats de cette vérification alors pourtant que la direction départementale de la police aux frontières a reçu cette demande le 25 avril 2023. Ainsi, à la date de la décision attaquée du 11 juillet 2023, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que les documents d'état civil mentionnant une date de naissance le 12 octobre 2006 seraient faux et le préfet ne soutient ni même n'allègue qu'il serait manifestement falsifié compte tenu de sa forme. Par ailleurs, le requérant produit dans le cadre de la présente instance un extrait d'acte de naissance légalisé du 4 juillet 2023 pour le dépôt d'un passeport auprès du consulat du Cameroun à Marseille indiquant la même date de naissance. Enfin, alors que M. B explique son parcours migratoire et sa prise en charge en Espagne, le préfet des Pyrénées-Orientales, même s'il n'y était pas tenu en l'absence de demande de titre ou d'acte de la part du requérant, ne s'est pas enquis des informations détenues par ce pays quant à l'identité qu'il aurait alors déclaré. Dans ces conditions, le préfet des Pyrénées-Orientales n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, du caractère irrégulier, non conforme ou falsifié de l'acte de naissance du requérant.

6. D'autre part, si le préfet des Pyrénées-Orientales se prévaut de tests osseux réalisés le 29 juin 2023 qui révèleraient la majorité du requérant, il ressort toutefois des pièces du dossier que le rapport médical précise que les examens radiologiques dentaires ne permettent pas de donner une estimation de l'âge, que l'examen des clichés du poignet gauche de face correspondent à un âge osseux de 19 ans chez un homme, plus ou moins un an, selon les tables de l'atlas de Greulich et Pyle, et que le scanner des clavicules correspond à un stade 3c dans la classification de Kellinghaus, soit un âge moyen de 22,9 ans, plus ou moins 1,8 ans. Par ailleurs, ce compte rendu précise en conclusion que l'ensemble des méthodes d'évaluation de l'âge sont soumises à d'important facteurs de variabilité et que la tranche d'âge des grands adolescents et jeunes adultes est l'une des plus problématiques. Compte tenu de leurs marges d'erreurs, ces examens ne permettent pas d'établir la majorité de M. B alors que le doute doit bénéficier au mineur en application de l'article 388 du code civil précité.

7. Il résulte de ce qui précède que le préfet des Pyrénées-Orientales n'apporte pas la preuve de la majorité du requérant, lequel doit être considéré mineur. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet des Pyrénées-Orientales a fait une inexacte application du 1° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être accueilli.

8. Il résulte de tout ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée, ainsi que par voie de conséquence la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire, la décision fixant le pays de destination et la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

9. Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ".

10. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique que l'autorité administrative mette immédiatement fin à l'exécution de la décision prononçant assignation à résidence de M. B et qu'elle munisse ce dernier d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'elle ait à nouveau statué sur son cas, conformément aux dispositions de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour de étrangers et du droit d'asile. Il y a donc lieu d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales de délivrer à M. B une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente décision.

Sur les frais liés au litige :

11. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Berry, avocat de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Berry de la somme de 1 200 euros.

D E C I D E :

Article 1er : Les décisions du 11 juillet 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint au préfet des Pyrénées-Orientales de mettre immédiatement fin à l'exécution de la décision prononçant l'assignation à résidence de M. B et de lui délivrer, dans le délai de huit jours à compter de la notification de la présente décision, une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'à ce qu'il ait à nouveau statué sur sa situation.

Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 200 euros à Me Berry au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Berry renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. C B, à Me Berry et au préfet des Pyrénées-Orientales.

Délibéré après l'audience du 5 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Fabienne Corneloup, présidente,

Mme Michelle Couégnat, première conseillère,

M. Nicolas Huchot, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2023.

Le rapporteur,

N. A

La présidente,

F. Corneloup

La greffière,

A. Junon

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 19 octobre 2023,

La greffière,

A. Junon

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions