LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2602380

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2602380

mercredi 25 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2602380
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler les élections municipales de Joch du 15 mars 2026 pour irrégularités. Le tribunal a jugé le recours manifestement irrecevable car la protestation, bien que postée dans les délais, a été enregistrée au greffe après l'expiration du délai légal de cinq jours prévu par l'article R. 119 du code électoral. En conséquence, il a appliqué l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examen du fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une protestation, enregistrée le 23 mars 2026, M. C... A... demande au tribunal :


1°) d’annuler l’ensemble des opérations électorales qui se sont déroulées dans la commune de Joch le 15 mars 2026 ;


2°) de prononcer toutes mesures que le tribunal jugera utiles ;


3°) d’ordonner la communication de l’ensemble des documents électoraux utiles à la manifestation de la vérité, notamment la liste électorale de la commune de Joch, la liste d’émargement du scrutin, les procès-verbaux du bureau de vote et leurs éventuelles annexes ;


4°) de procéder à toute vérification utile relative aux conditions d’inscription de certains électeurs, en ce qui concerne la réalité de leur domicile ou de leur résidence effective, au regard des éléments administratifs ou fiscaux susceptibles de les établir.

Il soutient que :
- la liste électorale est entachée d’anomalies et incohérences ne permettant pas une identification fiable de certains électeurs en méconnaissance des obligations réglementaires incombant au maire et des dispositions des articles L. 18 et suivants du code électoral, de telles irrégularités, compte tenu de la configuration serrée du scrutin, étant de nature à suggérer des manœuvres visant à influencer le résultat de l’élection ;
- le recours par la liste concurrente à un visuel issu de la communication municipale, d’une part, revêt un caractère trompeur dès lors qu’elle crée une confusion dans l’esprit des électeurs quant à l’existence d’un soutien ou d’un aval de la municipalité et, d’autre part, a nécessairement altéré les conditions de la concurrence électorale et porté atteinte à la liberté de choix des électeurs, une telle manœuvre étant susceptible d’altérer la sincérité du scrutin ;
- la propagande électorale de la liste « Joch en marche » est irrégulière en ce qu’elle a consisté en la diffusion de professions de foi et de tracts ne comportant pas les mentions obligatoires prévues par la législation électorale, notamment le nom et l’adresse de l’imprimeur et la ville d’impression, de telles irrégularités étant de nature à altérer la sincérité du scrutin, notamment en cas de faible écart de voix entre les listes ;
- l’accumulation d’irrégularités, parmi lesquelles la diffusion de documents de propagande irréguliers, l’utilisation répétée d’un visuel associé à la communication institutionnelle de la commune et les anomalies relevées concernant la liste électorale, a été de nature à altérer la sincérité du scrutin.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code électoral ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). »

Aux termes de l’article R. 119 du code électoral : « Les réclamations contre les opérations électorales doivent être consignées au procès-verbal, sinon être déposées, à peine d'irrecevabilité, au plus tard à dix-huit heures le cinquième jour qui suit l'élection, à la sous-préfecture ou à la préfecture. Elles sont immédiatement adressées au préfet qui les fait enregistrer au greffe du tribunal administratif. / Les protestations peuvent également être déposées directement au greffe du tribunal administratif dans le même délai (…). » Il résulte des termes mêmes de ces dispositions que la recevabilité des réclamations s'apprécie à la date de leur réception par les services désignés à l'article R. 119, et non à leur date d'expédition.

Il résulte de l’instruction que la protestation formée par M. A... contre les opérations électorales ayant eu lieu le 15 mars 2026 en vue de la désignation des membres du conseil municipal de la commune de Joch n’a été enregistrée au greffe du tribunal administratif de Montpellier que le 23 mars 2026, soit après l’expiration du délai de recours contentieux, sans que la circonstance selon laquelle la protestation a été postée le vendredi 20 mars 2023 avant dix-huit heures ne puisse, compte du délai d’acheminement normal du courrier, être utilement invoquée pour relever de cette forclusion. Par suite, la protestation de M. A... est manifestement irrecevable et ne peut ainsi qu’être rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.




O R D O N N E :


Article 1er : La protestation de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A....

Copie en sera adressée à la commune de Joch et au préfet de Pyrénées-Orientales.

Fait à Montpellier, le 25 mars 2026.


La présidente,




F. Corneloup


La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,

Montpellier, le 25 mars 2026

La greffière,



M. B...

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions