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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2307181

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2307181

vendredi 6 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2307181
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantSCP LEMOINE - CLABEAUT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier était saisi de quatre requêtes par M. E..., agent du département de l'Hérault, contestant des arrêtés du 10 octobre 2023 le plaçant rétroactivement en congé de longue durée (CLD) pour la période du 25 août 2020 au 24 août 2023, ainsi qu'un arrêté conservatoire à demi-traitement. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, un défaut de motivation, une rétroactivité illégale et une méconnaissance de l'article L. 811-12 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions de l'administration, en application des dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I°) Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 décembre 2023 et 6 octobre 2025, sous le numéro 2307181, M. A... E..., représenté par la SCP d’avocats Lemoine-Clabeaut, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté du 10 octobre 2023 par lequel le président du conseil départemental de l’Hérault l’a placé à compter du 25 août 2023 en congé de longue durée à titre conservatoire à demi-traitement dans l’attente de l’avis du conseil médical ;

2°) de mettre à la charge du département de l'Hérault une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- l’arrêté est entaché d’un vice de procédure en l’absence de respect du principe du contradictoire ;
- il est entaché d’un défaut de motivation ;
- il est entaché d’une rétroactivité illégale ;
- il est entaché d’une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 811-12 du code général de la fonction publique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 juillet 2024, le département de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. E... ne sont pas fondés.

II°) Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 décembre 2023 et 6 octobre 2025, sous le numéro 2307190, M. A... E..., représenté par la SCP Lemoine-Clabeaut, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté du 10 octobre 2023 par lequel le président du conseil départemental de l’Hérault l’a placé en congé de longue durée à compter du 25 août 2020 jusqu’au 24 août 2021 à plein traitement ;

2°) de mettre à la charge du département de l'Hérault une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- l’arrêté est entaché d’un vice d’incompétence ;
- l’arrêté méconnait l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration en retirant plus de trois années après l’arrêté le plaçant en congé longue maladie pour la même période ;
- il est entaché d’un défaut de motivation ;
- il méconnait l’article L. 811-12 du code général de la fonction publique ;
- il est entaché de rétroactivité illégale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2024, le département de l'hérault, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. E... ne sont pas fondés.


III°) Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 décembre 2023, 6 octobre 2025, sous le numéro 2307191, M. A... E..., représenté par la SCP d’avocats Lemoine-Clabeaut, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté du 10 octobre 2023 par lequel le président du conseil départemental de l’Hérault l’a placé en congé de longue durée à compter du 25 août 2021 jusqu’au 24 août 2022 à plein traitement ;

2°) de mettre à la charge du département de l'Hérault une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- l’arrêté est entaché d’un vice d’incompétence ;
- l’arrêté méconnait l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration en retirant plus de trois années après l’arrêté le plaçant en congé longue maladie pour la même période ;
- il est entaché d’un défaut de motivation ;
- il méconnait l’article L. 811-12 du code général de la fonction publique ;
- il est entaché de rétroactivité illégale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2024, le département de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. E... ne sont pas fondés.
IV°) Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 décembre 2023, 6 octobre 2025, sous le numéro 2307192, M. A... E..., représenté par la SCP d’avocats Lemoine-Clabeaut, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté du 10 octobre 2023 par lequel le président du conseil départemental de l’Hérault l’a placé en congé de longue durée à compter du 25 août 2022 jusqu’au 24 août 2023 à plein traitement ;

2°) de mettre à la charge du département de l'Hérault une somme de 1200 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- l’arrêté est entaché d’un vice d’incompétence ;
- l’arrêté méconnait l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration en retirant plus de trois années après l’arrêté le plaçant en congé longue maladie pour la même période ;
- il est entaché d’un défaut de motivation ;
- il méconnait l’article L. 811-12 du code général de la fonction publique ;
- il est entaché de rétroactivité illégale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2024, le département de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. E... ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme C...,
- les conclusions de Mme Delon, rapporteure publique,
- et les observations de Me Lorion, représentant M. E....


Considérant ce qui suit :

1. M. E... technicien du conseil départemental de l’Hérault, a été placé en congé de longue maladie (CLM) pour une durée de 18 mois. Il a ensuite été placé en congé de longue durée (CLD) pour la même affection. Par quatre arrêtés du 10 octobre 2023, le président du conseil départemental l’a rétroactivement placé dès le 25 août 2020 en congé de longue durée pendant une durée de trois ans à plein traitement et l’a, à compter du 25 août 2023, placé à titre conservatoire en demi-traitement le temps de la demande d’avis du conseil médical. Par les quatre requêtes susvisées, M. E... demande au tribunal d’annuler les quatre arrêtés du président du conseil départemental de l’Hérault du 10 octobre 2023 procédant à la régularisation de sa situation administrative à compter du 25 août 2020.

