mercredi 25 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2504110 |
| Type | Décision |
| Recours | Autorisation |
| Publication | C |
| Avocat requérant | MAURY |
Vu la procédure suivante :
Par requête et mémoire, enregistrés les 6 et 24 juin 2025, M. A B, représenté par Me Tisler, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 12 mai 2025 de la directrice des ressources humaines de la caisse des dépôts et consignations qui le révoque, d'enjoindre à cette caisse de le réintégrer dans ses fonctions sans délai, et de mettre à la charge de cette caisse une somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'urgence est constituée, il est privé de son salaire par son éviction du service, même s'il peut bénéficier d'une allocation chômage ;
- il existe des moyens créant un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, les griefs sont inexacts, la sanction est entachée d'erreur d'appréciation, l'avis du conseil de discipline n'est pas motivé, la caisse a commis un détournement de pouvoir et de procédure, et l'a discriminé.
Par mémoire, enregistré le 23 juin 2025, la caisse des dépôts et consignations, représentée par Me Maury, conclut au rejet du recours.
Elle soutient que l'urgence n'est pas justifiée et que les moyens invoqués ne sont fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Rabaté, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 24 juin 2025 à 10 heures :
- le rapport de M. Rabaté,
- et les observations de Me Tisler, pour M, B, et de Me Maury, pour la caisse des dépôts et consignations, qui persiste dans leurs écritures.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. M. B, attaché principal d'administration de l'Etat en poste à la caisse des dépôts et consignations, demande la suspension de l'arrêté du 12 mai 2025 de la directrice des ressources humaines de la caisse qui le révoque. En l'état de l'instruction aucun des moyens invoqués pour le requérant mentionnés dans les visas n'est de nature à créer de doute sérieux sur la légalité de l'arrêté du 12 mai 2025.
3. Il s'ensuit que, sans qu'il soit utile de statuer sur la condition d'urgence, les conclusions du recours à fin de suspension, et par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles relatives aux frais liés au litige, doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la caisse des dépôts et consignations.
Fait à Montpellier, le 25 juin 2025.
Le juge des référés,
V. Rabaté
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 25 juin 2025,
La greffière,
E. Tournier
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400503
Sujet principal : Recours d'un agent public stagiaire contre le refus de sa titularisation et la prorogation de son stage. Juridiction : Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). Solution retenue : Le jugement, non intégralement reproduit, statue sur la légalité de l'arrêté de prorogation de stage et de l'arrêté refusant la titularisation. L'agent invoque notamment des vices de procédure, une erreur manifeste d'appréciation, un détournement de procédure et une violation de l'article L. 327-1 du code général de la fonction publique concernant les conditions du stage. Textes appliqués : Le code général de la fonction publique (notamment article L. 327-1) et le code de justice administrative (article L. 761-1 sur les frais irrépétibles).
08/04/2026
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600904
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant l'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que le courriel attaqué du 14 janvier 2026 ne constitue pas une décision faisant grief, une décision implicite de refus étant déjà née le 11 janvier 2026 suite à l'expiration du délai d'instruction. La demande est donc irrecevable au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324985
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Camille Fournet, qui contestait une sanction administrative pour non-respect des délais de paiement inter-entreprises. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'amende de 13 000 euros et sa publication étaient légales et proportionnées au regard des manquements constatés. La décision s'appuie sur les articles L. 441-10 et L. 441-11 du code de commerce relatifs aux délais de paiement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505063
Le Tribunal administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante tunisienne et prononçant une obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle et familiale, notamment au regard de son intégration en France. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour.
03/04/2026