vendredi 29 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2401784 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | BALESTIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 26 et 28 mars 2024, M. B C, représenté par Me Balestie, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 25 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et une interdiction de retour d'une durée de trois ans ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à son avocat au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
la décision portant obligation de quitter le territoire :
- est entachée d'incompétence ;
- est entachée d'erreur de fait dès lors que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public ; la seule garde à vue en 2022 pour des faits de " vol en réunion sans violence " ne saurait constituer une telle menace d'autant qu'il n'y a pas eu de poursuites pénales ;
- est entachée d'erreur de droit dès lors qu'en tant que demandeur d'asile il devait faire l'objet d'une procédure de réadmission dans le pays responsable de sa demande d'asile ; sa procédure d'asile en Espagne n'a pas fait l'objet d'un rejet définitif ; le préfet n'apporte aucun élément permettant de considérer que sa demande d'asile ait été définitivement rejetée en Espagne ; il aurait dû poursuivre l'examen des critères énoncés dans le règlement Dublin afin d'établir si un autre Etat pouvait être désigné comme responsable.
La décision refusant un délai de départ volontaire :
- méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) dès lors qu'il n'a fait l'objet que d'une première mesure d'éloignement ;
la décision portant interdiction de retour d'une durée de trois ans :
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale dès lors que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- est entachée d'erreur d'appréciation au regard de sa situation personnelle et en l'absence de menace à l'ordre public ;
la décision fixant le pays de destination :
- méconnaît les articles 3 de la CEDH et L. 721-4 du CESEDA dès lors qu'il a des craintes en cas de retour en Algérie.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 mars 2024, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Lauranson, premier conseiller, pour statuer sur les procédures d'éloignement.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lauranson ;
- les observations de Me Balestie pour M. B C, en présence de M. G, interprète, qui reprend ses écritures et soutient en outre que l'interdiction de quitter le territoire empêchera M. C de se rendre au procès pénal dans l'affaire le concernant en tant que victime d'une agression par arme blanche.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, né le 10 mars 1997 à Ouled Boughalem, de nationalité algérienne, a été interpellé sur le territoire français, en gare de Perpignan, par les services de la police aux frontières des Pyrénées-Orientales le 24 mars 2024. Il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du même jour l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et une interdiction de retour d'une durée de trois ans.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre provisoirement M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
3. L'arrêté attaqué est signé pour le préfet, par M. F E, directeur de la citoyenneté et de la migration, conformément à la délégation de signature qui lui a été consentie par le préfet des Pyrénées-Orientales, par arrêté du 6 novembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture des Pyrénées-Orientales le 9 novembre 2023. Par suite le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 25 janvier 2024 doit être écarté.
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () ".
5. Il est constant que la décision contestée a été prise à la fois sur le fondement du 5° de l'article L. 611-1 et sur le 1° précité. Le préfet des Pyrénées-Orientales pouvait fonder l'obligation de quitter le territoire sur le 1° de l'article L. 611-1 du CESEDA, faute pour l'intéressé de justifier être entré régulièrement en France. Si, comme le fait valoir le requérant, le préfet ne pouvait pas faire application du 5° de l'article L. 611-1 du même code, faute pour son comportement de constituer une menace pour l'ordre public, il ressort des pièces du dossier que le préfet aurait pris la même décision s'il s'était fondé uniquement sur les dispositions précitées du 1° de l'article L. 611-1 du CESEDA. Dès lors, les moyens d'erreur de droit et d'erreur de fait invoqués par M. C doivent être écartés.
6. Aux termes des points 1 et 2 de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Le transfert du demandeur ou d'une autre personne visée à l'article 18, paragraphe 1, point c) ou d), de l'État membre requérant vers l'État membre responsable s'effectue conformément au droit national de l'État membre requérant, après concertation entre les États membres concernés, dès qu'il est matériellement possible et, au plus tard, dans un délai de six mois à compter de l'acceptation par un autre État membre de la requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge de la personne concernée ou de la décision définitive sur le recours ou la révision lorsque l'effet suspensif est accordé conformément à l'article 27, paragraphe 3. () / 2. Si le transfert n'est pas exécuté dans le délai de six mois, l'État membre responsable est libéré de son obligation de prendre en charge ou de reprendre en charge la personne concernée et la responsabilité est alors transférée à l'État membre requérant. Ce délai peut être porté à un an au maximum s'il n'a pas pu être procédé au transfert en raison d'un emprisonnement de la personne concernée ou à dix-huit mois au maximum si la personne concernée prend la fuite. () ".
7. M. C soutient qu'il devait faire l'objet d'une procédure de réadmission en Espagne, pays responsable de sa demande d'asile, dès lors que sa demande dans ce pays n'a pas fait l'objet d'un rejet définitif. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. C a refusé de se rendre en Espagne, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile et à destination duquel son transfert a été prononcé par arrêté du 12 janvier 2021 par le préfet de la Haute-Garonne. Dès lors qu'un délai de plus de dix-huit mois s'est écoulé à partir de cette date sans que le transfert de M. C ait pu être exécuté, l'Espagne, qui a été informée que le demandeur avait pris la fuite, doit être regardée, en application des dispositions précitées, comme déliée de son obligation de prendre en charge M. C. Dès lors, celui-ci ne peut valablement soutenir que l'Espagne, devait prendre en charge sa demande d'asile et que le préfet devait procéder à un transfert vers cet Etat ni même vers un autre.
