vendredi 25 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2000270 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 janvier 2020 et 11 juillet 2022, M. C B, représenté par la SELARL Saout et Galia, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 20 novembre 2019 par lequel le maire de la commune de l'Île de Batz a refusé de lui délivrer un permis de construire en vue de l'édification d'une maison d'habitation sur un terrain situé au lieu-dit Créach Bolloch ;
2°) d'enjoindre à la commune de l'Île de Batz de lui délivrer le permis de construire sollicité dans le délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de l'Île de Batz le versement de la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, à défaut pour le maire de l'Île de Batz d'avoir préalablement consulté la commission départementale de la nature, des paysages et des sites, en méconnaissance des dispositions du troisième alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché d'une erreur de droit en ce qu'il se fonde sur le schéma de cohérence territoriale pour apprécier le respect par le projet des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché d'erreurs d'appréciation au regard tant, à titre principal, du premier alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme que, à titre subsidiaire, de son deuxième alinéa.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juillet 2021, la commune de l'Île de Batz, représentée par la SELARL Lexcap, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant le versement de la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de Me Saout, de la SELARL Saout et Galia, représentant M. B, et de Me Oueslati, de la SELARL Lexcap, représentant la commune de à l'Île de Batz.
Une note en délibéré, présentée pour M. B, a été enregistrée le 14 novembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Le 7 juin 2019, M. B a déposé une demande de permis de construire une maison d'habitation sur les parcelles cadastrées section AK nos 280 et 532 situées au lieu-dit Créach Bolloch à l'Île de Batz. Par un arrêté du 20 novembre 2019 dont le requérant demande l'annulation, le maire de cette commune a refusé de délivrer le permis de construire sollicité.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Pour rejeter la demande de M. B, le maire de la commune de l'Île de Batz s'est fondé sur la méconnaissance par le projet litigieux de construction d'une maison individuelle des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme.
3. Aux termes de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction issue de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique : " L'extension de l'urbanisation se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants. / Dans les secteurs déjà urbanisés autres que les agglomérations et villages identifiés par le schéma de cohérence territoriale et délimités par le plan local d'urbanisme, des constructions et installations peuvent être autorisées, en dehors de la bande littorale de cent mètres, des espaces proches du rivage et des rives des plans d'eau mentionnés à l'article L. 121-13, à des fins exclusives d'amélioration de l'offre de logement ou d'hébergement et d'implantation de services publics, lorsque ces constructions et installations n'ont pas pour effet d'étendre le périmètre bâti existant ni de modifier de manière significative les caractéristiques de ce bâti. Ces secteurs déjà urbanisés se distinguent des espaces d'urbanisation diffuse par, entre autres, la densité de l'urbanisation, sa continuité, sa structuration par des voies de circulation et des réseaux d'accès aux services publics de distribution d'eau potable, d'électricité, d'assainissement et de collecte de déchets, ou la présence d'équipements ou de lieux collectifs. / L'autorisation d'urbanisme est soumise pour avis à la commission départementale de la nature, des paysages et des sites. Elle est refusée lorsque ces constructions et installations sont de nature à porter atteinte à l'environnement ou aux paysages ". Le III de l'article 42 de la même loi prévoit que : " Jusqu'au 31 décembre 2021, des constructions et installations qui n'ont pas pour effet d'étendre le périmètre du bâti existant, ni de modifier de manière significative les caractéristiques de ce bâti, peuvent être autorisées avec l'accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat, après avis de la commission départementale de la nature des paysages et des sites, dans les secteurs mentionnés au deuxième alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction résultant de la présente loi, mais non identifiés par le schéma de cohérence territoriale ou non délimités par le plan local d'urbanisme en l'absence de modification ou de révision de ces documents initiée postérieurement à la publication de la présente loi ". Le V du même article précise que les mots " en continuité avec les agglomérations et villages existants " - qui remplacent les mots : " soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement " s'appliquent " sans préjudice des autorisations d'urbanisme délivrées avant la publication de la présente loi ". Cette modification du premier paragraphe de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ne s'applique pas " aux demandes d'autorisation d'urbanisme déposées avant le 31 décembre 2021 ni aux révisions, mises en compatibilité ou modifications de documents d'urbanisme approuvées avant cette date ". La loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique ayant été publiée au Journal officiel de la République française du 24 novembre 2018 et la demande de permis de construire en litige ayant été déposée le 7 juin 2019, les dispositions du V précitées sont applicables en l'espèce.
4. D'une part, il résulte des dispositions du premier alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable en l'espèce, que l'extension de l'urbanisation doit se réaliser, dans les communes littorales, soit en continuité avec les agglomérations et les villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement. Constituent des agglomérations ou des villages où l'extension de l'urbanisation est possible, au sens et pour l'application de ces dispositions, les secteurs déjà urbanisés caractérisés par un nombre et une densité significatifs de constructions.
