mardi 21 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2401564 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | DELCHAMBRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 mars 2024 et un bordereau de pièce enregistré les 2 avril et 6 mai 2024, M. B A, représenté par Me Delchambre, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2024-66-0385 du 15 mars 2024 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé la Russie comme pays à destination duquel il serait reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", ou, à défaut, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler dans un délai de 30 jours à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à défaut, de lui enjoindre de procéder au réexamen de sa demande dans les mêmes conditions de délai, et dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de huit jours suivant la notification de la décision à intervenir :
3°) si l'obligation de quitter le territoire français est confirmée, de lui accorder un délai de six mois ;
4°) si l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour sur le territoire français sont confirmées, de ramener l'interdiction de retour sur le territoire français à une plus courte durée ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- son droit à être entendu a été méconnu en méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et des principes généraux du droit de l'Union européenne dès lors qu'il remplit les conditions pour être régularisé en application du 3° de l'article L. 611-3 du code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur l'absence de délai de départ volontaire :
- cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est disproportionnée eu égard à sa situation personnelle et familiale.
Le préfet des Pyrénées-Orientales a produit un bordereau de pièces qui a été enregistré le 15 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau, premier conseiller,
- et les observations de Me Delchambre, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant russe né le 19 juin 1985, a été contrôlé le 14 mars 2024 par les services de gendarmerie et placé en garde à vue pour des faits d'infraction au code de la route. Il demande au tribunal d'annuler l'arrêté n° 2024-66-0385 du 15 mars 2024 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé la Russie comme pays à destination duquel il serait reconduit d'office, l'a assigné à résidence et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur les conclusions en annulation :
2. L'arrêté attaqué comportent les considérations de droits et de fait qui en constituent le fondement, notamment le rejet de ses demandes d'asile, les précédentes mesures d'éloignements dont M. A a fait l'objet, sa situation familiale et la présence des trois enfants du couple. Par ailleurs, et contrairement à ce que soutient le requérant, il ressort des termes mêmes des décisions attaquées que le préfet des Pyrénées-Orientales a tenu compte de l'évolution de sa situation dès lors qu'il mentionne la naissance d'un troisième enfant le 11 février 2019. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen réel et complet de la situation de M. A doit être écarté. Si le requérant critique la pertinence des motifs retenus par le préfet en arguant d'une contradiction, une telle critique demeure sans incidence sur le respect de l'obligation formelle de motivation.
3. Aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un Etat membre est inopérant.
4. Toutefois, il résulte également de la jurisprudence de la Cour de Justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
5. L'arrêté attaqué vise le procès-verbal établi pour conduite sans permis qui a été établi par les services de la gendarmerie de Saint-Estève le 14 mars 2024 sous le n° 2024/32 et mentionne les déclarations de M. A à cette occasion. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A aurait été empêché de présenter des observations devant les services de la préfecture des Pyrénées-Orientales susceptibles d'influer sur le contenu de la décision attaquée. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
6. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable à la date de la décision en litige : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans () ".
7. M. A, qui a notamment fait l'objet d'un arrêté du 7 novembre 2014 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français en fixant le pays de destination, d'un arrêté du 24 février 2017 de cette même autorité l'obligeant à quitter sans délai le territoire français à destination de son pays, l'assignant à résidence et prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans et d'un arrêté du 1er octobre 2020 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans et l'assignant à résidence, ne justifie pas résider régulièrement en France depuis plus de dix ans. Dès lors, sa situation n'entre pas dans le champ des dispositions invoquées du 3° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pouvant faire obstacle à son éloignement. Ce moyen doit donc être écarté.
8. M. A, qui depuis l'arrêté du 7 novembre 2014 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français en fixant le pays de destination, n'a entrepris aucune démarche en vue de régulariser sa situation, se maintenant ainsi délibérément en situation irrégulière sur le territoire français, ne peut utilement se prévaloir des dispositions des articles L. 423-23 et L. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives au séjour en France des étrangers à l'encontre de la mesure d'éloignement attaquée.
9. Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance - 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Le requérant fait valoir qu'il vit en France avec son épouse et leurs trois enfants depuis 12 ans, que la famille est socialement intégrée et ses enfants scolarisés. Toutefois et comme il vient d'être dit, M. A a fait l'objet de refus de titre de séjour et de mesures d'éloignement non exécutés. Sa conjointe est également en situation irrégulière comme il l'a indiqué dans ses déclarations faites aux services de police. Il n'est pas dépourvu d'attaches familiales en Russie où réside notamment sa mère et où la cellule familiale peut s'y reconstituer dans la mesure où tous ses membres possèdent la nationalité russe. Par suite, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, le préfet n'a pas porté au droit de M. A, âgé de 38 ans, au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté, de même que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement sur la situation de M. A.
11. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentations suffisantes, notamment parce () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
12. M. A a déjà fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement, validées par le présent tribunal, qu'il n'a pas exécutées, motif qui à lui seul permettait au préfet des Pyrénées-Orientales de ne pas accorder de délai de départ volontaire à l'intéressé quand bien même il présenterait des garanties de représentation suffisantes. En outre, le requérant a expressément déclaré s'opposer à tout retour vers son pays d'origine. Le risque de fuite peut être regardé comme établi. Si M. A soutient que les agissements qui lui sont reprochés, inscrits dans le fichier automatisé des empreintes digitales (Faed), n'ont pas donné lieu à des condamnations pénales, la menace à l'ordre public que constitue son comportement ne dépend pas exclusivement d'une condamnation pénale et il appartient au juge administratif d'apprécier la matérialité des faits et la nature du comportement de l'étranger concerné au regard de l'ordre public. L'arrêté en litige fait état de plusieurs signalements délictueux commis par l'intéressé entre 2015 et 2022, au nombre de cinq, dont celui-là même, réitéré, de conduite sans permis, qui est à l'origine de son interpellation. Par suite, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la présence en France de M. A constitue une menace à l'ordre public et en décidant, en conséquence, de ne pas lui accorder un délai de départ volontaire.
13. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ()". Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
14. M. A qui ne s'est pas vu accorder un délai de départ volontaire entre dans les prévisions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans lequel le préfet assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. Sa situation personnelle et familiale, telle que décrite précédemment, ne constitue pas une circonstance humanitaire faisant obstacle à qu'une interdiction de retour sur le territoire français soit prononcée à son encontre au sens des dispositions précitées de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que, défavorablement connu des services de police, son comportement représente une menace pour l'ordre public. Par suite, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prononçant à son égard une interdiction de retour sur le territoire français dont la durée de deux ans ne revêt pas un caractère disproportionné.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A, au préfet des Pyrénées-Orientales et à Me Delchambre.
Délibéré après l'audience du 7 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, présidente,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère,
M. Rousseau, premier conseiller,
Décision rendue publique par mise à disposition au greffe le 21 mai 2024.
Le rapporteur,
M. Rousseau
La présidente,
S. Encontre La greffière,
C. Arce
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 21 mai 2024
La greffière,
C. Arce
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026