jeudi 28 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2306283 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER |
Vu les procédures suivantes :
I°) Par une requête enregistrée le 31 octobre 2023, sous le n° 2306283, Mme D E, représentée par Me Summerfield, demande au tribunal :
1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 octobre 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois et l'a assignée à résidence pour une durée de six mois dans le département des Pyrénées-Orientales à l'adresse déclarée ;
3°) de suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ;
4°) de faire injonction au préfet des Pyrénées-Orientales de réexaminer sa situation administrative et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
5°) de condamner l'Etat à verser à son conseil la somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- en prenant une interdiction de retour de 18 mois, alors qu'elle justifie de considérations humanitaires et que la famille réside en France depuis plus de onze ans, où elle a installé sa vie privée et familiale, le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et porté atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants en méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français est contraire à l'intérêt supérieur des enfants ;
- elle est désormais fondée à obtenir un titre de séjour de plein droit ;
- l'illégalité de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français fait obstacle à l'édiction d'une interdiction de retour sur le territoire français ;
- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa vie privée et familiale ;
- la décision d'assignation à résidence est entachée d'un détournement de procédure et pouvoir en édictant une assignation à résidence longue durée dite " report de l'éloignement " dans le but de mettre en œuvre l'exécution de l'éloignement ;
- elle porte atteinte à l'intérêt supérieur des enfants.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 novembre 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales, représenté par Me Joubès, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de Mme E et de M. A à lui verser une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens invoqués par Mme E ne sont pas fondés.
II°) Par une requête enregistrée le 31 octobre 2023, sous le n° 2306284, M. C A, représenté par Me Summerfield, demande au tribunal
1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 octobre 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois et l'a assignée à résidence pour une durée de six mois dans le département des Pyrénées-Orientales à l'adresse déclarée ;
3°) de suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ;
4°) de faire injonction au préfet des Pyrénées-Orientales de réexaminer sa situation administrative et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
5°) de condamner l'Etat à verser à son conseil la somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- en prenant une interdiction de retour de 18 mois, alors qu'il justifie de considérations humanitaires et que la famille réside en France depuis plus de onze ans, où elle a installé sa vie privée et familiale, le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et porté atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants en méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français est contraire à l'intérêt supérieur des enfants ;
- il est désormais fondé à obtenir un titre de séjour de plein droit ;
- l'illégalité de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français fait obstacle à l'édiction d'une interdiction de retour sur le territoire français ;
- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa vie privée et familiale ;
- la décision d'assignation à résidence est entachée d'un détournement de procédure et pouvoir en édictant une assignation à résidence longue durée dite " report de l'éloignement " dans le but de mettre en œuvre l'exécution de l'éloignement ;
- elle porte atteinte à l'intérêt supérieur des enfants.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 novembre 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales, représenté par Me Joubès, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de Mme E et de M. A à lui verser une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens invoqués par Mme E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Couégnat, première conseillère,
- et les observations de Me Diaz, représentant le préfet des Pyrénées-Orientales.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées n°2306283 et 2306284 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il a y lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Mme E et M. A, ressortissants arméniens, nés respectivement le 5 janvier 1988 et le 9 septembre 1983, déclarent être entrés sur le territoire français le 11 octobre 2012 avec leurs deux enfants nés en Arménie respectivement les 14 septembre 2007 et 1er juin 2012. Leurs demandes d'asile ont été rejetées par des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 17 août 2015 et de la Cour nationale du droit d'asile le 25 février 2016. Ils ont alors fait l'objet par arrêtés du préfet des Pyrénées-Orientales du 10 mai 2017 de refus de séjour avec obligation de quitter le territoire français, dont la légalité a été confirmée par jugement du tribunal du 3 octobre 2017 et arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille du 25 juin 2018. Le 19 octobre 2021, ils ont sollicité du préfet des Pyrénées-Orientales la délivrance d'un titre de séjour au titre de leur vie privée et familiale et au titre de l'admission exceptionnelle au séjour. Par deux arrêtés du 30 décembre 2022, le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de leur délivrer un titre de séjour et les a obligés à quitter le territoire dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel ils pourront être renvoyés. Par un jugement rendu le 6 juin 2023, le tribunal a rejeté leurs requêtes tendant à l'annulation de ces arrêtés. Par deux arrêtés du 17 octobre 2023 le préfet des Pyrénées-Orientales a prononcé à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire français de dix-huit mois et une assignation à résidence de six mois. Par les requêtes susvisées, Mme E et M. A demandent chacun l'annulation de l'arrêté le concernant.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. () ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de Mme E et de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne les décisions d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois :
4. Aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
5. Les requérants se prévalent de la durée de leur séjour, de la présence sur le territoire de leurs enfants, la dernière y étant née, de la scolarisation des deux aînés et de leur bonne intégration. Toutefois et alors que par jugement du 6 juin 2023, le tribunal a rejeté les requêtes formées par les intéressés contre les refus de séjour et obligations de quitter le territoire français édictées le 30 décembre 2022 à leur encontre, en estimant notamment que ces décisions ne portaient pas atteinte au droit des requérants au respect de leur vie privée et familiale, ces circonstances ne sauraient être regardées comme constituant des circonstances humanitaires de nature à justifier que le préfet n'édicte pas, alors que les intéressés se sont maintenus après l'expiration du délai de départ volontaire qui leur avait été accordé, des mesures d'interdiction de retour sur le territoire français. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale de Mme E et M. A, lesquels ont déjà fait l'objet de deux mesures d'éloignement, en mai 2017 et décembre 2022, ne pourrait se reconstituer en Arménie, ni que la scolarité de leurs enfants ne pourrait s'y poursuivre. Ils ne justifient pas d'une intégration socio-économique particulière et sont pris en charge par des associations humanitaires. Par suite, en édictant des interdictions de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois, le préfet n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni porté atteinte à l'intérêt supérieur de leurs enfants. Pour les mêmes motifs, il n'a pas entaché ses décisions d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur leur situation personnelle.
6. Les requérants ne peuvent utilement, à l'appui de leurs conclusions tendant à l'annulation des interdictions de retour sur le territoire français, soutenir que l'exécution des obligations de quitter le territoire français, dont la légalité a été confirmée par jugement du 6 juin 2023, serait illégale, ni se prévaloir de ce que leur situation justifierait la délivrance d'un titre de séjour de plein droit.
7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions des requérants tendant à l'annulation des interdictions de retour sur le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne les décisions d'assignation à résidence :
8. D'une part aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ". Aux termes de l'article L. 732-3 du même code : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. Elle est renouvelable une fois dans la même limite de durée. ".
9. D'autre part, aux termes de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants :1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; ". Aux termes de l'article L. 732-4 du même code : " Lorsque l'assignation à résidence a été édictée en application des 1° () de l'article L. 731-3, elle ne peut excéder une durée de six mois. Elle peut être renouvelée une fois, dans la même limite de durée. ".
10. Les assignations à résidence de Mme E et de M. A pour une durée de six mois dans la commune de Perpignan sont fondées sur les dispositions du 1° de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier qu'à la date des décisions contestées, les requérants justifiaient être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pas pouvoir regagner leur pays d'origine. Dans ces conditions, en faisant application des dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors qu'étaient seules applicables celles de l'article L. 731-1 du même code, le préfet des Pyrénées-Orientales a entaché sa décision d'une erreur de droit.
11. Il en résulte que les décisions portant assignation à résidence de Mme E et de M. A doivent être annulées sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés à leur encontre.
Sur les conclusions à fin d'injonction et de suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français :
12. L'exécution du présent jugement implique seulement qu'il soit mis fin aux mesures d'assignation dont il prononce l'annulation. Par suite, les conclusions des requérants tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de réexaminer leur situation administrative et dans l'attente de leur délivrer des autorisations provisoires de séjour et que l'exécution des obligations de quitter le territoire français soit suspendue ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Mme E et de M. A sont admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les arrêtés du préfet des Pyrénées-Orientales du 17 octobre 2023 sont annulés, en tant seulement qu'ils assignent à résidence Mme E et M. A pour une durée de six mois.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête et les conclusions présentées par le préfet des Pyrénées-Orientales au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à Mme D E, à M. B A, au préfet des Pyrénées-Orientales et à Me Summerfield.
Délibéré après l'audience du 21 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2023.
La rapporteure
M. Couégnat La présidente,
F. Corneloup
La greffière,
A. Junon
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 28 décembre 2023.
La greffière,
A. Junon
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026