jeudi 7 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2305332 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BAUTES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 septembre 2023, M. C, représenté par Me Bautes, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 juin 2023 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer une carte de séjour temporaire et à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, au besoin sous astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'auteur de l'arrêté est incompétent à défaut d'une délégation du Préfet de l'Hérault régulière, publiée et antérieure à l'acte attaqué.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- le préfet devait examiner sa situation selon la jurisprudence afférente à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à la fois sous l'angle de la vie privée et familiale et celui du travail ; sa motivation est entachée d'un défaut d'examen complet ;
- le préfet a commis une erreur de droit en s'estimant lié par le fait que la reconversion professionnelle ne peut être considérée comme un motif exceptionnel d'admission au séjour ; il a méconnu le pouvoir d'appréciation qu'il tire de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la durée et les conditions de son séjour ainsi que sa situation justifiaient l'admission exceptionnelle au séjour ; la promesse d'embauche obtenue postérieurement à l'arrêté attaqué doit être prise en compte.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation compte tenu de son caractère disproportionné au regard de la protection de l'ordre public.
En ce qui concerne le pays de destination :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 octobre 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Crampe, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Crampe, rapporteure,
- les observations de Me Bautes, représentant M. B, en présence de ce dernier.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien, né le 23 juillet 1996, demande au tribunal l'annulation des décisions du 13 juin 2023 par lesquelles le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à toutes les décisions:
2. En premier lieu, les décisions contestées sont signées, pour le préfet de l'Hérault et par délégation, par M. Frédéric Poisot, secrétaire général de la préfecture. Par un arrêté n°2022.09.DRCL.0357 du 14 septembre 2022, régulièrement publié, le préfet de l'Hérault a donné délégation à M. A à l'effet de signer tous actes, arrêtés, décisions et circulaires relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Hérault, et notamment tous les actes administratifs relatifs au séjour et à la police des étrangers. Le moyen tiré du vice d'incompétence de l'auteur de l'acte doit donc être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
3. En deuxième lieu, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 110-1 du même code, " sous réserve des conventions internationales ". En ce qui concerne les ressortissants algériens, les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles ils peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France.
4. L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable dispose que : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ". Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre d'une activité salariée, soit au titre de la vie familiale. Dès lors que, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, ces conditions sont régies de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions de cet article à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national.
5. M. B n'est dès lors pas fondé à soutenir que le préfet à entaché sa décision d'un défaut d'examen et d'un manque de motivation en ne statuant pas au regard de ces dispositions. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que le préfet a procédé à un examen complet de la situation de l'intéressé avant de statuer, par une décision suffisamment motivée faisant état des éléments de droit et de fait qui la fondent.
6. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, se soit estimé lié par la circonstance que M. B a présenté une promesse d'embauche pour décider que sa situation ne justifiait pas sa régularisation. Le moyen tiré de l'erreur de droit par méconnaissance de l'étendue de la compétence du préfet doit ainsi être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " () Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles () 7, (), les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité et un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. / Ce visa de long séjour accompagné des pièces et documents justificatifs permet d'obtenir un certificat de résidence dont la durée de validité est fixée par les articles et titres mentionnés à l'alinéa précédent ".
8. Bien que l'accord franco-algérien ne prévoie pas de modalités d'admission au séjour en raison de considérations humanitaires ou au regard des motifs exceptionnels semblables à celles prévues par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il est toujours loisible au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit, en faisant usage du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, et d'apprécier, compte-tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
9. Il est constant que le requérant n'a pas présenté un contrat de travail ni un visa de long séjour permettant la délivrance d'une carte de résident sur le fondement de l'article 7 de l'accord franco-algérien et qu'il ne remplissait pas la condition fixée par l'article 9 de disposer d'un visa de long séjour. Il ressort des pièces du dossier que M. B, inscrit comme étudiant salarié au titre de l'année universitaire 2020/2021, en licence 1 à l'université de Paris 8, département de sociologie, puis en licence 2 " Histoire et civilisation des mondes musulmans " de l'université de Strasbourg, pour l'année universitaire 2022/2023, a perçu des salaires, à hauteur de 4 255 euros en 2021 puis 21 108 euros en 2022, pour son travail de coursier au sein de la société " TakeAway ", qui l'a embauché en mars 2021. Ayant fait l'objet, le 16 janvier 2023, d'un licenciement économique, il a bénéficié d'une formation de reconversion en qualité de développeur Web valant diplôme RNCP de niveau 5, soit un équivalent BAC +2, et d'une formation en anglais, au titre du plan de sauvegarde de l'emploi mis en place par son employeur, la société Takeaway, qui lui a accordé un congé de reclassement de 12 mois à cet effet s'achevant le 24 octobre 2023.
10. M. B fait valoir, au soutien de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, sa durée de séjour et son intégration. Toutefois, s'il est vrai qu'il justifie d'avoir séjourné à partir de septembre 2020 et travaillé à partir de mars 2021, reçu des éloges de la part de plusieurs de ses professeurs d'université qui attestent de ses qualités humaines et universitaires et de ce qu'il est parfaitement francophone, il n'établit pas avoir séjourné en France durant les années précédentes, par les avis d'imposition 2020 et 2021 ne mentionnant aucun revenu perçu durant les années 2019 et 2020, l'admission à l'aide médicale d'Etat en 2018 et 2019 et deux factures, relatant l'achat d'un vélo puis d'un téléphone. Célibataire et sans charge de famille, il a vécu en Algérie au moins jusqu'en 2017, année durant laquelle il a validé un diplôme de Bac+2 " STAPS " délivré par l'université algérienne. Enfin, il ne peut utilement se prévaloir, postérieurement à l'arrêté, de la circonstance qu'il a obtenu une proposition d'embauche en tant que développeur Web avec un salaire supérieur au salaire interprofessionel minimum de croissance.
11. Au regard de l'ensemble de ces éléments, M. B ne justifie pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant que le préfet de l'Hérault fasse usage de son pouvoir de régularisation. C'est par suite sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que ce dernier a refusé la délivrance du titre de séjour demandé.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour présenté à l'appui des conclusions aux fins d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour () ; / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, () "
14. Ces dispositions permettaient au préfet de l'Hérault de décider l'éloignement de M. B indépendamment de toute notion de menace à l'ordre public. Dès lors ce dernier ne peut utilement invoquer les circonstances qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement ni causé un quelconque trouble à l'ordre public et se trouverait intégré par le travail. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation en raison du caractère disproportionné de la décision qui lui fait obligation de quitter le territoire français doit ainsi être écarté.
15. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
16. En troisième lieu, il y a lieu d'écarter les moyens tirés de ce que l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10 du présent jugement.
En ce qui concerne le pays de destination :
17. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français présenté à l'appui des conclusions aux fins d'annulation de la décision fixant le pays de renvoi doit être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 13 juin 2023 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions en annulation présentées par M. B, n'implique aucune mesure d'exécution au sens des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 et 75 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, une somme quelconque au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C et au préfet de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 23 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Corneloup, présidente,
Mme Crampe, première conseillère,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.
La rapporteure,
S. Crampe
La présidente,
F. CorneloupLa greffière,
A. Junon
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 7 décembre 2023
La greffière,
A. Junon
N°230533
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026