Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette une requête visant à obtenir la réattribution de points sur un permis de conduire. Le juge estime que la demande, formulée sous forme d'injonction et non assortie d'une conclusion à fin d'annulation d'une décision administrative, est manifestement irrecevable. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 janvier 2026, M. A... C... demande au tribunal de lui réattribuer des points sur son permis de conduire suite à une infraction commise le 23 juin 2023.
Il fait valoir que le délai de deux ans prévu pour la récupération de points a commencé à courir le 26 juillet 2023 et non le 23 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…)4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ».
2. M. C... demande au tribunal de lui réattribuer des points sur son permis de conduire. Cependant, et dès lors qu’il n’appartient pas au juge administratif de prononcer des injonctions à titre principal, les conclusions de la requête présentées par M. B..., qui sont dépourvues de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative, sont manifestement irrecevables. Par suite, sa requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
DECIDE
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....
Fait à Montpellier, le 10 mars 2026.
Le président,
J. Charvin
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 10 mars 2026,
La greffière,
A-L. Edwige