Texte intégral
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête, enregistrée le 30 décembre 2024 sous le n° 2407549, M. A... C..., représenté par Me Bidois, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de l’Aude sur sa demande titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet de l’Aude de lui délivrer le titre de séjour sollicité ou, subsidiairement, tout autre titre pour lequel il remplit les conditions, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à compter de la date du jugement ;
3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est entachée d’un vice de motivation en l’absence de communication de la motivation dans le délai d’un mois ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation ;
La requête a été régulièrement communiquée au préfet de l’Aude qui n’a pas produit de mémoire en défense.
II- Par une requête, enregistrée le 8 août 2025 sous le n° 2505875, M. A... C..., représenté par Me Bidois, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 1er août 2025 par lequel le préfet de l’Aude a rejeté sa demande de titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d’éloignement ;
2°) d’enjoindre au préfet de l’Aude de lui délivrer le titre de séjour sollicité ou, subsidiairement, tout autre titre pour lequel il remplit les conditions, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à compter de la date du jugement ;
3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 3 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l’arrêté n’a pas été précédée d’une procédure contradictoire en méconnaissance de l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et de l’article 41 de la directive 2008/115/CE ;
- il est entaché d’un vice de procédure en ce qu’il n’a pas été précédé d’une saisine de la commission du titre de séjour ;
- il méconnait les stipulations des stipulations des 2° et 5° de l’article 6 de l’accord franco-algérien ;
- il est entaché d’une erreur de droit en ce qu’il a improprement interprété la décision du tribunal administratif de Montpellier du 20 avril 2023 ;
- il méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et est entaché d’erreur manifeste d’appréciation ;
La requête a été régulièrement communiquée au préfet de l’Aude qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme B...,
- et les observations de Me Bidois, représentant M. C....
Considérant ce qui suit :
M. C..., ressortissant algérien né le 22 janvier 1982, déclare être entré en France le 11 février 2018 muni d’un visa court séjour. Le 8 juillet 2024, il a sollicité la délivrance d’un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » ou « salarié » au titre de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il demande au tribunal par sa requête enregistrée sous le n°2407549 d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardée par le préfet de l’Aude sur cette demande. Par arrêté du 1er août 2025, cette autorité a explicitement rejeté sa demande et l’a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours. M.C..., demande l’annulation de cet arrêté par sa requête n° 2505875.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2407549 et 2505875 présentées par M. C... présentent à juger des questions semblables et ont fait l’objet d’une instruction commune. Il y a lieu, par suite, de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l’étendue du litige :
3.Si le silence gardé par l’administration sur un recours administratif préalable fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l’excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, y compris le cas échéant en cours d’instance, et qu’elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, se substitue à la première décision prise implicitement. Il en résulte que, dans une telle hypothèse, des conclusions contestant cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde et que, dès lors, celle-ci ne peut être utilement contestée au motif que l’administration aurait méconnu ces dispositions en ne communiquant pas au requérant les motifs de sa décision implicite dans le délai d’un mois qu’elles lui impartissent.
4. Par l’arrêté du 1er août 2025, le préfet de l’Aude a opposé un refus explicite à la demande de titre de séjour de M.C.... Il suit de là que les conclusions présentées par l’intéressé dans sa requête n° 2407549 et tendant à l’annulation de la décision par laquelle le préfet de l’Aude a implicitement rejeté sa demande d’admission au séjour doivent être regardées comme dirigées contre l’arrêté du 1er août 2025 par lequel cette même autorité a explicitement refusé de faire droit à sa demande de renouvellement de titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
5. En premier lieu, aux termes de l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration : « Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ». En vertu de leurs termes mêmes, les dispositions précitées du code des relations entre le public et l’administration ne peuvent être utilement invoquées à l’encontre d’une décision de refus de titre de séjour prise en réponse à une demande formulée par l’intéressé. En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français, le législateur a entendu déterminer l’ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l’intervention et l’exécution des décisions par lesquelles l’autorité administrative refuse de délivrer un titre de séjour. Dès lors, l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration ne saurait être utilement invoqué à l’encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
6. Il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union européenne que le droit d’être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l’Union européenne. Lorsqu’il sollicite la délivrance ou le renouvellement d’un titre de séjour, l’étranger, en raison même de l’accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu’en cas de refus, il pourra faire l’objet d’une mesure d’éloignement. À l’occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l’administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, d’apporter à l’administration toutes les précisions qu’il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l’instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l’administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d’éléments nouveaux.
