mardi 4 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2401848 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | POLONI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 mars 2024, M. B A, représenté par Me Poloni, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de lui délivrer une carte de résident, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourra être renvoyé et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) d'ordonner la délivrance d'un titre de séjour.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il souffre d'un défaut de motivation ;
En ce que qui concerne le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français :
- l'arrêté est entaché d'erreur de droit dès lors qu'il n'a pas été mis en mesure de renouveler son titre de séjour compte tenu de sa détention et de son état de santé ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à la menace à l'ordre public retenue par le préfet, la durée de sa présence en France et sa vie privée et familiale ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 avril 2024, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 ;
- le code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Rousseau, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, né le 14 janvier 1980 et de nationalité marocaine, est entré en France le 1er février 2008 sous couvert d'un visa de type " D ", famille de français en sa qualité de parent de deux enfants français nés à Perpignan les 19 octobre 2007 et 22 août 2013. Il a obtenu un premier titre de séjour temporaire d'un an, valable du 29 mai 2008 au 28 mai 2009, régulièrement renouvelés à trois reprises pour la même durée, puis, le 30 juillet 2012, a obtenu une carte de résident de dix ans, valable jusqu'au 28 mai 2022. Par suite de condamnations pénales il a été incarcéré au centre pénitentiaire de Perpignan du 6 août 2021 au 13 juin 2023. Le 17 août 2023, il a sollicité du préfet des Pyrénées-Orientales le renouvellement de sa carte de résident qui lui a été refusé par l'arrêté contesté du 11 mars 2024.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
2. Les décisions portant refus de carte de résident et obligation de quitter le territoire français contenues dans l'arrêté attaqué sont signées, pour le préfet des Pyrénées-Orientales, par M. Yohann Marcon. Par un arrêté du 18 décembre 2023, régulièrement publié le 19 décembre 2023 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, le préfet des Pyrénées-Orientales a donné délégation à M. Yohann Marcon, secrétaire général de la préfecture des Pyrénées-Orientales, aux fins de signer notamment ces décisions. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de manque en fait et doit être écarté.
3. L'arrêté attaqué, pris au visa notamment de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 modifié, du code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ses articles L. 412-5, L. 432-1, L. 613-1, L. 611-1-3° base légale de la décision d'éloignement, L. 612-1 base légale du délai de départ volontaire octroyé, L. 612-8 relativement au prononcé de l'interdiction de retour et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, cités dans le corps de l'arrêté, expose avec suffisamment de précision les éléments de la situation personnelle et familiale de M. A, et comporte ainsi de façon suffisamment circonstanciée les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement compte-tenu des éléments en possession de l'administration à la date de son édiction, permettant à son destinataire d'en comprendre le sens et la portée à sa seule lecture et, partant, de le contester utilement. Dès lors, cet arrêté, qui n'avait pas à comporter l'ensemble des éléments relatifs à la situation du requérant, est suffisamment motivé et, contrairement à ce qui est soutenu, il ne repose pas sur des considérations générales mais propres à l'examen particulier de la situation de l'intéressé.
En ce qui concerne le refus de délivrance d'une première carte de résident et l'obligation de quitter le territoire français :
4. Aux termes de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si l'étranger séjourne déjà en France, sa demande est présentée dans les délais suivants : / 1° L'étranger qui dispose d'un document de séjour mentionné aux 2° à 8° de l'article L. 411-1 présente sa demande de titre de séjour entre le cent-vingtième jour et le soixantième jour qui précède l'expiration de ce document de séjour lorsque sa demande porte sur un titre de séjour figurant dans la liste mentionnée à l'article R. 431-2. () ". L'article L. 411-1 du même code mentionne en son 5°, les cartes de résident.
5. Lorsqu'un étranger, présente après l'expiration du délai de renouvellement du titre qu'il détenait précédemment, une nouvelle demande de titre de séjour, cette demande de titre doit être regardée comme une première demande. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date à laquelle M. A a sollicité le renouvellement de sa carte de résident, ce titre, valable jusqu'au 28 mai 2022, était arrivé à expiration. Dès lors c'est à juste titre que le préfet de Pyrénées-Orientales a considéré que sa demande de titre de séjour, enregistrée le 17 août 2023, devait être regardée comme une première demande de titre de séjour. Si M. A se prévaut du fait qu'il se trouvait en détention, une telle circonstance est sans incidence dès lors qu'aucun principe, ni aucune disposition législative ou réglementaire n'écartent l'application des dispositions de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux détenus et il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait été dans l'impossibilité matérielle, en raison des contraintes inhérentes à sa détention ou à son état santé, au demeurant non justifié, de demander le renouvellement de sa carte de résident avant l'expiration de sa validité. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
6. Aux termes de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ". ". Aux termes de l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".
