mercredi 19 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2501169 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | JACQUINET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 février 2025, M. A B, représenté par Me Jacquinet, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, avant dire-droit, la communication, par le préfet des Pyrénées-Orientales, du dossier contenant les pièces sur la base desquelles l'arrêté contesté a été pris ;
3°) d'annuler l'arrêté du 13 février 2025 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de renvoi et prononcé une interdiction de retour de deux ans ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ce règlement emportant renonciation de l'indemnité versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur l'arrêté attaqué pris dans son ensemble :
- il est entaché d'incompétence dès lors qu'il n'est pas justifié que son signataire bénéficiait d'une délégation à cet effet régulièrement publiée ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît son droit au respect de la vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile puisque sa présence ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il n'existe pas de risques qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement qui lui a été notifiée ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît son droit au respect de la vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et présente un caractère disproportionné.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 février 2025, le préfet des Pyrénées -Orientales conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Villemejeanne, première conseillère, dans les fonctions de magistrat chargé du contentieux des mesures d'éloignement.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 février 2025 :
- le rapport de Mme Villemejeanne, magistrate désignée
- les observations de Me Jacquinet, représentant M. B, qui abandonne le moyens tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte et conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens
- et les observations de M. B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant malien né le 31 décembre 1993, placé au centre de rétention administrative de Perpignan, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 13 février 2025 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de deux ans.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. B qui a présenté sa requête sans avoir recours à un avocat, a bénéficié lors de l'audience de l'assistance de l'avocat de permanence désigné par le bâtonnier. Le requérant n'a pas indiqué vouloir renoncer au bénéfice de cette commission d'office. Par suite, il n'y a pas lieu d'admettre provisoirement l'intéressé, au bénéfice de l'aide juridictionnelle dans le cadre de la présente instance.
Sur la communication du dossier administratif du requérant :
3. Aux termes de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné le concours d'un interprète et la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise. () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que le préfet des Pyrénées-Orientales a communiqué au tribunal l'ensemble des pièces sur la base desquelles a été pris l'arrêté contesté et que ces productions ont été communiquées au conseil de M. B. Dans ces conditions, les conclusions de ce dernier tendant à obtenir son dossier ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'arrêté pris dans son ensemble :
5. En premier lieu, le requérant ne peut utilement faire grief au préfet de ne pas avoir fait mention de son insertion professionnelle sur le territoire dès lors que pour satisfaire l'obligation de motivation le préfet n'a pas à énoncer l'ensemble des éléments qu'il a pris en considération mais uniquement ceux sur lesquels il a entendu fonder sa décision. L'arrêté contesté vise les textes dont il fait application et comporte l'énoncé des éléments de faits tenant à la situation personnelle et administrative de M. B. Ces indications ont permis à l'intéressé de comprendre et de contester l'arrêté pris à son encontre. L'arrêté attaqué, comporte ainsi l'énoncé suffisant des considérations de droit et de fait qui en constituent son fondement. Par suite, l'arrêté étant suffisamment motivé, le moyen doit être écarté.
6. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Pyrénées-Orientales n'aurait pas procédé à l'examen de la situation de M. B avant de prendre à son encontre l'arrêté attaqué. Il ressort en revanche des termes de l'arrêté attaqué que le préfet a procédé à un examen suffisamment circonstancié de la situation personnelle de M. B. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'examen de la situation du requérant doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
8. M. B déclare être entré sur le territoire français en 2016 sans toutefois justifier d'une entrée régulière. M. B qui soutient résider en France depuis 2016 ne le démontre et ne justifie pas davantage avoir accompli des démarches pour de régulariser sa situation. Par ailleurs, il n'atteste pas de l'effectivité des liens entretenus sur le territoire français ou d'une particulière intégration sociale alors qu'il est célibataire et sans charge de famille, qu'il a vécu jusqu'à l'âge de 21 ans dans son pays d'origine et n'établit pas y être dépourvu d'attaches. Enfin, les pièces versées au débat, insuffisantes en nombre et en valeur probante, ne permettent pas de justifier l'intégration socio-professionnelle dont le requérant se prévaut. Eu égard à la durée et aux conditions de séjour de M. B, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
9. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, M. B n'établit pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Ainsi, il n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de celle lui refusant un délai de départ volontaire. Par suite, ce moyen doit être écarté.
11. En second lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ;() 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ;() 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
12. Il ressort de la lecture de la décision attaquée que pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. B le préfet des Pyrénées-Orientales s'est fondé sur les dispositions précitées du 1° et du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. La circonstance selon laquelle M. B est " connu des services de police, de justice et de gendarmerie pour des faits d'escroquerie " commis en 2016 ne suffit pas par elle-même, en l'absence d'éléments sur l'existence de poursuites pénales et compte tenu de la date de commission des faits, à caractériser une menace pour l'ordre public au sens et pour l'application des dispositions précitées du 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. Toutefois, ainsi qu'il a été dit, le préfet des Pyrénées-Orientales s'est également fondé sur les dispositions précitées du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser d'accorder au requérant un délai de départ volontaire. Pour regarder le risque de fuite comme établit le préfet s'est fondé sur le 1°, le 4° et le 8° de l'article L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. B ne peut dès lors utilement soutenir qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Par ailleurs, M. B ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français et ne conteste pas son absence de droit au séjour. Enfin, il ressort des pièces du dossier, que M. B ne justifie pas disposer d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale alors qu'il déclare être " hébergé dans un foyer dans le 11ème arrondissement de Paris " par " un marchand de sommeil ". Pour ces seuls motifs, le préfet pouvait regarder le risque de fuite comme établi.
15. Il résulte de ce qui précède, que la décision de refus de délai de départ volontaire pouvait légalement être prise sur le fondement du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le préfet des Pyrénées-Orientales a pu, sans commettre d'erreur de droit et d'appréciation, et pour ce seul motif, refuser d'accorder au requérant un délai de départ volontaire. Par suite, les moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, M. B, qui n'établit pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de l'interdiction de retour.
17. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaît le droit au respect de la vie privée et familiale de M. B tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
18. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
19. Ainsi qu'il a été exposé précédemment, le requérant ne démontre pas avoir établi de liens personnels ou familiaux anciens, solides et durables en France et s'il se prévaut d'une présence continue sur le territoire français depuis 2016, il ne le démontre pas. A supposer même que son comportement ne puisse être regardé comme une menace à l'ordre public et en l'absence de mesure d'éloignement préalable, l'ensemble des circonstances propres à la situation du requérant sont de nature, à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour sur le territoire pour une durée deux ans. Par suite les moyens tirés de ce que l'interdiction de retour pour une durée de deux ans est entachée d'erreur d'appréciation et de ce qu'elle présente un caractère disproportionné doivent être écartés.
20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B à fin d'annulation de l'arrêté du 13 février 2025 pris par le préfet des Pyrénées-Orientales doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E
Article 1 er: La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Pyrénées-Orientales.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2025.
La magistrate désignée,
P. VillemejeanneLe greffier,
D. Martinier
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne et à ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 19 février 2025
Le greffier,
D. Martinier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026