mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2403938 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SARAGA-MORAIS LUTHER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire complémentaire et des pièces, enregistrés les 11 et 26 juillet 2024 et le 24 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Saraga-Morais, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande de titre de séjour, a assorti son refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour ou tout autre document lui permettant de demeurer sur le territoire national, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans les mêmes conditions de délai, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant refus de séjour n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée de vices de procédure en l'absence de saisine préalable de la commission du titre de séjour ; son droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne a été méconnu ;
- elle méconnaît l'article L. 422-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de renvoi n'est pas motivée en ce qu'elle n'indique pas le pays à destination duquel il pourrait être renvoyé en cas d'exécution d'office de l'obligation de quitter le territoire français, ce qui révèle un défaut d'examen particulier de sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2024, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les observations de Me Saraga-Morais, représentant M. B.
Les pièces produites pour M. B à l'audience, enregistrées postérieurement à la clôture d'instruction, n'ont pas été communiquées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain né le 17 avril 1996, est entré en France le 23 août 2014, sous couvert d'un visa de long séjour et a bénéficié d'un titre de séjour en qualité d'étudiant, renouvelé jusqu'en 2023. Le 12 décembre 2023, M. B a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 25 juin 2024, le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer le titre sollicité et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur le refus de séjour :
2. L'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision portant refus de séjour et satisfait ainsi aux dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision ne peut qu'être écarté.
3. Le droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à C d'un étranger une décision d'éloignement, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. M. B, qui a pu valablement déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité d'étudiant en préfecture, se borne à soutenir que l'administration ne l'a pas mis à même de présenter ses observations, sans établir ni même alléguer qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'autorité préfectorale des informations pertinentes relatives à sa situation personnelle durant l'instruction de sa demande. Le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu ne peut donc qu'être écarté.
4. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle. ". Le renouvellement de la carte de séjour portant la mention " étudiant " est subordonné, notamment, à la justification par son titulaire de la réalité et du sérieux des études qu'il a déclaré accomplir. Il appartient ainsi au préfet, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de rechercher à partir de l'ensemble du dossier et notamment au regard de la progression de l'étudiant dans le cursus universitaire, de son assiduité aux cours et de la cohérence de ses choix d'orientation, si le demandeur peut être regardé comme poursuivant avec sérieux les études entreprises.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui a été admis au séjour en qualité d'étudiant en 2014 a validé, en 2018, une licence sciences de la vie / physiologie animale et neurosciences à l'université de Montpellier, puis, en 2020, une licence de psychologie dans la même université. Il s'est ensuite inscrit, pour l'année 2020-2021, au diplôme universitaire de neuropsychologie qu'il n'a pas obtenu, puis au diplôme universitaire de musicothérapie dont il a validé la première année en 2022. Ayant été ajourné en deuxième année en 2023, il a présenté, à l'appui de sa demande de renouvellement de son titre de séjour étudiant, une nouvelle inscription en deuxième année de ce diplôme universitaire. M. B n'a ainsi validé, au terme de 9 ans d'études supérieures en France, que deux diplômes de niveau bac+3 et n'a validé, en trois ans, aucun des deux diplômes universitaires auxquels il s'était inscrit durant ses trois dernières années d'études, alors même que la préparation à de tels diplômes ne se déroule que sur une centaine d'heures de cours durant l'année universitaire. Dans ces conditions, et même si M. B fait valoir que les études qu'il a suivies en neuropsychologie et en musicothérapie sont en lien avec son cursus universitaire et son projet de devenir neuro-musicothérapeute et qu'il n'a pu obtenir une inscription en master faute de places, ce dont il ne justifie pas, le préfet de l'Hérault a pu, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation, retenir que l'intéressé ne justifiait pas d'une progression suffisante dans ses études pour leur conférer un caractère sérieux et, pour ce motif, refuser de renouveler son titre de séjour.
6. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République " et aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
7. Si M. B se prévaut de l'ancienneté de son séjour et de ses attaches personnelles en France, il a toutefois été autorisé à séjourner sur le territoire français pour y poursuivre ses études, n'a donc pas vocation à y résider durablement et il ressort des pièces du dossier qu'il est célibataire, sans enfant, et n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le refus de séjour porterait une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale ou qu'il serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
8. Aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () ".
9. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que M. B ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet de l'Hérault n'était, dès lors, pas tenu de saisir la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure suivie faute de saisine de cette commission doit être écarté.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
10. Au regard de ce qui a été exposé aux points précédents, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant refus de séjour, soulevé par voie d'exception à l'appui des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
11. L'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à C de M. B, qui n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle relative au séjour, et satisfait ainsi aux exigences de l'article. L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la mesure d'éloignement litigieuse manque en fait et doit être écarté.
12. Compte tenu de ce qui a été exposé au point 7, le préfet de l'Hérault n'a pas méconnu le droit de M. B à mener une vie privée et familiale normale en l'obligeant à quitter le territoire français et n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle du requérant.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
13. Aux termes de l'article L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. ". Aux termes de l'article L. 721-3 du même code : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français () " et aux termes de l'article L. 721-4 de ce code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
14. Dès lors que l'article 2 de l'arrêté attaqué indique que, pour satisfaire à l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français, M. B pourra être reconduit d'office à la frontière à destination du pays dont il a la nationalité ou de tout pays pour lequel il pourrait être légalement admissible, M. B, de nationalité marocaine, n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination ne serait pas suffisamment motivée à défaut d'indiquer le Maroc, dont il est un ressortissant, comme pays de destination. En outre, il ressort des motifs de l'arrêté que le préfet a relevé que M. B n'alléguait pas encourir des risques pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine ni être dans l'impossibilité d'y retourner. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation de la décision fixant le pays de renvoi et de l'erreur de droit dont elle serait entachée à défaut d'un examen particulier de la situation du requérant manquent en fait et doivent être écartés.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 juin 2024 du préfet de l'Hérault doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Sabine Encontre, présidente,
M. Mathieu Didierlaurent, conseiller,
Mme Aude Marcovici, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024
La présidente-rapporteure,
S. C
L'assesseur le plus ancien,
M. D
La greffière,
C. Arce
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 15 octobre 2024
La greffière,
C. Arce lr
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026