2. Les requêtes susvisées présentées par M. E... concernent la situation d’un même agent public et présentent à juger des questions semblables. Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour qu’il y soit statué par un seul jugement.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

3. Aux termes de l'article L. 822-6 du code général de la fonction publique : « Le fonctionnaire en activité a droit à des congés de longue maladie, dans les cas où il est constaté que la maladie met l’intéressé dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. ». L'article L. 822-7 de ce code dispose que « La durée maximale des congés de longue maladie dont peut bénéficier le fonctionnaire est de trois ans. ». Aux termes de l'article L. 822-8 du même code : « Le fonctionnaire en congé de longue maladie perçoit : 1° Pendant un an, la totalité de son traitement ; 2° Pendant les deux années suivantes, la moitié de celui-ci. Cette part du traitement peut être portée à 60 % par décret en Conseil d’Etat si un accord conclu en application de l'article L. 221-2 le prévoit. / L’intéressé conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l’indemnité de résidence. ». L'article L. 822-9 dudit code dispose que « Le congé de longue maladie peut être utilisé de façon continue ou discontinue. » et l'article L. 822-11 précise que « Le fonctionnaire ayant obtenu un congé de longue maladie ne peut bénéficier d'un autre congé de cette nature s'il n'a pas auparavant repris l'exercice de ses fonctions pendant un an. ».

4. Aux termes de l'article L. 822-14 du même code : « Hormis le cas où le fonctionnaire ne peut prétendre à un congé de longue maladie à plein traitement, un congé de longue durée ne peut lui être accordé qu'au terme de la période rémunérée à plein traitement du congé de longue maladie. Cette période est réputée être une période du congé de longue durée accordé pour la même affection. / Tout congé attribué par la suite pour cette affection est un congé de longue durée. ». L'article L. 822-15 de ce code dispose que « Le fonctionnaire bénéficiaire d'un congé de longue durée a droit : 1° Pendant trois ans à l'intégralité de son traitement ; 2° Pendant les deux années suivantes à la moitié de celui-ci. / L'intéressé conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. ». Aux termes de l'article L. 822-16 du même code : « Le congé de longue durée peut être utilisé de façon continue ou discontinue. ».


S’agissant des trois arrêtés du 10 octobre 2023 plaçant M. E... en congé de longue durée à compter du 25 août 2020 jusqu’au 24 août 2023 :

5. Il ressort des pièces du dossier que par les trois arrêtés en litige, le département a rétroactivement placé M. E... en congé de longue durée à plein traitement en lieu et place de l’arrêté le plaçant en congé de longue maladie à plein traitement du 25 août 2020 au 24 août 2021, de l’arrêté le plaçant en congé de longue maladie à demi traitement du 25 août 2021 au 24 août 2022 et de l’arrêté le plaçant en congé de longue durée à plein traitement du 25 août 2022 au 24 août 2023.

6. Il ressort des pièces du dossier que les arrêtés originaux ont été signés par Mme D... B..., laquelle a reçu par arrêté du 27 juin 2023, délégation de signature du président du conseil départemental à l’effet de signer notamment « les actes individuels relatifs à la nomination des agents du département et tous autres documents relevant des attributions de la direction (...) ». La circonstance que l’ampliation communiquée à M. E... contenant la signature de Mme F..., laquelle par le même arrêté du 27 juin 2023, s’est vue déléguer la signature des ampliations des arrêtés relevant de la compétence de la direction, est en tout état de cause sans incidence sur le vice d’incompétence soulevé. Dans ces conditions, les arrêtés signés par une personne régulièrement déléguée à cet effet, le vice d’incompétence soulevé doit être écarté.


S’agissant de la période du 25 août 2020 au 24 août 2021 :

7. En premier lieu, aux termes de l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration : « L’administration ne peut retirer un acte réglementaire ou un acte non réglementaire créateur de droits que s’il est illégal et si le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant son édiction ».

8. D’une part, la décision par laquelle une collectivité place un agent en congé de longue maladie ou en congé de longue durée est une décision créatrice de droit. D’autre part, il résulte des dispositions citées au point 4 qu'un fonctionnaire ne peut être placé en congé de longue durée qu’après avoir épuisé ses droits à congé de longue maladie rémunéré à plein traitement et que la période de congé de longue maladie à plein traitement doit être décomptée, lorsque ce congé a été attribué au fonctionnaire au titre de l’affection ouvrant droit ensuite au congé de longue durée, comme une période de congé de longue durée.

9. Il ressort des pièces du dossier que si l’arrêté du 10 octobre 2023 prononce implicitement le retrait de l’arrêté initial plaçant M. E... en CLM plein traitement, il a également pour objet de le placer en CLD à plein traitement pour la même période conformément aux dispositions de l’article L. 822-14 du code général de la fonction publique de sorte qu’il ne porte pas atteinte aux droits que M. E... tirait de l’arrêté initial et ne peut être regardé sur ce point comme retirant une décision créatrice de droit. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration doit donc être écarté.

