mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2400491 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | DELCHAMBRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 25 janvier et le 29 janvier 2024, M. B A, représenté par Me Delchambre, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 23 janvier 2024 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et prononcé une interdiction de retour pour une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales de lui délivrer un titre de séjour " salarié " ou " travailleur temporaire " ou, à titre subsidiaire, d'examiner sa demande ;
4°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de lui accorder un délai de départ volontaire de six mois et de prononcer une interdiction de retour d'une durée plus courte ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à son conseil, au titre des frais du litige.
Il soutient que :
Sur l'ensemble des décisions :
- elles ont été prises par une autorité incompétente ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
Sur la décision d'éloignement :
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car il peut prétendre à un titre de séjour sur ce fondement ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales car il vit avec son frère et sa famille vit à Rennes ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa vie privée et familiale ;
Sur la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
- elle est irrégulière car il ne présente pas de risque de fuite et il est hébergé par son frère ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision d'interdiction de retour :
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant aux circonstances humanitaires et à la durée fixée car il a des attaches sur le territoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 janvier 2024, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Lesimple, première conseillère, dans les fonctions de magistrate chargée du contentieux des mesures d'éloignement.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Madame Lesimple, magistrate désignée ;
- les observations de Me Delchambre, représentant M. A ;
- et les observations de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 27 janvier 2024 le préfet des Pyrénées-Orientales a pris à l'encontre de M. A, ressortissant algérien né en 1993, un arrêté portant obligation de quitter le territoire sans délai, fixant le pays à destination duquel il pourra, le cas échéant, être reconduit d'office et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. M. A demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la présente requête, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
4. Par arrêté du 6 novembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 9 novembre 2023, produit aux débats, le préfet des Pyrénées-Orientales a donné délégation à M. D C, directeur de la citoyenneté et de la migration, à l'effet de signer les décisions de mise en œuvre des mesures concernant l'éloignement des ressortissants étrangers en situation irrégulière. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de M. C pour signer les décisions en litige doit être écarté.
5. Le préfet a exposé les circonstances de droit et de faits qui fondent l'ensemble des décisions prises à l'encontre de M. A permettant à ce dernier d'utilement les contester. Si le requérant conteste que lui soient opposés l'absence de dépôt d'une demande de titre de séjour ainsi que le défaut de garanties de représentation suffisantes, le caractère suffisant de la motivation ne se confond pas avec le bien fondé de ses motifs. En tout état de cause, M. A n'établit pas avoir déposé une demande de titre de séjour et il ressort des pièces du dossier qu'il est connu des services de la préfecture sous un autre alias. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté doit donc être écarté.
En ce qui concerne la décision d'éloignement :
6. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
7. Par ailleurs, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Le préfet, qui a fondé sa décision sur les dispositions citées au point 6 du présent jugement, expressément visées, a précisé que l'intéressé, qui déclare être venu en France pour la première fois en février 2020, n'a jamais sollicité de titre de séjour et a fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement le 13 novembre 2021 et le 4 mai 2022, assorties d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans puis d'un an. Il a également relevé que l'intéressé était défavorablement connu des services de police pour des faits de vol par effraction dans un local d'habitation ou un lien d'entrepôt, détention, transport et acquisition non autorisée de stupéfiants, violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité et enfin, vol avec arme.
9. Si M. A soutient être hébergé par son frère, titulaire d'un certificat de résidence, il est célibataire, sans charge de famille et a déclaré avoir le reste de sa famille dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie. S'il fait désormais valoir que ses grands-parents et sa tante résident à Rennes, il n'établit pas entretenir avec eux des liens d'une particulière intensité ni n'allègue être isolé dans son pays d'origine. Par ailleurs, s'il justifie d'un enregistrement au registre des commerces et des sociétés et du paiement de droits afin d'exercer une activité de vendeur ambulant, son activité professionnelle est limitée puisque son revenu fiscal de référence, au titre de l'année 2022, est de 328 euros. En tout état de cause, les éléments produits ne permettent pas de conclure à son intégration professionnelle, économique ou sociale sur le territoire. Dès lors, c'est sans méconnaître les stipulations visées au point 7 du présent jugement ou commettre d'erreur manifeste d'appréciation au regard de sa vie privée et familiale que le préfet a pu prendre la décision en litige.
10. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ", lorsque la loi prescrit l'attribution de plein droit d'un titre de séjour à un étranger, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français.
11. Si le requérant fait valoir qu'il peut prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'établit pas avoir présenté une demande en ce sens alors qu'il résulte de ce qui précède que son activité professionnelle demeure limitée. Surtout, ces dispositions ne prescrivent pas la délivrance d'un titre de plein droit mais laissent à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels que celui-ci fait valoir. Dès lors, en soutenant pouvoir obtenir un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile le requérant n'établit pas l'irrégularité de la décision en litige.
En ce qui concerne la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire :
12. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L. 612-3 du même code précise que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
13. Si le requérant conteste le risque de fuite identifié par le préfet sur le fondement des dispositions précitées, il ressort des pièces du dossier qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour depuis son arrivée irrégulière en France et qu'il a fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement qu'il ne justifie pas avoir exécutées. Par ailleurs, si le requérant conteste la menace à l'ordre public que son comportement constitue, il ressort des pièces du dossier que les deux précédentes mesures d'éloignement prises à son encontre l'ont été après son interpellation par les services de police pour des faits délictuels. En tout état de cause, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision en se fondant sur le seul risque de fuite. Dans ces conditions, et alors que la seule circonstance qu'il puisse être effectivement hébergé par son frère ne permet pas d'exclure un tel risque, le préfet n'a pas méconnu les dispositions précitées en refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
14. M. A, célibataire et sans charge de famille a vécu la majeure partie de sa vie en Algérie où il n'allègue pas être isolé alors qu'il ne justifie pas d'attache d'une particulière intensité sur le territoire français à l'exception de son frère. Par ailleurs, il ne justifie pas avoir transféré en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. Dès lors, la décision fixant l'Algérie comme pays de destination ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales citées au point 7 du présent jugement.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour :
15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". L'article L. 612-10 du même code précise que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
16. M. A ne fait état d'aucune considération humanitaire, au sens des dispositions précitées, qui justifierait que ne soit pas prononcée une interdiction de retour sur le territoire français. Par ailleurs, il résulte des éléments précités qu'à l'exception de son frère, il ne justifie pas d'attache familiale ou sociale sur le territoire. Enfin, alors qu'il n'a jamais fait de démarche en vue de régulariser son séjour, il n'établit pas avoir exécuté les deux précédentes mesures d'éloignement prises à son encontre. Dès lors, le préfet n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées en prononçant une interdiction de retour d'une durée de deux ans.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 23 janvier 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d'une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de deux ans et fixant le pays de destination. Le rejet des conclusions à fin d'annulation du requérant implique, par voie de conséquence, le rejet de ses conclusions présentées à fin d'injonction et au titre des frais du litige.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête présentée par M. A est rejeté.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. B A, au préfet des Pyrénées-Orientales et à Me Delchambre.
Décision rendue publique par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.
La magistrate désignée,
A. Lesimple
Le greffier,
D. Martinier
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 30 janvier 2024.
Le greffier,
D. Martinier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026