mercredi 16 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2304315 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 juillet 2023, la société à responsabilité limitée (SARL) TGT, représentée par Me Gely, demande au juge des référés :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 25 mai 2023 par laquelle le directeur de la police municipale de Montpellier lui a imposé de réduire, avant le 1er juin 2023, à 60 m² l'emprise de la terrasse qu'elle exploite sur le domaine public à l'enseigne de l'établissement " Victoria " ;
2°) d'enjoindre à la commune de Montpellier, de lui délivrer, dans un délai d'un mois sous astreinte de 500 euros par jour de retard, un permis de stationnement en vue d'y installer sa terrasse, et ce, conformément à ce qui avait été sollicité dans la demande de renouvellement, à savoir 15,93 m² devant son établissement (de type A entre le 01/04/2023 et le 30/09/2023 et de type B2 à compter du 01/10/2023), et 57,4 m² de type B1 sur la place Castellane, en face de l'établissement, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Montpellier la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision en litige emporte, alors que la saison estivale vient tout juste de débuter, une diminution conséquente de la capacité d'accueil de son établissement passant de 114 à 78 couverts en extérieur à 36 places assises sur les 114 dont elle disposait, représentant ainsi une perte annuelle estimée à 548 450 € HT soit 26,8 % de son chiffre d'affaires, sans qu'aucune considération tirée de l'intérêt général ne vienne le justifier de sorte que son équilibre financier n'est pas assuré, alors qu'elle emploie 49 salariés et que le délai de cinq jours, qui lui est laissé à peine de retrait de cette autorisation, présente des conséquences graves sur l'emploi des salariés ;
- il existe un doute sérieux quant à sa légalité dès lors qu'elle est entachée d'incompétence, qu'elle n'est pas motivée en violation des articles L. 211-2 et 5 du code des relations entre le public et l'administration, s'agissant d'une décision défavorable refusant en partie l'autorisation sollicitée le 28 décembre 2022, qu'elle porte atteinte à la liberté d'entreprendre et à la liberté du commerce et de l'industrie en ce que la réduction de sa surface n'est justifiée par aucun motif d'intérêt général en vue de la bonne utilisation des dépendances publiques.
Par un mémoire, enregistré le 11 août 2023, la SARL TGT déclare se désister de sa requête.
Par un mémoire enregistré le 14 août 2023, la commune de Montpellier, représentée par la SCP d'avocats CGCB, demande de donner acte à la société requérante de son désistement et à ce que chacune des parties conserve la charge des frais d'instance et dépens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de général des collectivités territoriales ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
M. Rousseau, premier conseiller, a été désigné par le président du tribunal pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL TGT a saisi le juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, aux fins de suspendre l'exécution de la décision du 25 mai 2023 par laquelle le directeur de la police municipale de Montpellier lui a imposé de réduire, avant le 1er juin 2023, à 60 m² l'emprise de la terrasse qu'elle exploite sur le domaine public à l'enseigne de l'établissement " Victoria ".
2. Par un mémoire enregistré le 11 août 2023, la société requérante a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la SARL TGT.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL TGT et à la commune de Montpellier.
Fait à Montpellier, le 16 août 2023.
Le juge des référés,
M. RousseauLa greffière,
M-A. Barthélémy
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 16 août 2023
La greffière,
M-A. Barthélémy
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026