7. M. A soutient que les faits pour lesquels il a été condamné sont anciens, qu'il ne présente pas un risque à l'ordre public et que l'existence de condamnations pénales ne peut automatiquement motiver une mesure d'éloignement. Il ressort des pièces du dossier, ainsi que le relève l'arrêté en litige, que M. A a fait l'objet de cinq condamnations pénales les 1er juillet 2010, 27 juillet 2010, 19 avril 2017, 9 août 2021 et 8 juin 2023, et est défavorablement connu des services de police pour des faits de dégradation ou détérioration d'un bien appartement à autrui, commis le 10 août 2013. Ainsi, en treize ans, le requérant a été condamné à cinq reprises pour une échelle de peine supérieure à cinq ans et son comportement délictuel se caractérise par des faits d'atteinte aux personnes, de violence sur mineur, de viol et d'agression sexuelle. Par suite, M A n'est pas fondé à soutenir que les décisions contestées méconnaissent les dispositions précitées ou seraient entachées d'erreur d'appréciation quant à la menace à l'ordre public qu'il représente.
8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Selon l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
9. M. A se prévaut de l'ancienneté de sa présence en France depuis plus de 10 ans, de la relation qu'il entretient avec sa compagne, ressortissante française, et avec laquelle il a eu deux enfants nés à Perpignan les 19 octobre 2007 et 22 août 2013. Il n'établit pas toutefois, par les pièces qu'il produit, l'ancienneté et l'intensité de sa vie commune avec sa compagne de nationalité française, ni sa contribution à l'entretien et à l'éducation de ses fils. En outre, il conserve des attaches familiales au Maroc ou résident ses parents, trois frères et deux sœurs. Ainsi, et compte tenu de la menace que le requérant représente pour l'ordre public, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
10. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ". Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour fixer la durée de l'une interdiction de retour prévue à l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les motifs qu'invoque l'autorité compétente sont de nature à justifier légalement dans sa durée la décision d'interdiction de retour.
11. La décision contestée qui vise les dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mentionne que M. A est très défavorablement connu des services de police et a fait l'objet de plusieurs condamnations, que ces condamnations multiples caractérisent l'actualité et la gravité de la menace à l'ordre public qu'il représente, qu'il ne fait état d'aucune intégration particulière au regard des faits et délits qui lui sont reprochés et auxquels il s'est livré, qu'il ne justifie pas subvenir aux besoins de ses deux enfants mineurs, qu'il ne justifie pas être dépourvu de liens personnels et familiaux dans son pays d'origine où résident ses parents et une partie de sa fratrie selon ses déclarations et qu'il ne justifie d'aucun emploi licite, ni posséder des ressources propres à subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. La durée de sa présence en France est également précisée. Ainsi et contrairement à ce qui est soutenu, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas commis d'erreur de droit au regard des critères prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. M. A ne fait pas état de circonstances humanitaires justifiant que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour sur le territoire français. S'il déclare être présent en France depuis 2016, avoir une compagne de nationalité française et être père de deux enfants français, il n'établit pas, en l'état du dossier, contribuer à leur entretien et leur éducation dans les conditions prévues par l'article L. 371-2 du code civil. En outre, il constitue une menace pour l'ordre public du fait de ses condamnations et ne justifie d'aucune intégration particulière. Eu égard à l'ensemble de ces circonstances, c'est sans méconnaître les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet des Pyrénées-Orientales a édicté à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire français de trois ans, dont la durée ne présente pas en l'espèce un caractère disproportionné. Compte de ce qui vient d'être dit au point 9, cette mesure, qui ne procède pas d'une erreur d'appréciation, ne porte pas davantage au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée justifiant que soit accueilli le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A, au préfet des Pyrénées-Orientales et à Me Poloni.
Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, présidente,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère,
M. Rousseau, premier conseiller.
Décision rendue publique par mise à disposition au greffe le 4 juin 2024.
Le rapporteur,
M. Rousseau
La greffière,
L. Rocher
La présidente,
S. Encontre
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 4 juin 2024.
La greffière,
L. Rocher
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026