7. En l’espèce, il n’est pas allégué ni même établi que M. C... aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu’il aurait été empêché de présenter ses observations ou de communiquer des informations utiles avant que ne soit prise la décision attaquée. La seule circonstance que le préfet n’ait pas procédé à un examen contradictoire de son dossier alors que M. C..., du fait de sa demande, était en mesure de présenter à l’administration, durant toute la phase d’instruction de son dossier, des observations et éléments utiles quant à sa situation, n’est pas de nature à permettre de regarder le requérant comme ayant été privé de son droit à être entendu. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. En deuxième lieu, aux termes de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : « (…) Le certificat de résidence d’un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : (…) 2° Au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française, et lorsque le mariage a été célébré à l’étranger, qu’il ait été transcrit préalablement sur les registres de l’état civil français (…). Le premier renouvellement du certificat de résidence délivré au titre du 2 ci-dessus est subordonné à une communauté de vie effective entre les époux ; (...)/ 5. Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (...) ».
9. Il ressort des pièces du dossier que la demande de titre de séjour présentée le 20 novembre 2024 par M. C... est une demande d’admission exceptionnelle au séjour par le travail au titre des métiers en tension. Par ailleurs, il ressort des termes de l’arrêté attaqué que le préfet de l’Aude, qui n’y était au demeurant pas tenu, n’a pas examiné si l’intéressé pouvait prétendre à son admission au séjour sur le fondement des stipulations précitées du 2° de l’article 6 de l’accord franco-algérien. Il s’ensuit que le requérant ne peut utilement invoquer la méconnaissance de ces stipulations au soutien de ses conclusions tendant à l’annulation des décisions en litige. Le moyen tiré de ce que le préfet n’a pas établi la rupture de la communauté de vie avec son épouse sera en conséquence écarté comme inopérant.
10. En revanche, le préfet de l’Aude ayant examiné le droit au séjour de M. C... au titre des stipulations précitées du 5° du même article, le requérant peut utilement en invoquer la méconnaissance. Toutefois, alors que la cour administrative d’appel de Toulouse a confirmé par un arrêt du 20 novembre 2025 la légalité du refus de séjour précédemment opposé à M.C... au motif que la communauté de vie avec son épouse n’était pas établie, le requérant n’apporte dans le cadre de la présente instance aucun élément probant permettant d’apprécier l’intensité des liens qui l’unissent encore à son épouse. Par ailleurs, le requérant qui n’a pas d’enfant, ne justifie pas davantage avoir noué sur le territoire des liens personnels, ni ne démontre pas ne plus avoir d’attache dans son pays d’origine qu’il a quitté à l’âge de 36 ans et ne fait état d’aucun obstacle l’empêchant de reconstituer sa cellule familiale en Algérie, son pays d’origine. Dans ces conditions, et compte tenu des conditions de séjour en France de M. C..., il ne ressort pas des pièces du dossier que les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français auraient été prises en méconnaissance des stipulations précitées du 5° de l’article 6 de l’accord franco-algérien.
11.En troisième lieu, aux termes des stipulations de l’article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (…) 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ».
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales sera écarté. De même que celui tiré de l’erreur manifeste d’appréciation des conséquences des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français sur la situation de M. C....
13. En quatrième lieu, l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui porte sur la délivrance des cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre d’une activité salariée, soit au titre de la vie familiale. Dès lors que ces conditions sont régies de manière exclusive par l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions de cet article à l’appui d’une demande d’admission au séjour sur le territoire national. Toutefois, si l’accord franco-algérien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d’admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n’interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l’ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l’exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d’apprécier, compte tenu de l’ensemble des éléments de la situation personnelle de l’intéressé, l’opportunité d’une mesure de régularisation.
14. En l’espèce, en se bornant à faire valoir qu’il contribue à la prospérité de la France en travaillant depuis 2019 dans le métier pénible de carreleur, métier en tension, M.C... ne démontre pas de ce que sa situation professionnelle justifierait sa régularisation. Par ailleurs, et ainsi que l’a relevé le préfet de l’Aude, aucun des éléments tenant à la situation personnelle et familiale de l’intéressé n’est de davantage de nature à justifier une telle régularisation. Il s’ensuit qu’en ne faisant pas usage de son pouvoir de régularisation, le préfet de l’Aude n’a pas entaché ses décisions d’une erreur manifeste d’appréciation.
15. En cinquième lieu, aux termes de l’article 7 b) de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : « Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention « salarié » : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française. ».
16. Le préfet de l’Aude qui a examiné d’office si l’intéressé pouvait être admis au séjour sur le fondement des stipulations précitées, a relevé que l’intéressé ne remplissait pas les conditions exigées. Il ressort en effet des pièces du dossier, que M. C... ne produit pas de contrat de travail visé par les services compétents. Il s’ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions doit être également écarté.
17. En sixième lieu, aux termes de l’article L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu’elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L 423-7, L, 423-13, L 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; 2° Lorsqu’elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L 426-6, L 426-7 ou L. 426- 10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ». Aux termes de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : « Le certificat de résidence d'un an portant la mention « vie privée et familiale » est délivré de plein droit : 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; (...) ».
18. Pour contester la décision attaquée, M. C... soutient que le préfet aurait dû, préalablement à l’examen de sa demande, saisir la commission du titre de séjour mentionnée à l’article L. 432-13 précité. Toutefois, il résulte des dispositions de cet article, applicable aux ressortissants algériens, que le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour lorsque les étrangers remplissent effectivement les conditions relatives à la délivrance de plein droit des cartes de séjour citées audit article, auxquels il envisage de refuser la délivrance d’un titre de séjour et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions. En l’espèce, il résulte de ce qui précède que le requérant ne remplit pas les conditions prévues par les stipulations du 5) de l’article 6 et du b) de l’article 7 de l’accord franco-algérien. Dans ces conditions, le préfet de l’Aude n’était pas tenu de soumettre la situation de M. C... à la commission du titre de séjour avant de se prononcer sur sa demande.
19.En dernier lieu, M. C... soutient que l’arrêté attaqué méconnait le jugement du tribunal de céans du 20 avril 2023 en ce qu’il retient que la décision du tribunal de céans a confirmé la décision portant obligation de quitter le territoire français du 15 mai 2023 notifiée le 17 mai 2023. Cette erreur dans la lecture du jugement est sans incidence sur la légalité de l’arrêté attaqué dès lors que le préfet de l’Aude pouvait légalement se fonder sur la circonstance que M. C... ne remplissait pas les conditions pour que lui soit délivré le titre sollicité.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d’annulation des requêtes de M. C... doivent être rejetées.
Sur le surplus des conclusions de la requête :
21. Par voie de conséquence du rejet des conclusions à fin d’annulation présentées par M.C..., il y a lieu de rejeter également ses conclusions à fin d’injonction ainsi que celles présentées au titre des frais du litige.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°2407549 et n°2505875 de M. C... sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et au préfet de l’Aude.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2026.
La présidente- rapporteure,
V. B...L’assesseure la plus ancienne,
S. Crampe
Le greffier
D. Martinier
La République mande et ordonne au préfet de l’Aude en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 9 mars 2026.
Le greffier,
D. Martinier