10. En deuxième lieu, les décisions administratives ne peuvent légalement disposer que pour l'avenir. S'agissant des décisions relatives à la carrière des fonctionnaires ou des militaires, l'administration ne peut, en dérogation à cette règle générale, leur conférer une portée rétroactive que dans la mesure nécessaire pour assurer la continuité de la carrière de l'agent intéressé ou procéder à la régularisation de sa situation. En l’espèce, en plaçant M. E... en congé de longue durée dès le 25 août 2020 conformément à la règle de computation des congés de longue maladie et de longue durée, l’administration a entendu régulariser sa situation en le plaçant dans une situation statutaire régulière. Par suite, le moyen tiré de la rétroactivité illégale doit être écarté.

11. En troisième lieu, conformément au principe rappelé au point 8, l’administration devait le placer en congé de longue durée pour cette période, à l’issue de son CLM plein traitement. Si le département l’a maintenu en CLM pour sa deuxième année et ne l’a placé en CLD qu’au titre de la troisième année, l’arrêté du 10 octobre 2023 a pour objet et pour effet de le placer conformément à l’article L. 822-14 du code général de la fonction publique dans la situation statutaire régulière, à savoir en position de CLD dès le 25 août 2020 jusqu’au 24 août 2021. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 822-14 ne peut qu’être écarté.
S’agissant de la période du 25 août 2021 au 24 août 2022 :


12. En premier lieu, par l’arrêté en litige du 10 octobre 2023 M. E... a été placé rétroactivement en CLD plein traitement en lieu et place d’un CLM demi traitement, de sorte que la décision qu’il attaque lui attribue davantage de droit que celle qu’elle retire. Dans ces conditions, le moyen tiré du retrait illégal d’une décision créatrice de droits manque en fait et doit être écarté.


13. En deuxième et troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés aux points 10 et 11, les moyens tirés de la rétroactivité illégale et de la méconnaissance de l’article L. 811-12 du code général de la fonction publique doivent être écartés.


S’agissant de la période du 25 août 2022 au 24 août 2023 :


14. En premier lieu, par l’arrêté en litige du 10 octobre 2023 M. E... a été placé rétroactivement en CLD plein traitement en lieu et place d’un CLD plein traitement, de sorte qu’il ne porte pas atteinte aux droits qu’il tirait de l’arrêté initial et ne peut être regardé comme retirant une décision créatrice de droit. Dans ces conditions, le moyen tiré du retrait illégal d’une décision créatrice de droit doit être écarté.


15. En deuxième et troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés aux points 10 et 11, les moyens tirés de la rétroactivité illégale et de la méconnaissance de l’article L. 811-12 du code général de la fonction publique doivent être écartés.


S’agissant de la période courant à compter du 25 août 2023 :


16. En premier lieu, par l’arrêté en litige du 10 octobre 2023 M. E... a été placé rétroactivement en CLD demi traitement à titre conservatoire en lieu et place d’un CLD plein traitement décidé par arrêté du 7 août 2023, de sorte que cet arrêté porte atteinte au droit qu’il tirait de cet arrêté d’une rémunération à plein traitement. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu’en procédant à la régularisation de sa situation antérieure, le département a accordé conformément à l’article L. 822-15 du code général de la fonction publique cité au point 4, un congé de longue durée avec maintien du plein traitement pendant trois ans, période qui expirait au 24 août 2023 et à partir de laquelle le renouvellement du CLD ne pouvait l’être qu’à demi traitement. Dans ces conditions, en procédant au retrait d’une décision créatrice de droits illégale le 10 octobre 2023, moins de quatre mois après son édiction le 7 aout 2023, le département n’a pas entaché l’arrêté d’un retrait illégal.


17. En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration : « Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : (...) / 64° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; (...) ». Et aux termes de l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration : « Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable.».


18. D’une part, l’arrêté en litige retire implicitement l’arrêté initial du 7 août 2023. M. E... ne démontre ni même n’allègue avoir sollicité les motifs du retrait de cet arrêté, révélé par l’arrêté qu’il l’attaque. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté comme inopérant.


19. D’autre part, il ressort des pièces du dossier et notamment d’un échange de courriel entre le requérant et le service gestion ressources humaines du département que la requalification de son CLM en CLD et le passage du demi traitement à compter du 25 août 2023 ont été expliqués à M. E... qui a, ainsi, pu faire valoir ses observations. Par suite, le vice de procédure allégué manque en fait et doit être écarté.


20. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés aux points 10 et 11, les moyens tirés de la rétroactivité illégale et de la méconnaissance de l’article L. 811-12 du code général de la fonction publique doivent être écartés.


21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par M. E... contre les quatre arrêtés du département de l’Hérault du 10 octobre 2023 doivent être rejetées.


Sur les frais liés au litige :


22. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du département de l'Hérault, qui n’est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. E..., au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.


D E C I D E :




Article 1er : Les requêtes de M. E... sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... E... et au département de l’Hérault.


Délibéré après l'audience du 23 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Vincent Rabaté, président,
Mme Isabelle Pastor, première conseillère,

Mme Camille Doumergue, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2026.

La rapporteure,





I. C...Le président,





V. Rabaté

La greffière,




B. Flaesch



La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier, le 6 février 2026.


La greffière,




B. Flaesch


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