vendredi 30 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-1903102 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | GARET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 juin 2019, Mme B C, doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 10 avril 2019 portant refus de prise en charge des soins médicaux relatifs aux accidents de service des 1er février 2010, 4 juin 2013 et
18 mai 2015, postérieurement à la date de guérison fixée le 17 août 2016.
Elle soutient que :
- l'expertise du docteur D du 17 août 2016 est incohérente avec la date de consolidation des blessures occasionnées par son accident de service de 2015. ;
- elle a droit au remboursement par l'administration des honoraires médicaux et des frais occasionnés par son accident de service sur le fondement de la circulaire FP4-N°1711 du
30 janvier 1989 relative à la protection sociale des fonctionnaires et stagiaires de l'Etat contre les risques maladie et accidents de service.
Par un mémoire en défense, enregistré 6 janvier 2021, le ministre de l'économie et des finances, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- Mme C ne développe aucun moyen, ni conclusions à l'encontre de la décision du 10 avril 2019 ;
- il lui appartenait de présenter, en temps utile, à la commission de réforme du
17 novembre 2016, l'ensemble des documents de nature à remettre en cause la date de consolidation fixée dans le rapport d'expertise du docteur D du 17 août 2016;
- dans son jugement n° 1600166, 1600186, 1700663, 1701013, 1702104, 1703534, 1705890, 1800751 du 7 mars 2019 le tribunal de céans a jugé que les certificats de prolongation de soins établis par le docteur A, dont certains sont postérieurs à l'expertise médicale ne sont pas suffisants pour remettre en cause les conclusions du docteur D, fixant au 17 août 2016 la date de guérison de Mme C suite à l'accident du 18 mai 2015.
Par ordonnance du 4 janvier 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au
18 janvier 2021.
Par ordonnance du 5 mai 2021, l'instruction a été rouverte et clôturée au 21 mai 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Descombes,
- et les conclusions de M. Le Roux, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, contrôleuse principale à la direction départementale des finances publiques (DDFIP) du Finistère a été victime les 15 mars 1980, 25 juillet 1986, 11 décembre 1987, 1er février 2010, 4 juin 2013 et 18 mai 2015 de six accidents de service. Par un courrier du
1er décembre 2016, le directeur départemental des finances publiques du Finistère a indiqué
à l'intéressée que par un avis du 17 novembre 2016, la commission de réforme avait estimé
que les soins postérieurs à la date de consolidation de l'accident du 1er février 2010, fixée au
18 janvier 2013, ne devaient pas être pris en charge au titre du service et qu'en conséquence le remboursement des frais médicaux postérieurs à cette date ne serait pas assuré par l'administration. Il a par ailleurs informé l'intéressée que selon l'avis de la commission de réforme les dates de guérison des accidents des 4 juin 2013 et 18 mai 2015 devaient être respectivement fixées au 16 janvier 2015 et au 17 août 2016, l'arrêt de travail du 2 au
12 juin 2016 étant reconnu comme imputable à l'accident du 18 mai 2015. Par un courrier du
21 décembre 2016, l'administration a fait connaître à Mme C que le remboursement
des frais médicaux postérieurs au 18 janvier 2013 s'agissant de l'accident de 2010, au
16 janvier 2015 s'agissant de l'accident de 2013 et au 17 août 2016 s'agissant de l'accident de 2015, ne seraient pas pris en charge par l'administration. Par décisions des 10 janvier, 9 mars,
19 avril, 22 septembre 2017 et 10 janvier 2018, le directeur départemental des finances publiques du Finistère a refusé de faire droit aux demandes de remboursement de soins médicaux présentées par Mme C au titre de l'accident du 18 mai 2015, postérieurement au
17 août 2016. Par décision du 10 avril 2019, dont Mme C demande l'annulation dans la présente requête, la directrice départementale des finances publiques du Finistère a refusé de prendre en charge les soins médicaux relatifs aux accidents de service des 1er février 2010,
4 juin 2013 et 18 mai 2015, postérieurement à la date de guérison fixée le 17 août 2016.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. D'une part, Mme C ne peut utilement se fonder sur les termes de la circulaire FP/4 n°1711 du 30 janvier 1989 relative à la protection sociale des fonctionnaires et stagiaires de l'Etat contre les risques maladie et accidents de service, laquelle n'a pas valeur règlementaire. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
3. D'autre part, Mme C soutient que l'expertise du docteur D du
17 août 2016 est incohérente avec la date de consolidation des blessures occasionnées par
son accident de service de 2015. Elle se prévaut d'un certificat médical établi le 1er février 2019 sans arrêts de travail en raison de douleurs au niveau de la main, de la hanche et du genou gauche. Toutefois, dans son rapport du 17 août 2016, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il serait impartial, incomplet ou qu'il ne présenterait pas tous les gages de sérieux, le docteur D, généraliste expert agréé, a estimé que les seules séquelles que conservait l'intéressée, à la suite de ces différents accidents, consistaient en des cervicalgies, ce qui a été confirmé par les médecins de la commission de réforme lors de sa séance du 17 novembre 2016. Par suite,
Mme C n'établit pas qu'en refusant de prendre en charge les arrêts de travail litigieux au titre de ses accidents de service, la directrice départementale des finances publiques du Finistère aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
4. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de
non-recevoir opposée à la requête de Mme C, cette dernière doit être rejetée.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Moulinier, premier conseiller,
Mme Le Berre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 octobre2022.
Le président-rapporteur,
signé
G. Descombes
L'assesseur le plus ancien,
signé
Y. Moulinier Le greffier,
signé
J-M. Riaud
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaire de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026