LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2305645

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2305645

lundi 18 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2305645
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation2ème chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS MAZAS - ETCHEVERRIGARAY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2023, M. B A, représenté par Me Mazas, demande au tribunal :

1) d'annuler l'arrêté du préfet de l'Hérault du 24 mai 2023 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français, et fixation du délai de départ et du pays de renvoi ;

2) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " parent d'enfant français " ou à défaut de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la décision à intervenir ;

3) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la décision à intervenir ;

4) d'admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- le refus de séjour est entaché d'une insuffisance de motivation ;

- il est entaché d'un vice de procédure en ce qu'il n'a pas été précédé d'une saisine de la commission de titre de séjour ;

- il est entaché d'erreur de fait sur son deuxième enfant ;

- les décisions de refus de séjour et obligation de quitter le territoire méconnaissent les articles L. 423-7 et L. 611-3 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- ces décisions sont entachées d'un défaut d'examen réel et complet de sa situation ;

- ces décisions sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle et de sa vie privée et familiale et méconnaissent les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- ces décisions méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la décision fixant le pays de renvoi est fondée sur des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français elles-mêmes illégales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant sont infondés.

Le requérant a obtenu l'aide juridictionnelle totale le 31 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rabaté, rapporteur :

- et les observations de Me Mazas, pour M. A.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

1. M. A ayant obtenu l'aide juridictionnelle totale, sa demande d'admission provisoire au bénéfice de cette aide est devenue sans objet.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. M. A, ressortissant ivoirien né le 1er janvier 2000 à Abobo-Abidjan (Côte d'Ivoire), déclare être arrivé en France en 2017. Il a fait l'objet le 5 août 2019 d'une décision de refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire confirmés par ce tribunal et son juge d'appel. L'intéressé a vécu avec une ressortissante française avec qui il a eu deux enfants nés les 4 septembre 2021 et 16 décembre 2022. Le 5 avril 2022 il a sollicité auprès de la préfecture de l'Hérault un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. M. A demande l'annulation de l'arrêté du 24 mai 2023 par lequel le préfet de l'Hérault lui a refusé le séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours vers son pays.

3. Le refus de séjour énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

4. Les circonstances que le préfet de l'Hérault n'ait pas mentionné l'existence du deuxième enfant du requérant, et le fait que la plainte déposée à son encontre par sa compagne ait été classée sans suite, alors qu'il a indiqué que celle-ci était enceinte, ne suffisent pas de retenir un défaut d'examen réel et sérieux de la situation de l'intéressé ou une erreur de fait, dès lors que ces éléments ne sont pas de nature à modifier la situation de M. A au regard de son droit au séjour. Par suite, ce moyen sera écarté.

5. Aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".

6. Il ressort des pièces du dossier que M. A est père de deux enfants français nés les 4 septembre 2021 et 16 décembre 2022. Toutefois, si le requérant déclare participer à leur entretien et à leur éducation depuis leur naissance respective, les factures et tickets de caisse, mêmes nominatifs, ainsi que deux attestations peu circonstanciées, dont l'une est postérieure à la décision attaquée, qu'il verse aux débats ne sauraient, à eux seuls, suffire pour le démontrer. Dans ces conditions, le préfet a pu, sans méconnaitre les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, opposer à M. A qu'il ne justifiait pas de sa contribution effective à l'éducation et à l'entretien de ses enfants pour refuser de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français.

7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". En vertu de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine./L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

8. M. A se prévaut de sa présence sur le territoire français depuis 2017 et de sa relation avec une ressortissante française depuis juin 2020 avec qui il a eu deux enfants. Toutefois, le requérant ne justifie pas de sa présence constante sur le territoire national depuis 2017, et de l'ancienneté de sa vie de couple. De plus, ainsi qu'il l'a été dit au point 5, la participation effective du requérant à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants n'est pas établie. Et l'intéressé, qui admet trouver de temps en temps du travail non déclaré, ne démontre aucune insertion socio-professionnelle. M. A n'est pas isolé en Côte d'Ivoire, où résident sa mère, son frère et sa sœur. Dans ces conditions, le préfet de l'Hérault n'a pas porté à son droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des articles cités au point 7 doivent être écartés.

9. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation sera écarté.

10. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.

11. Compte tenu des constats opérés précédemment, le moyen tiré de la violation de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.

12. En vertu des dispositions de l'article L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie:1° Lorsque l'administration envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance./2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance./3° Lorsqu'elle envisage de retirer le titre de séjour dans le cas prévu à l'article L. 423-19./4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ". En vertu du second alinéa de cet article L. 435-1 : " Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ".

13. Il résulte des dispositions de l'article L. 432-14 cité au point précédent que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent les conditions relatives à la délivrance de plein droit des cartes de séjour, et non du cas des étrangers qui se prévalent de ces dispositions. Il résulte de ce qui précède que M. A, qui ne justifie pas contribuer à l'entretien et l'éducation de ses enfants et résider en France depuis dix ans, ne remplit pas les conditions prévues pour bénéficier d'un titre de séjour. Dans ces conditions, le préfet de l'Hérault n'était pas tenu de soumettre sa situation à la commission du titre de séjour avant de statuer sur sa demande.

14. Pour contester la mesure d'éloignement prise à son encontre M. A se prévaut de sa qualité de père de deux enfants. Toutefois, et comme il l'a été exposé aux points précédents, les éléments qu'il verse aux débats ne peuvent suffire à eux seuls pour justifier qu'il contribuerait effectivement à l'éducation et à l'entretien de ses enfants. Dans ces conditions, M. A ne peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 611-3 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.

15. Les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant, eu égard à ce qui vient d'être dit aux points précédents, pas entachées d'illégalité, l'exception d'illégalité soulevée par le requérant doit être écartée.

16. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Hérault du24 mai 2023. Par suite, ses conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme.

DECIDE :

Article 1 : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A, au préfet de l'Hérault et à Me Mazas.

Délibéré à l'issue de l'audience du 4 décembre 2023 à laquelle siégeaient :

M. Rabaté, président,

Mme Pater, première conseillère,

Mme Viallet, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 décembre 2023.

Le rapporteur,

V. RabatéL'assesseure la plus ancienne,

B. Pater

Le greffier,

F. Balicki

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 19 décembre 2023.

Le greffier,

F. Balickifb

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions