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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2500390

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2500390

jeudi 23 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2500390
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationPROCEDURES 96 H H / 48 H
Avocat requérantPASCAL LABROT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 janvier 2025 et le 22 janvier 2025, M. F A représenté par Me Pascal-Labrot, demande au tribunal :

1°) avant-dire droit, que son dossier soit mis à disposition par la préfecture ;

2°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

3°) d'annuler l'arrêté du 16 janvier 2025 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne les moyens communs à l'arrêté attaqué :

- l'arrêté a été signé par une autorité ne disposant pas de la compétence pour ce faire ;

- il est insuffisamment motivé ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas vérifié son droit au séjour ;

- elle méconnaît l'article L. 611-1 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors son comportement ne constitue pas de menace à l'ordre public ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;

- elle a été signée par une autorité ne disposant pas de la compétence pour ce faire ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie de garanties de représentations, auprès de son épouse et qu'il ne représente aucune menace à l'ordre public.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;

- elle a été signée par une autorité ne disposant pas de la compétence pour ce faire ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne l'interdiction de retour pour une durée de trois ans :

- elle a été signée par une autorité ne disposant pas de la compétence pour ce faire ;

- elle est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen des critères énoncés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et présente un caractère disproportionné.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 janvier 2025, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête et fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Bayada, première conseillère, pour statuer sur les procédures d'éloignement.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bayada ;

- les observations de Me Pascal-Labrot pour M. A, présent à l'audience en présence de M. D interprète qui reprend ses écritures.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, né le 17 février 1994, de nationalité algérienne, a été remis à la police de l'air et des frontières par les autorités espagnoles à l'occasion de son franchissement de la frontière franco-espagnole au Perthus. Il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 16 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et une interdiction de retour d'une durée de deux ans.

Sur l'aide juridictionnelle :

2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions tendant à la production par le préfet de l'entier dossier :

3. Dès lors que l'affaire est en état d'être jugée et que le principe du contradictoire a été respecté, il n'apparaît pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la communication de l'entier dossier détenu par l'administration.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à l'arrêté attaqué :

3. Par un arrêté du 24 octobre 2024, publié le 25 octobre suivant au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet des Pyrénées-Orientales a donné délégation à M. E B, directeur de la citoyenneté et de la migration, à l'effet de signer les décisions relatives à la mise en œuvre des mesures d'éloignement des ressortissants étrangers en situation irrégulière. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.

4. Le préfet a développé les considérations de droit et de faits qui fondent le sens de ses décisions permettant au requérant d'utilement les contester. Il a notamment mentionné le parcours migratoire de M. A ainsi que sa date d'entrée alléguée, relevé qu'à la suite du dépôt d'une demande d'asile le 14 février 2023, cette demande avait été définitivement rejetée par l'OFPRA et fait état des liens privés et familiaux de M. A sur le territoire français, notamment la présence de son épouse, résidant à Melun. Si le requérant fait grief au préfet de n'avoir précisé qu'il avait sollicité un titre de séjour, élément dont il n'a pas fait part lors de son audition, cette circonstance ne suffit pas à établir que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté doit donc être écarté. Il en va de même de celui tiré du défaut d'examen particulier de sa situation.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants :/ " (); 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () "

6. Si le requérant conteste la menace à l'ordre public que son comportement constituerait la décision contestée n'a pas ce fondement légal mais le 4° de l'article L. 611-1 du CESEDA. Par suite, le moyen est inopérant.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ".

10. Il ressort de la décision litigieuse que le préfet a explicitement examiné le droit au séjour de M. A en relevant d'une part que par arrêté du 6 janvier 2021 il a fait l'objet d'un arrêté de transfert vers les autorités espagnoles, puis a été déclaré en fuite à la suite du non-respect de ses obligations de pointage. Le préfet a relevé que la demande d'asile qu'il avait présenté a été rejeté définitivement par l'OFPRA le 5 avril 2023 et enfin a mentionné l'absence d'élément justifiant de sa durée de présence en France ainsi que l'absence de liens privés et familiaux en France. Si le requérant fait valoir la présence de son épouse en France, il ne soutient ni même n'allègue qu'il remplirait les conditions pour obtenir la délivrance d'un titre de séjour de plein droit. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 613-1 précité doit être écarté.

11. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. "

12. M. A se prévaut d'une présence en France depuis son entrée déclarée en France en 2023 et de son concubinage avec une ressortissante française avec laquelle il est marié depuis 2023 et avec laquelle il résiderait à Melun. Toutefois, si le requérant est effectivement marié à une ressortissante française, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a été interpellé alors qu'il franchissait la frontière espagnole seul et l'unique attestation peu circonstanciée de sa compagne est insuffisante à établir le caractère stable et ancien de la relation qu'il soutient entretenir avec cette dernière. Enfin, il n'établit pas être dépourvu de toutes attaches familiales en Algérie. Eu égard à la durée et aux conditions de son séjour, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention précitée en prenant l'obligation de quitter le territoire français.

13. Pour les raisons qui viennent d'être exposées, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire :

14. En l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, ne peut qu'être écarté.

15. Compte tenu de ce qui a été dit aux points 3 et 4 de la présente décision, les moyens tirés du défaut de l'incompétence de l'auteur de la décision et celui tiré de son insuffisante motivation doivent être écartés.

16. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; (); /; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; ()6° L'étranger, entré irrégulièrement sur le territoire de l'un des États avec lesquels s'applique l'acquis de Schengen, fait l'objet d'une décision d'éloignement exécutoire prise par l'un des États ou s'est maintenu sur le territoire d'un de ces États sans justifier d'un droit de séjour ;()

17. Pour refuser tout délai de départ volontaire à M. A, l'autorité préfectorale s'est fondée, non sur la menace à l'ordre public que son comportement constituerait mais sur le risque de fuite de l'intéressé, en application de l'article L. 612-2-3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. C ne justifie pas d'une entrée régulière en France et n'a sollicité aucun titre de séjour. Par ailleurs, il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement dans le cadre d'une procédure de transfert vers l'Espagne, par un arrêté du préfet du Loiret du 6 janvier 2021, qui lui a été notifiée par la voie administrative le 14 janvier 2021 à laquelle il s'est toutefois soustrait. Si M. A conteste la menace à l'ordre public que son comportement constituerait et soutient justifier de garantie de représentation, l'autorité préfectorale ne lui a toutefois pas opposé ces motifs pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire. Le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

18. En l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, ne peut qu'être écarté.

19. Compte tenu de ce qui a été dit aux points 3 et 4 de la présente décision, les moyens tirés du défaut de l'incompétence de l'auteur de la décision et celui tiré de son insuffisante motivation doivent être écartés.

20. Pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 12, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en fixant l'Algérie comme pays de renvoi, le préfet des Pyrénées-Orientales aurait méconnu son droit de mener une vie privée et familiale normale, garantie par les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses attaches privées en France. Ces moyens doivent donc être écartés.

En ce qui concerne l'interdiction de retour pour une durée de deux ans :

21. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, ne peut qu'être écarté.

22. Compte tenu de ce qui a été dit au point 3 de la présente décision, le moyen tiré du défaut de l'incompétence de l'auteur de la décision doit être écarté.

23. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. " Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".

24. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code précité. A cet égard, si, après prise en compte de chacun de ces quatre critères, le préfet ne retient pas certains éléments correspondant à l'un ou certains d'entre eux au nombre des motifs de sa décision, il n'est pas tenu, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

25. La décision attaquée cite les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application et comporte une motivation circonstanciée sur chacun des quatre critères mentionnés à l'article L. 612-10 de ce code : l'arrêté mentionne la date déclarée d'arrivée en France de M. A, sa situation familiale, la circonstance qu'il représente une menace à l'ordre public et qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Ainsi, l'arrêté comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui constituent le fondement tant du principe que de la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit donc être écarté. Pour les mêmes motifs, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en prenant cette décision, l'autorité administrative aurait négligé d'examiner sa situation particulière.

26. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A, qui est entrée en France au cours de l'année 2019, s'est maintenu irrégulièrement en France depuis lors et le justifie par les pièces qu'il produit d'une ancienneté de vie commune avec son épouse avec laquelle il a contracté un mariage en 2023 ni de son intégration dans la société française, bien que déclarant lors de l'audience réaliser régulièrement des missions d'intérim. A supposer même qu'il n'ait fait l'objet d'aucune condamnation pénale, il ne conteste pas avoir fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, à laquelle il s'est soustrait. Enfin, M. A ne justifie d'aucune circonstance humanitaire faisant obstacle au prononcé d'une interdiction de retour sur le territoire français. Dans ces conditions, en édictant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans, qui n'est pas disproportionnée, l'autorité administrative n'a pas commis d'erreur d'appréciation.

27. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 16 janvier 2025 doivent être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, de ses conclusions relatives aux frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F A, à Me Pascal-Labrot et au préfet des Pyrénées-Orientales.

Rendu public par mise à disposition le 23 janvier 2025.

La magistrate désignée,

A. Bayada La greffière,

C. Touzet

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 23 janvier 2025

La greffière,

C. Touzet

N°2500390

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