vendredi 22 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2307453 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LLINARES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 décembre 2023, Mme C E, représentée par ses parents M. B G E et Mme A D par Me Llinares, avocate, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, composées de l'hébergement et de l'allocation pour demandeur d'asile, dans un délai de deux jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre à l'OFFI de la maintenir avec sa famille dans l'hébergement du CADA Astrolabe situé au 47, rue du Faubourg Saint-Jaumes à Montpellier (34000) ;
4°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil qui s'engage, dans ce cas, à renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Elle soutient que :
- l'urgence est caractérisée du fait de sa vulnérabilité, de l'absence de ressources et du risque certain et imminent de sortie du CADA ;
- la décision lui refusant les conditions matérielles d'accueil porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile et à l'intérêt supérieur de l'enfant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montpellier a désigné M. F pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ". Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de Mme E au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions en injonction :
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". L'article L. 522-3 du même code énonce : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée (). ".
3. Une demande présentée sur le fondement de l'article L. 521-2 précité du code de justice administrative implique, sous réserve que les autres conditions posées soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise, dans les quarante-huit heures. La condition d'urgence s'apprécie objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce.
4. Il résulte de l'instruction que M. B G E et Mme A D, ressortissants libériens, parents de l'enfant C E née le 27 janvier 2023 et de l'enfant Crixus Louis, né le 31 décembre 2019, ont vu leurs demandes d'asile rejeté par la Cour nationale du droit d'asile, le 11 octobre 2023. Le 28 novembre 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration a notifié une décision refusant à Mme C E les conditions matérielles d'accueil.
5. Il ne résulte pas de l'instruction que M. E, Mme D et leurs deux enfants seraient dans l'obligation de quitter l'hébergement mis à leur disposition. Ainsi, l'existence d'une situation d'urgence qui impliquerait qu'une mesure tendant à sauvegarder une liberté fondamentale soit prise dans les quarante-huit heures, n'est pas établie. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter les conclusions de Mme E présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
6. L'Office français de l'immigration et de l'intégration n'étant pas dans la présente instance la partie perdante, les conclusions présentées par Mme E sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
O R D O N N E
Article 1er : Mme E n'est pas admise à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête en référé présentée pour Mme E est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B G E et à Mme A D.
Fait à Montpellier, le 22 décembre 2023.
Le juge des référés,
F. F
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 22 décembre 2023,
La greffière,
C. Touzet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026