jeudi 30 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2401696 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | MOULIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 mars et 7 mai 2024, ce dernier n'a pas été communiqué, M. C A, représenté par Me Moulin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 mars 2024 par lequel le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a pris à son encontre une interdiction de circulation d'une durée de trois années ;
2°) d'enjoindre à l'autorité préfectorale de lui délivrer un titre de séjour ou subsidiairement de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle sous réserve pour cette dernière de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen complet ;
- le préfet ne démontre avoir saisi ni le procureur de la République, ni les services de police, pour s'enquérir des suites judiciaires données aux mentions du fichier TAJ, le privant ainsi d'une garantie ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant du refus de délai de départ volontaire :
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur de fait ;
- il est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de la durée de sa présence en France et de sa convocation à venir devant le tribunal correctionnel de Montpellier qui nécessite sa présence.
S'agissant de l'interdiction de circulation :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa durée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 avril 2024, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bayada, première conseillère,
- et les observations de Me Moulin représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant roumain né le 19 juillet 1965, a été interpellé le 18 mars 2024 et placé en garde-à-vue pour des faits de " vol par effraction dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt ". Par un arrêté du 19 mars 2024, dont il demande l'annulation, le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et pris à son encontre une interdiction de circulation pour une durée de trois années.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
2. A titre liminaire, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
3. En premier lieu, le préfet a développé les circonstances de droit et de faits qui fondent sa décision permettant au requérant d'utilement la contester. Il a notamment visé les dispositions précitées qui constituent le fondement légal de sa décision et développé la menace à l'ordre public que le comportement de M. A constitue. Enfin, il a étudié la situation familiale de l'intéressé eu égard à ses déclarations. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision en litige serait insuffisamment motivée doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la lecture de la décision attaquée ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet de l'Hérault n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. A.
5. En troisième lieu, l'article 40-29 du code de procédure pénale dispose que : " I. - Dans le cadre des enquêtes prévues à l'article 17-1 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995, aux articles L. 114-1, L. 114-2, L. 211-11-1, L. 234-1 et L. 234-2 du code de la sécurité intérieure et à l'article L. 4123-9-1 du code de la défense, les données à caractère personnel figurant dans le traitement qui se rapportent à des procédures judiciaires en cours ou closes, à l'exception des cas où sont intervenues des mesures ou décisions de classement sans suite, de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement devenues définitives, ainsi que des données relatives aux victimes, peuvent être consultées, sans autorisation du ministère public, par : () / 5° Les personnels investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'Etat. L'habilitation précise limitativement les motifs qui peuvent justifier pour chaque personne les consultations autorisées. Lorsque la consultation révèle que l'identité de la personne concernée a été enregistrée dans le traitement en tant que mise en cause, l'enquête administrative ne peut aboutir à un avis ou une décision défavorable sans la saisine préalable, pour complément d'information, des services de la police nationale ou des unités de la gendarmerie nationale compétents et, aux fins de demandes d'information sur les suites judiciaires, du ou des procureurs de la République compétents. ". Selon l'article 40-25 du même code, les données recueillies dans le cadre du traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé " traitement d'antécédents judiciaires " (ci-après TAJ), concernent notamment les personnes à l'encontre desquelles sont réunis, lors de l'enquête préliminaire, de l'enquête de flagrance ou sur commission rogatoire, des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'elles aient pu participer, comme auteurs ou complices, à la commission d'un crime, d'un délit ou de certaines contraventions de cinquième classe.
6. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de l'Hérault a relevé dans l'arrêté attaqué que M. A est défavorablement connu des services de police pour des faits de tentatives de vol par effraction et vol simple en 2014 et 2015 puis pour conduite d'un véhicule sans permis de conduire et défaut d'assurance le 21 janvier 2010, au regard de la consultation du fichier du TAJ sur le fondement des dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale. Cependant, il n'est pas contesté qu'aucune condamnation n'apparait correspondre à ces délits. En vertu de l'article 230-8 du code de procédure pénale, ce fichier peut comporter des données personnelles concernant les personnes mises en cause même en cas de décision de relaxe ou d'acquittement devenue définitive, de décision de non-lieu ou de classement sans suite. Aucune précision n'est donnée par les parties sur les faits mentionnés au fichier TAJ et pour lesquels aucune condamnation n'a été prononcée, de sorte que ni la raison de leur mention au fichier TAJ ni la raison pour laquelle ils ne correspondent à aucune condamnation ne ressortent des pièces du dossier. Toutefois, pour décider de l'éloignement de M. A, le préfet de l'Hérault a, d'une part, relevé que l'intéressé avait fait l'objet d'une condamnation à quatre années d'emprisonnement pour proxénétisme par le tribunal correctionnel de Draguignan le 10 juillet 2003 et, d'autre part, qu'il a été interpellé en situation de flagrant délit, le 18 mars 2024, pour des faits de vol par effraction dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt, pour lesquels le requérant indique être convoqué devant le tribunal correctionnel de Montpellier le 18 juin 2024. Par suite, à supposer que la consultation de ce fichier n'aurait pas été effectuée dans des conditions régulières, M. A n'a été privé d'aucune garantie et il ressort des pièces du dossier que l'autorité préfectorale aurait pris la même décision en se fondant seulement sur ces éléments et en considérant qu'ils étaient de nature à établir que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public. Par suite, les moyens tirés du vice de procédure et de l'erreur de fait doivent être écartés.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inséré au livre II de ce code applicable aux citoyens de l'Union européenne et aux membres de leur famille : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes ()2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ;/() L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine. ". Il appartient à l'autorité administrative d'un État membre qui envisage de prendre une mesure d'éloignement à l'encontre d'un ressortissant d'un autre État membre de ne pas se fonder sur la seule existence d'une infraction à la loi, mais d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française. L'ensemble de ces conditions doivent être appréciées en fonction de la situation individuelle de la personne, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique et de son intégration.
8. M. A a été condamné, le 10 juillet 2003, par le tribunal correctionnel de Draguignan à une peine de quatre ans d'emprisonnement pour des faits de proxénétisme et l'autorité préfectorale a relevé que M. A est défavorablement connu des services de police pour plusieurs procédures, dont un vol aggravé par trois circonstances le 28 mai 2021, des faits d'outrage et de violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique le 16 mars 2018, plusieurs vols ou tentatives de vol le 19 et 20 Mars 2015 ainsi que le 25 février 2014. S'il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que ces faits aient donné lieu à une poursuite pénale, M. A n'en conteste toutefois pas la matérialité. En tout état de cause, à supposer même comme le fait valoir le requérant que plusieurs de ces faits n'aient donné lieu à poursuite pénale, il ressort des pièces du dossier qu'il a été placé en garde-à vue le 19 mars 2024 pour des faits de vols commis en flagrant délit. Ces faits présentent un degré de gravité suffisant caractérisant l'existence d'une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société, au sens des dispositions précitées. Par ailleurs, si M. A se prévaut de sa présence en France depuis son arrivée en 2008, il n'établit pas sa présence continue depuis la date d'entrée déclarée alors qu'il a admis quitter, chaque année, le territoire français durant un mois. S'il se prévaut, en outre, de la présence en France de ses enfants, ces derniers sont majeurs et rien ne fait obstacle à ce qu'ils puissent lui rendre visite en cas de retour dans son pays d'origine. Enfin, le requérant ne se prévaut d'aucune insertion socio-professionnelle sur le territoire français. Dans ces conditions, eu égard au caractère récent des derniers faits délictueux reprochés à l'intéressé et à la situation personnelle et économique de M. A, le préfet de l'Hérault a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation décider, en application du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile son éloignement du territoire français.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. "
10. En premier lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, l'autorité administrative n'étant pas tenue de préciser tous les éléments de la situation d'un ressortissant étranger. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
11. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'erreur de fait qu'aurait commise l'autorité préfectorale en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire n'est pas assortit des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
12. En troisième et dernier lieu, demeure sans incidence sur la légalité de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire la durée alléguée de présence du requérant sur le territoire français. De même, M. A a été convoqué à l'audience du tribunal judiciaire de Montpellier, fixée le 18 juin 2024, pour être jugé pour les faits de vol. L'intéressé ayant la possibilité, à l'occasion de cette audience, de se faire représenter par son conseil, le moyen tiré de ce que la décision en litige le priverait de la possibilité de se défendre lui-même devant les juridictions judiciaires doit être écarté. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation commise par le préfet sera écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de circulation d'une durée de trois années :
13. Aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicable aux citoyens de l'Union européenne et aux membres de leur famille : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. ".
14. Comme vu au point 8, les éléments dont se prévaut le requérant ne sont pas de nature à révéler que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en prenant la décision querellée. Le moyen tiré de ce que la durée de l'interdiction de circulation serait disproportionné doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A aux fins d'annulation doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B, au préfet de l'Hérault et à Me Moulin.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Eric Souteyrand, président,
Mme Adrienne Bayada, première conseillère,
Mme Audrey Lesimple, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2024.
La rapporteure,
A. Bayada
Le président,
E. Souteyrand
La greffière,
M-A. Barthélémy
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 30 mai 2024,
La greffière,
M.-A Barthélémy
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026