vendredi 21 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2403472 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SERGENT CHLOE |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 19 juin 2024, M. C A B, représenté par Me Sergent, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de condamner le préfet des Pyrénées-Orientales à une astreinte de 200 euros par jour de retard dans l'exécution de l'ordonnance du juge des référés n° 2403205 du 11 juin 2024 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles 34 et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas exécuté l'ordonnance du 11 juin 2024 qui enjoignait à ce dernier, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance, d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour à la date du 26 janvier 2024 et de lui délivrer un récépissé l'autorisant au séjour le temps de l'examen de sa demande de renouvellement de sa carte de résident.
Par un mémoire en date du 20 juin 2024 le préfet des Pyrénées-Orientales conclut à ce qu'un non-lieu à statuer soit prononcé.
Il fait valoir qu'aucun récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de retraité ne peut techniquement être édité mais qu'une autorisation provisoire de séjour d'une durée de trois mois a été éditée le 20 juin 2024, valable jusqu'au 19 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-la loi n° 91-647 relative à l'aide juridictionnelle ;
-le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Charvin, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Le rapport de M. Charvin, juge des référés, a été entendu au cours de l'audience publique du 21 juin 2024.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre provisoirement M. A B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
2. Par ordonnance du 11 juin 2024 le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a enjoint au préfet des Pyrénées-Orientales, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance, d'enregistrer la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A B à la date du 26 janvier 2024 et de lui délivrer un récépissé l'autorisant au séjour le temps de l'examen de sa demande de renouvellement de sa carte de résident. A la suite de cette ordonnance, le préfet des Pyrénées-Orientales a enregistré la demande de renouvellement de titre de séjour retraité de M. A B et, devant l'impossibilité technique d'émettre un récépissé de demande de titre de séjour retraité, lui a délivré, le 20 juin 2024, une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 19 septembre 2024. Dès lors, la requête tendant à ce que le tribunal prononce à l'encontre du préfet des Pyrénées-Orientales une astreinte de 200 euros par jour est devenue sans objet.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par le requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : M. A B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution de M. A B.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A B est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A B, au préfet des Pyrénées-Orientales et à Me Sergent.
Fait à Montpellier, le 21 juin 2024.
Le juge des référés,
J. Charvin
La greffière,
C. TouzetLa République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 21 juin 2024,
La greffière,
C. Touzet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026