lundi 29 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2400428 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | FORUM REFUGIES - CENTRE DE RETENTION ADMINISTRATIVE DE SETE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 janvier 2024, complétée par des pièces le 25 janvier 2024, M. E C, représenté par Me Jacquinet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 janvier 2024 par lequel le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de deux ans ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 000 euros à verser à son conseil sous réserve d'une renonciation expresse à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un vice d'incompétence de son auteur ;
- elle a été prise en violation de son droit à être entendu garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et par les principes généraux des droits de la défense ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans :
- elle est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle est illégale car fondée sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- des considérations humanitaires faisaient obstacle à ce que le préfet édicte une interdiction de retour sur le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour et de ce que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ; elle présente un caractère disproportionné au regard de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2024, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Couégnat, première conseillère, dans les fonctions de magistrate chargée du contentieux des mesures d'éloignement.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Couégnat, magistrate désignée,
- les observations de Me Jacquinet, avocat de M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens, et fait valoir notamment la durée de son séjour en France et son insertion, ainsi que les circonstances qu'il ne peut être regardé comme ayant entendu se soustraire à la précédente mesure d'éloignement et que la préfecture n'établit pas que son comportement représenterait une menace pour l'ordre public,
- et les observations de M. C.
1. M. E C, ressortissant guinéen né le 23 avril 2004, a été interpellé par les services de police le 20 janvier 2024 au domicile de Mme B, à la suite d'un appel pour une tentative de suicide et une rixe, et la consultation des fichiers a révélé qu'il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français datée du 9 novembre 2022. Par un arrêté du 21 janvier 2024, le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire à destination de son pays d'origine et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. M. C a été placé en rétention administrative et y a été maintenu par une ordonnance du juge des libertés et de la détention. Par sa requête, il demande l'annulation de l'arrêté du 21 janvier 2024.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. () ". En l'espèce, en raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. La décision attaquée a été signée par Mme A D, sous-préfète chargée de mission auprès du préfet du Var, secrétaire générale adjointe de la préfecture du Var, en vertu de la délégation, visée par l'arrêté, que le préfet du Var lui a donnée, par l'article 3 de l'arrêté du n° 2023/48/MCI du 21 août 2023 publié au recueil des actes administratifs n°156 du même jour, à l'effet de signer notamment tous actes, décisions en matière de police des étrangers, en cas d'absence ou d'empêchement du secrétaire général de la préfecture du Var et de la directrice de cabinet du préfet du Var. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le secrétaire général et la directrice de cabinet du préfet du Var n'auraient pas été absents ou empêchés à la date du 21 janvier 2024. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'incompétence de son auteur manque en fait et doit être écarté.
4. Aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Il résulte aussi de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union et qu'il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré, lequel se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
5. Il résulte de ce qui a été dit au point 4 que M. C ne peut utilement soutenir que la décision attaquée, prise par une autorité d'un Etat membre, méconnaît l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. En revanche, il peut utilement invoquer à l'appui de la décision contestée la méconnaissance du droit d'être entendu, lequel fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Cependant, il ressort des pièces du dossier qu'au cours de sa garde à vue, M. C a été entendu sur sa situation administrative par les services de polices le 21 janvier 2024. Il en ressort également qu'au cours de cette audition l'intéressé a, contrairement à ce qu'il soutient, été informé de ce qu'il était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement ainsi que d'un placement en rétention, qu'il a été mis à même de présenter ses observations. M. C a donc été mis en mesure d'exposer de manière effective l'ensemble des observations sur sa situation qu'il estimait utile et qui aurait été susceptible d'influer sur le prononcé ou les modalités de la mesure d'éloignement envisagée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu découlant des droits de la défense, principe général du droit de l'Union européenne doit être écarté.
6. La décision est fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les circonstances que si M. C, qui ne justifie pas d'une entrée régulière, a déposé une demande de titre de séjour, il n'a pas répondu à la demande de pièces adressée par les services de la préfecture et son dossier a été classé sans suite. L'arrêté mentionne qu'il a alors fait l'objet par arrêté du 9 novembre 2022 d'une première obligation de quitter le territoire français. L'obligation de quitter le territoire français contestée mentionne ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Elle est donc suffisamment motivée, même si le préfet, qui a procédé à l'examen des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé, n'a pas fait état de certains éléments de sa situation, quant à sa scolarité, ses diplômes et ses recherches d'emploi. Le moyen tiré du défaut de motivation doit donc être écarté.
7. Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. C, dont la date d'entrée n'est pas justifiée, a été placé provisoirement à l'aide sociale à l'enfance le 9 juillet 2020 puis par jugement rendu le 28 mai 2021 par la juge des enfants du tribunal judiciaire de Toulon, jusqu'au 23 avril 2022 date de sa majorité, qu'il a ensuite conclu avec le département du Var un contrat jeune majeur jusqu'au 24 octobre 2022, par lequel il s'engageait notamment à faire les démarches nécessaires à l'obtention d'un titre de séjour. S'il a suivi des formations et travaillé en tant qu'apprenti plusieurs mois en 2021 ainsi qu'en 2022, il ressort des pièces du dossier que sa demande de titre de séjour a été classée sans suite faute de transmission de pièces demandées et qu'il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire par arrêté du 9 novembre 2022. M. C, âgé d'un peu moins de 20 ans à la date de la décision attaquée, est célibataire et sans charge de famille et n'a séjourné régulièrement en France que moins de deux ans et demi. S'il évoque une relation avec une ressortissante marocaine en situation régulière, il ne produit qu'une simple attestation d'hébergement depuis février 2023, ne permettant pas d'établir la réalité d'une relation stable, qui serait en tout état de cause très récente. Il n'est en outre pas isolé dans son pays d'origine où résident selon ses déclarations sa mère son frère et ses sœurs. Dans ses conditions, eu égard à la durée et aux conditions de son séjour en France, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en l'obligeant à quitter le territoire français, au regard du but poursuivi par la mesure d'éloignement. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans :
9. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Selon l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour fixer la durée de l'interdiction de retour, " l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
10. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 3, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'incompétence de son auteur manque en fait et doit être écarté.
11. M. C, qui n'établit pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de l'interdiction de retour.
12. M. C s'est vu refuser tout délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. S'il se prévaut de ce qu'il n'a fait l'objet d'aucune condamnation pénale et que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public, ces circonstances ne sauraient constituer des circonstances humanitaires faisant obstacle au prononcé d'une interdiction de retour. Il ne justifie pas davantage de l'existence de telles circonstances en se bornant à soutenir que le prononcé d'une interdiction de retour aurait pour conséquence l'impossibilité d'obtenir un visa ou un titre de séjour. Ainsi qu'il l'a été dit au point 8, M. C, qui ne justifie pas de sa date d'entrée sur le territoire français, s'y maintient irrégulièrement depuis le 9 novembre 2022 et n'établit pas la réalité de la relation évoquée avec une ressortissante marocaine. Il n'est pas isolé dans son pays d'origine. Par suite, et même si la présence de l'intéressé ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a suivi une formation en apprentissage, le préfet n'a pas, en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans méconnu l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commis une erreur d'appréciation. En outre, la décision en litige prise pour la durée précitée n'apparaît pas disproportionnée.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de l'arrêté du 21 janvier 2024 du préfet du Var doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté contesté, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de M. C à fin de réexamen de sa situation administrative ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme quelconque au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : M. E C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, au préfet du Var et à Me Jacquinet.
Lu en audience publique le 29 janvier 2024.
La magistrate désignée,
M. CouégnatLe greffier,
D. Martinier
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 29 janvier 2024
Le greffier,
D. Martinier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026