lundi 12 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2400757 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | FORUM REFUGIES - CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE PERPIGNAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 février 2024, M. B F, représenté par Me Berry, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, avant dire droit, la communication de son entier dossier par la préfecture des Pyrénées-Orientales ;
3°) d'annuler l'arrêté du 6 février 2024 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de renvoi et prononcé une interdiction de retour de deux ans ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ce règlement emportant renonciation de l'indemnité versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'erreur de fait et d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
Sur le refus de délai de départ volontaire :
- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 612-2 et L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ; il n'existe pas de risque qu'il se soustrait à la mesure d'éloignement ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est disproportionnée au regard de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 février 2024, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 en matière de séjour et d'emploi ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Villemejeanne, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 12 février 2024 :
- le rapport de Mme Villemejeanne, magistrate désignée ;
- les observations de Me Berry, représentant M. F, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et de M. F, assisté de M. D, interprète en langue arabe.
- le préfet des Pyrénées-Orientales n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A se disant F, ressortissant marocain né le 7 février 1993, actuellement placé au centre de rétention administrative de Perpignan, demande l'annulation de l'arrêté du 6 février 2024, par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de deux ans.
Sur les conclusions tendant à la production, par le préfet, de l'entier dossier du requérant :
2. Aux termes de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin () la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le préfet des Pyrénées-Orientales a communiqué au tribunal l'ensemble des pièces sur la base desquelles a été pris l'arrêté contesté et que ces productions ont été communiquées au conseil de M. F. Dans ces conditions, les conclusions de ce dernier tendant à obtenir son dossier ne peuvent qu'être rejetées.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
4. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ".
5. En raison de l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la présente requête, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. F au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, la décision contestée a été signée par M. E C, directeur de la citoyenneté et de la migration au sein de la préfecture des Pyrénées-Orientales. Ce dernier a reçu délégation à cet effet par arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 6 novembre 2023, publié le 9 novembre 2023 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture des Pyrénées-Orientales. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'obligation de quitter le territoire français manque en fait et doit être écarté.
7. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; (). ".
8. Pour obliger M. F à quitter le territoire français, le préfet a relevé que l'intéressé figurait au fichier informatisé des empreintes digitales sous l'identité de M. G né le 1er janvier 1995, à Belkacem au Maroc, à raison de faits signalés le 30 janvier 2014 de " port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D ". Eu égard à la date des faits signalés et alors qu'il n'est pas établi ni soutenu par le préfet que ces faits auraient donné lieu à une condamnation ni même à des poursuites, cette seule circonstance est insuffisante pour considérer qu'en l'espèce M. F représente une menace pour l'ordre public. En revanche, il ressort des pièces du dossier que le requérant qui se trouvait à bord d'un bus dans le sens France-Espagne a été remis aux services de police aux frontières du Perthus par les autorités espagnoles après leur refus d'entrée sur le territoire espagnol. Il n'est pas contesté par M. F que, comme l'a également relevé le préfet, il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français où il s'est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Sa situation entre donc dans le champ des dispositions précitées du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour ce seul motif, le préfet pouvait légalement l'obliger à quitter le territoire français. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la présence en France de M. F ne constituerait pas une menace pour l'ordre public doit donc être écarté.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Selon l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ;() 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
10. D'une part, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que pour refuser un délai de départ volontaire à M. F, le préfet de ne s'est pas fondé sur la menace à l'ordre public que constituerait son comportement, mais sur l'existence d'un risque de fuite. Dans ces conditions, le requérant ne peut utilement soutenir, pour demander l'annulation de la décision attaquée, que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public.
11. D'autre part, il ressort de la lecture de l'arrêté attaqué que pour refuser d'accorder à M. F un délai de départ volontaire, le préfet s'est fondé sur les dispositions précitées du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur celles des 1°, 4° et 8° de l'article L. 612-3 du même code. Le requérant soutient qu'il entendait seulement rejoindre l'Espagne et non séjourner en France de sorte qu'il n'aurait pas eu l'intention de faire obstacle à la mesure d'éloignement. Cependant, ainsi qu'il a été dit, le requérant ne justifie pas être entré régulièrement en France ni avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour. En outre, à la date de la décision attaquée, il n'a pas été en mesure de présenter de passeport ou de document de voyage en cours de validité. Dans ces conditions, le risque de soustraction à la nouvelle mesure d'éloignement prononcée le 6 février 2024 pouvait donc être regardé comme établi pour ces seuls motifs. Le moyen tiré de l'absence de caractérisation du risque de fuite et de méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ". Et aux termes de l'article L. 613-2 du même code : " () les décisions d'interdiction de retour () prévues aux articles L. 612-6, () sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
13. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
14. La décision en litige vise les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle précise que l'intéressé, entré en France très récemment, s'y maintient irrégulièrement, sans pouvoir justifier de liens personnels et familiaux anciens intenses et stables sur le territoire et que son comportement constitue par ailleurs une menace pour l'ordre public. Cette motivation permet d'attester de la prise en compte de l'ensemble des critères prévus par la loi. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'interdiction de retour doit donc être écarté.
15. En deuxième lieu, M. F qui a déclaré, sans l'établir, provenir d'Allemagne et vouloir se rendre en Espagne, séjourne irrégulièrement dans l'espace Schengen et n'apparaît nullement inséré socialement en France. M. F, dont la présence en France est récente, ne justifie pas d'attaches familiales sur le territoire français tandis que ses quatre sœurs et deux frères vivent au Maroc. A supposer même que son comportement ne puisse être regardé comme une menace à l'ordre public, l'ensemble des circonstances propres à la situation du requérant, sont de nature, à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour sur le territoire pour une durée deux ans, qui n'est pas disproportionnée.
16. En dernier lieu, eu égard aux motifs qui précèdent, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. F doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction doivent donc être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme que M. F demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E
Article 1 er : M. F est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F, à Me Berry et au préfet des Pyrénées-Orientales.
Lu en audience publique le 12 février 2024.
La magistrate désignée,
P. VILLEMEJEANNELa greffière,
C. TOUZET
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées orientales en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 12 février 2024
La greffière,
C. TOUZET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026