Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement de M. B... qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui réattribuer trois points sur son permis de conduire. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le désistement d'office, sans examen au fond du litige.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 septembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Cruz, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite du 15 septembre 2025 du ministre de l’intérieur rejetant sa réclamation préalable du 15 juillet 2025 tendant à la réattribution de trois points sur son permis de conduire ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de réattribuer les trois points sur son permis de conduire et de supprimer les mentions relatives aux infractions des 12 septembre 2022 et 21 janvier 2023, dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de condamner l’Etat à lui verser la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 19 décembre 2025, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Vu :
- le courrier du 22 décembre 2025 adressé à Me Cruz, l’invitant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ».
2. Par un courrier du 22 décembre 2025 envoyé par le biais de l’application télérecours et dont Me Cruz a accusé réception le même jour, ce dernier a été invité à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, ce qu’il n’a pas fait à l’expiration du délai imparti. Il doit, par suite, en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, être réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de son désistement.
DECIDE
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Montpellier, le 24 février 2026.
Le président,
J. Charvin
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 24 février 2026.
La greffière,
A-L. Edwige