vendredi 3 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2402462 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PONS-SERRADEIL MATHIEU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 28 et 30 avril 2024, M. A B demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au juge des référés :
1°) à titre principal, d'enjoindre à la commune d'Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) de diffuser selon les mêmes procédés éditoriaux d'impression et de mise en forme que le bulletin de mi-mandat dans le mois suivant la décision, une annexe au bulletin de mi-mandat, d'une taille de 17 pages réparties en 10 pages pour la liste " Argelès c'est Vous " et 7 pages pour la liste " Faire l'Avenir Ensemble " ;
2°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à la commune d'Argelès-sur-Mer de réserver, à l'occasion de la prochaine parution du magazine Granottes en juin 2024, un dossier spécial " Bilan de mi-mandat : parole à l'opposition " comprenant 17 pages réparties en 10 pages pour la liste " Argelès c'est Vous " et 7 pages pour la liste " Faire l'Avenir Ensemble ".
Il soutient que :
- l'urgence est établie dès lors que l'absence d'une telle tribune est gravement préjudiciable à la liberté d'expression du conseiller municipal et aux intérêts qu'il entend défendre dans un contexte où la commune vient de se voir annuler sa délégation de service public transports par la juridiction de céans et où, par ailleurs, le maire a, par sa police de séance lors du dernier conseil municipal, refusé que le conseiller municipal puisse prendre la parole à ce sujet en coupant son micro ;
- la mesure est utile pour faire cesser une atteinte à un droit fondamental.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Thévenet, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions en injonction :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
2. Il résulte de ces dispositions que le juge des référés peut prendre toute mesure de nature provisoire et conservatoire, et notamment, prononcer des injonctions à l'égard de l'administration, à condition que l'urgence le justifie, qu'elle soit utile, ne se heurte à aucune contestation sérieuse et ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. S'agissant de la condition d'urgence, il appartient au juge des référés d'apprécier, au moment où il statue, concrètement et compte tenu des justifications fournies par le requérant, si la situation portée à sa connaissance est de nature à porter un préjudice suffisamment grave et immédiat à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre.
3. Il ne résulte pas de l'instruction que la publication d'une tribune de mi-mandat par la commune d'Argelès-sur-Mer dont M. B est conseiller municipal d'opposition, préjudicierait gravement à sa liberté d'expression. Ainsi, M. B n'établit pas l'existence d'un préjudice suffisamment grave et immédiat à sa situation de conseiller municipal d'opposition ou aux intérêts qu'il entend défendre qui justifierait que le juge des référés enjoigne à la commune d'Argelès-sur-Mer de diffuser, selon les mêmes procédés éditoriaux d'impression et de mise en forme que le bulletin de mi-mandat, une annexe au bulletin de mi-mandat, d'une taille de 17 pages réparties en 10 pages pour la liste " Argelès c'est Vous " et 7 pages pour la liste " Faire l'Avenir Ensemble. Par suite, les conclusions de la requête de M. B doivent être rejetées.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune d'Argelès-sur-Mer.
Fait à Montpellier, le 3 mai 2024
Le juge des référés
F. Thévenet
La République mande au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 3 mai 2024.
La greffière,
L. Salsmann
Ls
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026