Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un détenu demandant l'annulation de son transfert pénitentiaire. Le tribunal a jugé le recours manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure de régularisation. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 décembre 2026, M. B... A..., actuellement incarcéré au centre pénitentiaire de Béziers, demande au tribunal d’annuler une décision de transfert au centre pénitentiaire de Mont de Marsan.
Vu :
le courrier du 29 décembre 2025 adressé à M. A..., l’invitant à régulariser sa requête ;
les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ». Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant du dépôt de la réclamation. ».
3. M. A... demande l’annulation de la décision de transfert du centre pénitentiaire de Béziers au centre pénitentiaire de Mont de Marsan. Toutefois, malgré la demande de régularisation qui a été adressée à M. A... par courrier du 29 décembre 2025, dont l’avis de réception a été signé, M. A... n’a pas, avant l’expiration du délai qui lui était imparti, produit la décision qu’il conteste ni apporté la preuve des diligences accomplies pour en obtenir la communication.
4. Dès lors, il y a lieu, par application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête de M. A... qui est manifestement irrecevable.
DECIDE:
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M.B... A....
Fait à Montpellier, le 11 mars 2026.
Le président,
Jérôme Charvin
La République mande et ordonne au ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 11 mars 2026.
La greffière,
L. Salsmann