Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., qui contestait une mise en demeure de quitter son logement et sollicitait un délai supplémentaire ainsi qu’un accompagnement vers un hébergement d’urgence. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou à l’obtention d’indemnités, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 décembre 2025, Mme A... C... demande au tribunal de lui accorder un délai supplémentaire et de l’accompagner vers une solution d’hébergement d’urgence suite à l’édiction le 8 décembre 2025 par le préfet de l’Hérault d’une mise en demeure de quitter le logement qu’elle occupe au 255 rue Eurydice à Montpellier dans un délai de 7 jours.
Elle invoque sa bonne foi et fait valoir qu’elle est victime d’une escroquerie à la sous-location.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ».
2. La requête présentée par Mme C..., qui demande au tribunal de lui accorder un délai supplémentaire et de l’accompagner vers une solution d’hébergement d’urgence, est dépourvue de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative ou de conclusions indemnitaires. Dans ces conditions, sa requête ne répond pas aux exigences posées par les dispositions précitées de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Par suite, elle doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
DECIDE
Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C....
Fait à Montpellier, le 12 février 2026.
Le président,
J. Charvin
La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 12 février 2026
La greffière,
M. B...