8. Aux termes de l'article L. 541-1 du CESEDA : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français ". Aux termes de l'article L. 573-1 du code précité : " L'étranger pour lequel l'autorité administrative estime que l'examen de la demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la fin de la procédure de détermination de l'Etat responsable de l'examen de sa demande et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet Etat ". En application des dispositions des articles L. 541-1 et suivants et L. 573-1 du code précité le demandeur d'asile bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français, soit jusqu'à la notification de la décision de l'OFPRA et, le cas échéant, de celle de la Cour nationale du droit d'asile, si l'examen de sa demande relève de la compétence de la France, soit jusqu'à la fin de la procédure de détermination de l'État responsable de l'examen de sa demande et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet État, si l'examen de sa demande d'asile relève de la compétence d'un autre État.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. C s'est présenté au guichet unique de la préfecture de la Haute-Garonne le 18 novembre 2020 afin d'y déposer une demande d'asile. Le relevé de ses empreintes via Eurodac ayant révélé qu'il avait irrégulièrement franchi les frontières de l'Espagne (catégorie 2), le préfet, après accord explicite des autorités espagnoles, a décidé son transfert à ces mêmes autorités par un arrêté du 12 janvier 2021 dont il est établi qu'il n'a pas été exécuté. Si M. C soutient qu'à supposer qu'il soit regardé comme ayant pris la fuite, la France est redevenue responsable de l'examen de sa demande d'asile à l'expiration d'un délai de dix-huit mois et, qu'ainsi, il ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en application des dispositions de l'article L. 541-1 du code précité, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier qu'il aurait, à l'expiration d'un tel délai, introduit sa demande auprès de l'OFPRA, le cas échéant en se présentant en amont à nouveau en préfecture afin de faire enregistrer sa demande. Au demeurant, il ressort de son audition du 25 mars 2024 que M. C, questionné sur sa demande d'asile, a répondu qu'elle était expirée depuis 2021. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige aurait été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 541-1 du CESEDA, au motif qu'une demande d'asile qu'il aurait formulée était en cours d'instruction en France à la date de l'arrêté contesté.
10. M. C soutient avoir été victime d'une agression à l'arme blanche et que la mesure d'éloignement emporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité, dès lors que sa qualité de partie civile à une procédure en cours auprès d'une juridiction pénale rend son maintien, même temporaire, sur le territoire français indispensable. Toutefois, il ne justifie pas d'une telle procédure ni d'aucune convocation à venir qui requerrait sa présence. Par suite, la décision l'obligeant à quitter le territoire n'a pas pour effet de le priver de son droit à poursuivre cette procédure judiciaire et d'y défendre ses intérêts, dès lors qu'il peut demander un visa d'entrée en France dans l'éventualité où il serait invité à témoigner lors du procès à venir ou se faire représenter par un avocat.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
11. M. C soutient que la décision contestée méconnaît l'article L. 612-2 du CESEDA dès lors qu'il n'a fait l'objet que d'une première mesure d'éloignement. Toutefois, le préfet a fondé sa décision sur le 3° de l'article L. 612-2 qui correspond au risque que l'étranger se soustraie à la décision et sur le 1° du L. 612-3 du CESEDA prévoyant que " le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ". M. C ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour et entrait ainsi dans les1° de l'article L. 612-3 du CESEDA comme l'a régulièrement retenu le préfet dans sa décision permettant de regarder comme établi le risque de soustraction à la mesure d'éloignement. Le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision par laquelle le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire serait entachée d'une erreur de droit.
En ce qui concerne l'interdiction de retour d'une durée de trois ans :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". L'article L. 612-10 du même code prévoit que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
13. La décision mentionne l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle atteste de la prise en compte par le préfet, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, notamment la durée de son séjour en France la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France et notamment l'absence de membre de famille nucléaire. La décision permet à M. C, à sa seule lecture, d'en connaître les motifs légalement prévus. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.
14. Si le préfet a retenu pour prendre cette interdiction de retour " un trouble manifeste à l'ordre public " en constatant que M. C était " défavorablement connu des services de police " au seul regard du FAED d'où il ressort qu'à son alias " A D " étaient mentionnés des " faits de vol en réunion sans violence commis le 8 avril 2022 ", il ressort des pièces du dossier que le préfet aurait pris la même décision s'il s'était fondé uniquement sur les autres motifs prévus de l'article L. 612-10 du CESEDA. Dès lors, les moyens d'erreur de droit et d'erreur de fait invoqués par M. C doivent être écartés.
15. Dès lors que M. C allègue séjourner irrégulièrement en France depuis décembre 2020, qu'il est isolé en France alors que ses parents et cinq sœurs résident en Algérie, qu'il n'a pas déféré à une précédente mesure d'éloignement vers l'Espagne, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de l'erreur d'appréciation des conséquences de la décision contestée sur la situation personnelle de M. C.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
16. Aux termes de l'article L. 721-4 du CESEDA : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de la même convention : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
17. Si M. C fait valoir qu'il est exposé à des risques pour sa vie en cas de retour en Algérie il ne l'établit pas.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté contesté doivent être rejetées.
Sur les autres conclusions de la requête :
19. Les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent, par voie de conséquence, être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Balestie et au préfet des Pyrénées-Orientales.
Le magistrat désigné,La greffière,
M. H
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-orientales en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 3 avril 2024.
La greffière
C. Touzet
2401784
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026