mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2403161 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | ROSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 4, 14 et 24 juin 2024, Mme D C veuve A, représentée par Me Rosé, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 mars 2024 par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande de titre de séjour, a assorti son refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ou " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, au besoin sous astreinte, et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté litigieux est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- le préfet n'a pas pris en compte son expérience professionnelle dans un métier en tension pour apprécier l'opportunité de son admission au séjour sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et a méconnu l'étendue de sa compétence en n'examinant pas véritablement la possibilité de l'admettre exceptionnellement au séjour au titre du travail ;
- le refus de séjour méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'obligation de quitter le territoire français est dépourvue de motivation ;
- elle est dépourvue de base de légale en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision portant interdiction de retour est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet s'étant estimé en situation de compétence liée et n'ayant pas procédé à l'examen de sa situation personnelle, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de renvoi est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 juin 2024, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Mme D C veuve A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à 55 % par une décision du 12 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les observations de Me Rosé, représentant Mme C, qui fait valoir que le mémoire en défense présenté par le préfet de l'Hérault concerne une requête enregistré sous le n° 2403102.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
1. Mme C, ressortissant marocaine née le 10 décembre 1969, est entrée en France le 20 juin 2018 sous couvert d'un visa de long séjour délivré par le consulat de France à Casablanca au titre du regroupement familial. Le 19 octobre 2018, elle a sollicité un titre de séjour qui lui a été refusé, au motif que la communauté de vie avec son époux avait cessé, par un arrêté préfectoral du 6 mars 2020, dont la légalité a été confirmée par jugement du tribunal le 4 février 2021 puis par un arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille en date du 31 octobre 2021. Le 5 septembre 2023, Mme C, veuve depuis le 9 juin 2021, a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 15 mars 2024, le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer le titre sollicité et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de cet arrêté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
2. L'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement du refus de titre de séjour et satisfait ainsi aux exigences des articles L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En outre, il ressort des pièces du dossier que le préfet s'est livré à un examen approfondi de la situation de la requérante, en rappelant les conditions de son entrée et de son séjour en Franc, en examinant son droit au séjour au titre du travail et de sa vie privée et familiale et l'opportunité d'une régularisation à titre exceptionnel. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation et de l'erreur de droit tenant à l'absence d'un examen réel et sérieux de la situation de Mme C ne peuvent qu'être écartés.
3. Aux termes de l'article 9 de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". L'article 3 du même accord stipule que : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention ''salarié'' () ".
4. Si Mme C fait valoir qu'elle a travaillé pendant plus de trois ans en qualité d'aide-ménagère, elle ne soutient ni n'allègue qu'elle disposait d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes. Par suite, et alors même que cette profession figure sur la liste des métiers en tension, le préfet de l'Hérault a pu refuser, pour ce seul motif, sans entacher sa décision d'une erreur de droit ou d'une erreur d'appréciation de délivrer à la requérante un titre de séjour sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
5. Par ailleurs, il ressort des motifs de l'arrêté attaqué que le préfet a examiné, dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, la possibilité de l'admission exceptionnelle au séjour de l'intéressée et la circonstance que la requérante ait exercé, sans y être autorisée, un métier en tension pendant plus de trois ans ne saurait permettre de la regarder comme justifiant d'un motif exceptionnel d'admission au séjour. Par suite, les moyens tirés de ce que le préfet de l'Hérault aurait commis une erreur de droit en méconnaissant l'étendue de sa compétence ou qu'il aurait commis une erreur manifeste d'appréciation serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.
6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de : " l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () et aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine. ". Pour l'application de ces stipulations et dispositions, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
7. Mme C, entrée en France le 20 juin 2018 pour rejoindre son époux dans le cadre de la procédure de regroupement familial, fait valoir qu'elle a été victime de violences psychologiques de la part de son époux l'ayant conduite au dépôt de deux mains courantes et d'une plainte avant de pouvoir être mise à l'abri dans un centre dédié à l'accueil des victimes de violences intrafamiliales le 7 octobre 2019 et bénéficie d'un suivi psychologique, que le divorce n'a pu être prononcé en raison du décès de son époux le 9 juin 2021 et que son intégration professionnelle lui a permis d'acquérir une autonomie financière et matérielle. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que Mme C, qui est célibataire et sans charge de famille, a vécu jusqu'à l'âge de 48 ans au Maroc où réside son enfant, issu d'une précédente union, ainsi que quatre membres de sa fratrie alors qu'elle ne dispose d'aucune attache familiale en France. En outre, l'intéressée a fait l'objet d'un précédent refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire français et s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire français en exerçant une activité professionnelle sans y être autorisée. Au vu de ces éléments, le préfet de l'Hérault n'a pas porté au droit de Mme C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus de séjour. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de l'arrêté sur la situation de la requérante doivent par suite être écartés.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
8. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".
9. D'une part, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision portant refus de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, Mme C ne peut se prévaloir de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
10. D'autre part, dès lors que Mme C s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, elle entrait dans le cas où l'autorité préfectorale pouvait prononcer une mesure d'éloignement à son encontre. Par ailleurs, ainsi qu'exposé au point 2. du présent jugement, la décision portant refus de séjour est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'obligation de quitter le territoire français, qui n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour, ne peut qu'être écarté.
11. Enfin, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, le moyen tiré de l'erreur manifeste qu'aurait commise le préfet de l'Hérault dans l'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement sur la situation personnelle de Mme C doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. Les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégales, le moyen tiré ce que la décision fixant le pays de destination serait, par voie de conséquence, illégale doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
13. La décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré ce que la décision portant interdiction de retour serait, par voie de conséquence, illégale doit être écarté.
14. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français.
Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français.". Selon l'article L. 612-10 dudit code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
15. L'arrêté attaqué, après avoir visé l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne que Mme C ne justifie pas d'une présence ancienne sur le territoire français où elle ne dispose d'aucun lien familial, qu'elle a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement et que sa présence sur le territoire français ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui fondent la décision portant interdiction de retour sur le territoire français prononcée à B de la requérante au regard des critères énoncés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Compte tenu de la durée et des conditions du séjour de Mme C en France, de l'intensité de ses liens familiaux avec son pays d'origine et de l'obligation de quitter le territoire français, non exécutée, prononcée à son encontre le 6 mars 2020, dont la légalité a été confirmée par jugement du présent tribunal le 4 février 2021 puis par un arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille en date du 31 octobre 2021, le préfet de l'Hérault, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il se serait cru en situation de compétence liée, n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant à un an la durée de cette interdiction.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme C tendant à l'annulation de l'arrêté du 15 mars 2024 du préfet de l'Hérault doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions en annulation présentées par Mme C, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte présentées par la requérante ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 :
18. Mme C étant, dans la présente instance, la partie perdante, les conclusions présentées sur le fondement des articles susmentionnés doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C veuve A, au préfet de l'Hérault et à Me Rosé.
Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Sabine Encontre, présidente,
Mme Delphine Teuly-Desportes, première conseillère,
M. Marc Rousseau, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juillet 2024.
La présidente-rapporteure,
S. B
L'assesseure la plus ancienne,
D. Teuly-Desportes
La greffière,
C. Arce
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 16 juillet 2024
La greffière,
C. Arce
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026