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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2601037

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2601037

vendredi 27 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2601037
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantROSE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour contester le refus implicite du préfet de l’Hérault de lui délivrer un titre de séjour « membre de famille de citoyen de l’Union européenne ». En cours d’instance, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 27 février 2026, le juge des référés a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucune suspension ni injonction n’a donc été prononcée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 février 2026, M. A... B..., représenté par Me Rosé, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L.521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision implicite née le 9 septembre 2024 par laquelle le préfet de l’Hérault a refusé sa demande de titre de séjour « membre de famille de citoyen de l’Union européenne » ;
2°) d’enjoindre à la préfète de l’Hérault de réexaminer sa situation ;
3°) d’enjoindre à la préfète de l’Hérault de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de quinze jours ;
4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense enregistré le 19 février 2026, la préfète de l’Hérault conclut au non-lieu à statuer et au rejet de la requête.

Par un mémoire enregistré le 24 février 2026 M. B... déclare se désister purement et simplement de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Montpellier a désigné M. Souteyrand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) » ; qu'aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d’une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu’il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d’y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l’heure de l’audience publique (…) ». Aux termes de son article L. 522-3 : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».

2. Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu’il y avait lieu, non de la rejeter en l’état pour l’un des motifs mentionnés à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d’engager la procédure prévue à l’article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d’audience.

3. Par un mémoire enregistré le 24 février 2026, M. B... a déclaré se désister de ses conclusions aux fins de suspension. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

4. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions de M. B... présentées en application de l’article L.761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. B....

Article 2 : Les conclusions présentées par M. B... sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 et de l’article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la préfecture de l’Hérault.

Fait à Montpellier, le 27 février 2026.

Le juge des référés,



E. Souteyrand


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier, le 2 mars 2026.

La greffière,



C. Touzet


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