mardi 10 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2405487 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | ROSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces complémentaires et un mémoire, enregistrés le 24 septembre, les 4 et 22 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Rosé, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 août 2024 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé un pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros, à verser à son conseil au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
À titre liminaire :
- sa requête a conservé son objet dès lors que le récépissé qui lui a été délivré n'emporte pas des effets équivalents au titre de séjour qu'il a sollicité ;
- elle n'est pas tardive dès lors qu'il a déposé une demande d'aide juridictionnelle dans le délai de recours contentieux ;
Sur le refus de titre de séjour :
- il est entaché d'un défaut d'examen réel et complet de sa demande dès lors que les termes de l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) sont repris de manière erronée et qu'il n'est fait aucune mention de sa transidentité ;
- il méconnaît l'article R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile faute pour le collège des médecins de l'OFII d'avoir mis en œuvre ses pouvoirs d'investigation ;
- sa motivation est stéréotypée ;
- le motif tiré de ce que son état de santé nécessite une prise en charge dont la rupture entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais que le traitement nécessaire est accessible dans le pays d'origine est entaché d'erreur de fait dès lors que le collège des médecins de l'OFII a considéré que la rupture de sa prise en charge n'entraînerait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la rupture de sa prise en charge médicale, notamment par un traitement d'hormonothérapie, un suivi psychiatrique spécifique et l'achèvement du parcours chirurgical de réassignation de genre, entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; les soins nécessaires à un parcours de transition sont inaccessibles à l'île Maurice ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il lui est impossible de mener une vie privée et familiale normale à l'île Maurice et qu'il a construit en France des liens intenses ;
Sur l'obligation de quitter le territoire :
- elle n'est pas motivée en droit ;
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle emporte des conséquences disproportionnées au regard des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas motivée faute de mentionner précisément le pays de destination ;
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2024, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il n'y a plus lieu de se prononcer sur les conclusions de la requête dès lors qu'il a notifié à M. A, le 18 novembre 2024, la décision d'abrogation de la décision portant obligation de quitter le territoire et un récépissé de demande de titre séjour ;
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;
- au surplus, aucun des moyens de la requête n'est fondé.
M. A a obtenu le bénéficie de l'aide juridictionnelle partielle, à hauteur de 25%, par décision du 28 novembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Didierlaurent,
- les observations de Me Rosé, représentant le requérant.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, se disant Ann A, ressortissant mauricien né en 1982, est entré en France le 14 avril 2017 sous couvert d'un visa travailleur saisonnier. Il s'est vu délivrer, en dernier lieu, un titre de séjour en qualité d'étranger malade valable à partir du 6 juillet 2021, renouvelé jusqu'au 5 juillet 2024. M. A a sollicité, le 13 mars 2024, le renouvellement de son titre de séjour. Par arrêté du 6 août 2024, le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer le titre demandé et l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours. Par sa requête, il sollicite l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin de non-lieu à statuer :
2. Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation d'une décision ayant rejeté une demande de titre de séjour lorsque, postérieurement à la saisine de la juridiction, l'autorité administrative a délivré le titre sollicité ou un titre de séjour emportant des effets équivalents à ceux du titre demandé. Par ailleurs, la délivrance d'un titre de séjour a pour effet d'abroger la mesure d'éloignement prise antérieurement, ce qui a pour conséquence de rendre également sans objet les conclusions tendant à son annulation, dès lors qu'elle n'a pas été exécutée. Il en va de même des conclusions à fin d'injonction qui s'y rattachent.
3. En premier lieu, s'il ressort des pièces du dossier que M. A s'est vu remettre en cours d'instance, le 18 novembre 2024, un récépissé de demande de carte de séjour portant la mention " travailleur temporaire " valable jusqu'au 17 mai 2025, celui-ci n'emporte pas des effets équivalents au titre de séjour sollicité. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer, en ce qui concerne le refuse de séjour, doit être écartée.
4. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 18 novembre 2024, notifié à l'intéressé le même jour, le préfet de l'Hérault a abrogé la décision contenue dans l'arrêté du 6 août 2024 faisant obligation à l'intéressé de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, laquelle n'a reçu aucun commencement d'exécution. Par conséquent, les conclusions de la requête, en ce qu'elles sont dirigées contre cette décision, sont devenues sans objet et il n'y a, par suite, pas lieu d'y statuer.
Sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de l'Hérault :
5. Aux termes de l'article 43 du décret du 28 décembre 2020 : " Sans préjudice de l'application de l'article 9-4 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée et du II de l'article 44 du présent décret, lorsqu'une action en justice ou un recours doit être intenté avant l'expiration d'un délai devant les juridictions de première instance ou d'appel, l'action ou le recours est réputé avoir été intenté dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée ou déposée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai et si la demande en justice ou le recours est introduit dans un nouveau délai de même durée à compter : () 3° De la date à laquelle le demandeur de l'aide juridictionnelle ne peut plus contester la décision d'admission ou de rejet de sa demande en application du premier alinéa de l'article 69 et de l'article 70 ou, en cas de recours de ce demandeur, de la date à laquelle la décision relative à ce recours lui a été notifiée ;() ".
