Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait des décisions du tribunal judiciaire de Nîmes. Le tribunal a jugé que cette affaire relevait manifestement de la compétence du juge judiciaire, en application du principe de séparation des autorités administratives et judiciaires. La requête a donc été écartée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour incompétence de la juridiction administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2025, M. A... B... entend contester devant le tribunal les décisions prises par les juridictions judiciaires de Nîmes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (…) ».
2. Par la présente requête, M. B... entend contester des décisions prises par le tribunal judiciaire de Nîmes. Une telle action, qui est relative à des procédures judiciaires, ne peut être portée que devant le juge judiciaire dès lors qu’en vertu du principe de séparation des autorités administratives et judiciaire, il n’appartient pas à la justice administrative de connaître du fonctionnement du service public de la justice judiciaire. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître, en application des dispositions précitées du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Montpellier, le 19 mars 2026.
La présidente de la 6ème chambre,
S. Encontre
La République mande et ordonne au préfet du Gard, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 19 mars 2026.
Le greffier,
D. Lopez