lundi 29 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2400527 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | CAZANAVE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 25 janvier et le 29 janvier 2024, M. A se disant Piotr B, représenté par Me Cazanave, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2024 par lequel le préfet de l'Ariège lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trente-six mois;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Ariège de lui accorder une autorisation provisoire de séjour et de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) d'enjoindre au préfet de l'Ariège de prendre toute mesure propre à mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 250 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat, ou à défaut d'aide juridictionnelle de verser cette somme au requérant sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;
Il soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
- elles ont été signées par une autorité incompétente, l'arrêté du 15 novembre 2023 par lequel le préfet lui a donné délégation n'a pas été signé conformément aux dispositions du code des relations entre le public et l'administration ;
- il ne ressort pas des éléments du dossier qu'il aurait bénéficié du droit d'être entendu.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'ancien article L.513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle, la durée d'interdiction de retour est disproportionnée ;
- le préfet a fait une inexacte application de l'article L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'existence d'attaches familiales dans le pays d'origine ne constitue pas un critère légal d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 janvier 2024, le préfet de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Viallet, conseillère, dans les fonctions de magistrate chargée du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Viallet, magistrate désignée ;
- les observations de Me Mallet, substituée à Me Cazanave, représentant M. B, présent, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ;
- et les observations de M. B, assisté de Mme C, interprète en langue russe.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application de l'article R.776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A se disant M. B, ressortissant ukrainien né le 5 décembre 1981, déclare être entré irrégulièrement en France le 9 juillet 2015 démuni de tout document d'identité et de voyage. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 31 mars 2016 confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile le 7 mars 2017. Il a fait l'objet d'arrêtés lui faisant obligation de quitter le territoire le 26 avril 2017, le 9 mars 2019 et le 25 mars 2021. Par sa requête il demande d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2024 par lequel le préfet de l'Ariège lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trente-six mois.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre M. A se disant M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :
4. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par M. Jean-Philippe Dargent, secrétaire général de la préfecture de l'Ariège, qui a reçu, par arrêté du 15 novembre 2023 publié au recueil des actes administratifs n°09-2023-144 de la préfecture le même jour, délégation de signature à l'effet de signer les décisions attaquées. Si le requérant se prévaut des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration selon lequel : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. ", et de l'article L. 212-3 du même code, aux termes duquel : " Les décisions de l'administration peuvent faire l'objet d'une signature électronique () ", la circonstance que la publication de l'arrêté au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture ne comporte que la mention " signé " sous les prénom, nom et qualité de son auteur, n'est pas de nature à remettre en cause la compétence de l'auteur de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ".
6. Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne C-383/13 PPU du 10 septembre 2013 qu'une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision. En l'espèce, le requérant, auditionné notamment sur sa situation administrative par les services de la gendarmerie nationale le 24 janvier 2024, ne précise pas en quoi il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il a été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne fût pris l'arrêté contesté et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle aux mesures prises à son encontre. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige méconnaîtrait son droit d'être entendu doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré irrégulièrement en France le 9 juillet 2015 et s'y maintient depuis en dépit du rejet de sa demande d'asile confirmé le 7 mars 2017 et de trois mesures d'éloignement successivement prononcées à son encontre le 26 avril 2017, le 9 mars 2019 et le 25 mars 2021. S'il fait valoir qu'il vit en France avec son épouse, ressortissante ukrainienne, qu'il a exercé le métier de chauffeur livreur d'avril 2019 à juillet 2020 en contrat à durée indéterminée avant que l'entreprise ne soit mise en liquidation judiciaire, et se prévaut de son implication en tant que bénévole dans les associations " Diversité " et " Playing for Change Occitanie ", ces éléments à eux seuls ne suffisent pas à démontrer qu'il aurait fixé en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. En outre, M. B, qui soutient être orphelin et fils unique, ne démontre pas être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge de trente-trois ans. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné le 8 mars 2019 par le tribunal correctionnel de Foix à deux mois d'emprisonnement pour vol en récidive, et a été placé en garde à vue le 24 janvier 2024 pour défaut de permis en récidive, défaut d'assurance et de contrôle technique valide. Dans ces conditions, l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point qui précède, cette décision ne peut être regardée comme entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle et le moyen doit par suite être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
10. En premier lieu, il résulte de tout ce qui précède que le moyen, soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
11. En deuxième lieu, l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Et aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. M. B soutient qu'il encourt un risque en cas de retour sur le territoire ukrainien eu égard au conflit qui s'y déroule depuis février 2022. Toutefois, le requérant se borne à rappeler la situation de guerre en Ukraine sans justifier en quoi il serait personnellement exposé à des menaces pour sa vie ou sa liberté ou à des risques de traitements inhumains et dégradants dans son pays d'origine. D'ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé aurait introduit une demande d'asile ou de protection subsidiaire depuis le début du conflit. Il appartient néanmoins au préfet, eu égard à l'évolution du conflit en Ukraine, de vérifier si la situation fait obstacle à l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire vers ce pays. Au demeurant, l'arrêté précise également qu'il peut être reconduit à destination de tout pays dans lequel il sera légalement admissible, lui permettant ainsi de présenter devant les autorités chargées de l'exécution de son éloignement sa demande d'être éloigné vers un autre pays que l'Ukraine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations et dispositions doit être écarté.
13. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point qui précède, cette décision ne peut être regardée comme entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle du requérant et le moyen doit par suite être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, il résulte de tout ce qui précède que le moyen, soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français français doit être écarté.
15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code: " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
16. Il ressort des termes de l'arrêté que le préfet a décidé de prononcer, sur le fondement de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité, une interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trente-six mois. Si le préfet indique " qu'en tout état de cause, il a conservé de fortes attaches en Ukraine où il reconnaît avoir ses parents proches " ce motif surabondant sans lequel la même décision aurait été prise, n'entache pas d'erreur de droit la décision litigieuse.
17. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8, l'interdiction de retour en France durant trois ans qui lui a été faite n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et ne présente pas une durée disproportionnée.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de l'arrêté du 24 janvier 2024 doivent être rejetées, ainsi que par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DECIDE :
Article 1er : M. A se disant M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A se disant Piotr B, au préfet de de l'Ariège et à Me Cazanave.
Lu en audience publique le 29 janvier 2024.
La magistrate désignée,
ML. Viallet
Le greffier
D. Martinier
La République mande et ordonne au préfet de l'Ariège en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 29 janvier 2024
Le greffier
D. Martinier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026