Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne la contestation d'amendes forfaitaires via un recours gracieux adressé au parquet, transmis au tribunal sans conclusions juridiques précises. La juridiction applique les articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que la requête, dépourvue de conclusions en annulation ou en indemnisation, ne satisfait pas aux conditions de saisine.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 17 janvier, 24 janvier, 6 février et le 18 février 2026, Mme A... B... transmet au tribunal le recours gracieux adressé à l’officier du ministère public relatif à des infractions routières.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ».
2. La requête présentée par Mme B..., qui se borne à adresser au tribunal le recours gracieux qu’elle a adressé à l’officier du ministère public contestant des amendes, est dépourvue de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou de conclusions indemnitaires. Dans ces conditions, sa requête ne répond pas aux exigences posées par les dispositions précitées de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Par suite, elle doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE:
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Montpellier, le 18 mars 2026.
Le président,
Jérôme Charvin
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 18 mars 2026.
La greffière,
L. Salsmann