6. Le préfet de l'Hérault soutient que la requête est tardive au motif que M. A disposait d'un délai de trente jours pour saisir le tribunal de la décision en litige, laquelle a été notifiée le 8 août 2024 à 15h33. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. A a déposé le 3 septembre 2024, soit dans le délai du recours contentieux, une demande d'aide juridictionnelle. Dans ces conditions et en application des dispositions citées au point précédent, la présente requête, enregistrée le 24 septembre 2024, n'est pas tardive. La fin de non-recevoir opposée par le préfet des Pyrénées-Orientales doit donc être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () " Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". S'il est saisi, à l'appui de conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus, d'un moyen relatif à l'état de santé du demandeur, aux conséquences de l'interruption de sa prise en charge médicale ou à la possibilité pour lui d'en bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire, il appartient au juge administratif de prendre en considération l'avis médical rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Si le demandeur entend contester le sens de cet avis, il appartient à lui seul de lever le secret relatif aux informations médicales qui le concernent, afin de permettre au juge de se prononcer en prenant en considération l'ensemble des éléments pertinents, notamment l'entier dossier du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de l'Office français de l'immigration, en sollicitant sa communication, ainsi que les éléments versés par le demandeur au débat contradictoire.
8. D'une part, pour refuser à M. A la délivrance d'un titre de séjour, le préfet de l'Hérault s'est notamment fondé sur l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) en date du 3 juillet 2024. Alors que cet avis indique notamment que l'état de santé de M. A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité sans, par suite, se prononcer sur l'offre de soins et les caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le préfet de l'Hérault a indiqué qu'il ressortait des termes de cet avis qu'il considérait que le défaut de prise en charge médicale pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que M. A pouvait bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet de l'Hérault a entaché sa décision de refus de titre de séjour d'erreur de fait.
9. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, en particulier des éléments médicaux communiqués par le requérant, que celui-ci souffre d'une dysphorie de genre avec trouble dépressif persistant et qu'il a débuté en 2019 un parcours de transidentité donnant lieu à une prise en charge psychiatrique, à un traitement d'hormonothérapie ainsi qu'à des chirurgies de réassignation. Alors qu'il ressort des termes de l'arrêté attaqué que M. A a obtenu un titre de séjour en raison de son état de santé du 19 octobre 2021 au 5 juillet 2024, il ressort en outre des pièces du dossier que le collège des médecins de l'OFII a considéré jusqu'alors, par des avis rendus le 6 juillet 2021, le 16 septembre 2022 et le 25 septembre 2023, que l'état de santé de l'intéressé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'eu égard à l'offre de soins et les caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pouvait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Toutefois, il ressort des certificats médicaux précis et concordants produits par M. A que le parcours de transidentité, au regard duquel le collègue des médecins de l'OFII a émis des avis favorables à sa prise en charge médicale en France, nécessite d'autres interventions chirurgicales. Ainsi, dans les circonstances particulières de l'espèce, les données médicales apportées par le requérant, lesquelles ne sont contredites par le préfet de l'Hérault par aucun élément précis, sont suffisantes pour permettre de remettre en cause l'appréciation selon laquelle il pourrait effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Il est, par suite, fondé à soutenir que la décision contestée méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 6 août 2024 du préfet de l'Hérault en ce qu'il rejette sa demande de titre de séjour.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
11. Compte tenu du motif d'annulation retenu par le présent jugement au point 5, ce dernier implique nécessairement qu'un titre de séjour d'un an portant la mention " vie privée et familiale " soit délivré à M. A. Il y a donc lieu d'enjoindre au préfet de l'Hérault de procéder à la délivrance de ce titre dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Sur les frais liés au litige :
12. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 25 %. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Rosé, avocate de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de ce dernier le versement à Me Rosé de la somme de 1 200 euros hors taxe.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête en ce qu'elles sont dirigées contre les décisions faisant obligation à M. A de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant un pays de destination.
Article 2r : L'arrêté du préfet de l'Hérault du 6 août 2024 est annulé en ce qu'il refuse à M. A un titre de séjour.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de l'Hérault de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire d'un an portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Article 4 : L'Etat versera à Me Rosé la somme de 1 200 euros hors taxe en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de l'Hérault et à Me Rosé.
Délibéré après l'audience du 26 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, présidente,
M. Meekel, premier conseiller,
M. Didierlaurent, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2024.
Le rapporteur,
M. Didierlaurent La présidente,
S. Encontre
La greffière,
C. Arce
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Montpellier, le 10 décembre 2024
La greffière,
C. Arce
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026