5. D'autre part, le deuxième alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction issue de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, ouvre la possibilité, dans les autres secteurs urbanisés qui sont identifiés par le schéma de cohérence territoriale et délimités par le plan local d'urbanisme, à seule fin de permettre l'amélioration de l'offre de logement ou d'hébergement et l'implantation de services publics, de densifier l'urbanisation, à l'exclusion de toute extension du périmètre bâti et sous réserve que ce dernier ne soit pas significativement modifié. En revanche, aucune construction ne peut être autorisée, même en continuité avec d'autres, dans les espaces d'urbanisation diffuse éloignés de ces agglomérations et villages. Il ressort des dispositions de ce 2ème alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme que les secteurs déjà urbanisés qu'elles mentionnent se distinguent des espaces d'urbanisation diffuse par, entre autres, la densité de l'urbanisation, sa continuité, sa structuration par des voies de circulation et des réseaux d'accès aux services publics de distribution d'eau potable, d'électricité, d'assainissement et de collecte de déchets, ou la présence d'équipements ou de lieux collectifs. Par ailleurs, le III de l'article 42 de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique autorise, par anticipation, jusqu'au 31 décembre 2021 et sous réserve de l'accord de l'Etat, les constructions qui n'ont pas pour effet d'étendre le périmètre du bâti existant, ni de modifier de manière significative les caractéristiques de ce bâti dans les secteurs déjà urbanisés non encore identifiés par le schéma de cohérence territoriale ou non délimités par le plan local d'urbanisme.
6. En premier lieu, si M. B soutient que l'arrêté attaqué a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière à défaut d'avoir été précédé de la consultation de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites, en méconnaissance des dispositions du 3ème alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, il résulte de ces dispositions que la consultation préalable de cette commission n'est obligatoire que dans les cas où l'autorité administrative envisage de délivrer l'autorisation d'urbanisme, et non lorsqu'elle entend, comme en l'espèce, refuser d'accorder l'autorisation qui lui est demandée. Au demeurant, le III de l'article 42 de la du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique cité au point 3, qui prévoit la possibilité jusqu'au 31 décembre 2021 d'autoriser dans les secteurs déjà urbanisés mentionnés au deuxième alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme des constructions et installations qui n'ont pas pour effet d'étendre le périmètre du bâti existant, ni de modifier de manière significative les caractéristiques de ce bâti avec l'accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat et après avis de la commission départementale de la nature des paysages et des sites, ne subordonne pas davantage un refus d'autorisation d'urbanisme à la consultation de cette commission. Ce moyen doit, dès lors, être écarté comme inopérant.
7. En deuxième lieu, l'autorité administrative s'assure de la conformité d'une autorisation d'urbanisme avec l'article L. 121-8 de ce code compte tenu des dispositions du schéma de cohérence territoriale applicable, déterminant les critères d'identification des villages, agglomérations et autres secteurs déjà urbanisés et définissant leur localisation, dès lors qu'elles sont suffisamment précises et compatibles avec les dispositions législatives particulières au littoral.
8. Le schéma de cohérence territoriale du Léon a été approuvé le 13 avril 2010 et son document d'orientations générales comporte des dispositions relatives à l'application de la loi littoral, ainsi qu'une liste des villages et agglomérations dans l'espace proche du rivage, dont font partie le bourg et l'agglomération de l'Île de Batz.
9. M. B soutient que l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur de droit en ce qu'il se fonde sur la circonstance que le secteur de Créach Bolloc'h n'est pas identifié par ce schéma de cohérence territoriale comme village au sens de la loi littoral, dès lors que ce document n'est pas opposable aux demandes de permis de construire et que le maire doit apprécier concrètement au cas par cas si un terrain est constructible en application de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Si le schéma de cohérence territoriale du Léon est antérieur à la loi précitée du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, il ressort en tout état de cause de l'arrêté attaqué que le maire de l'Île de Batz a d'abord porté une appréciation personnelle et concrète sur la situation du terrain d'assiette du projet et son environnement, en indiquant que ce terrain était séparé du lieu-dit Ar Ru par un secteur d'une densité peu significative et était déconnecté de l'enveloppe urbaine de l'agglomération, avant d'indiquer, pour renforcer cette appréciation, que le quartier de Créach Bolloc'h n'était pas identifié comme village au sens de la loi littoral par le schéma de cohérence territoriale. Ce moyen tiré de l'erreur de droit doit, dès lors, être écarté.
10. En troisième lieu, d'une part, il ressort des pièces du dossier, notamment des photographies aériennes produites, que le terrain d'assiette du projet est situé à plusieurs centaines de mètres du bourg de la commune de l'Île de Batz et notamment à plus de sept cents mètres de l'église de cette commune. Contrairement à ce que soutient le requérant, le secteur de Créach Bolloc'h est séparé de l'agglomération, et en particulier de la zone urbanisée située à l'ouest, même si aucune coupure d'urbanisation n'est identifiée à cet endroit par le plan local d'urbanisme de la commune de l'Île de Batz. Cet espace n'est ainsi pas situé en continuité d'un village ou d'une agglomération. De plus, si le secteur de Créach Bolloc'h comporte une quarantaine de constructions dont certaines mitoyennes et si ces dernières sont implantées le long de deux voies principales et de plusieurs voies secondaires, la majeure partie de cette zone est caractérisée par une faible densité de constructions, de sorte qu'elle ne constitue pas un village. Dans ces conditions, le terrain d'assiette du projet ne peut être regardé comme se situant en continuité ou au sein d'un village ou d'une agglomération au sens du premier alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme.
11. D'autre part, il résulte des dispositions précitées du deuxième alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme que, dans les secteurs déjà urbanisés autres que les agglomérations et villages identifiés par le schéma de cohérence territoriale et délimités par le plan local d'urbanisme, ne peuvent notamment pas être autorisées des constructions et installations dans les espaces proches du rivage. Or en l'espèce, le terrain d'assiette du projet, situé à un peu plus de cent mètres du rivage, n'en est séparé que par des espaces naturels. Le document d'orientations générales du schéma de cohérence territoriale du Léon, qui comprend une carte relative à l'application de la loi littoral, inclut d'ailleurs l'ensemble de l'Île de Batz dans les espaces proches du rivage tels que délimités de manière indicative dans cette carte. De même, le rapport de présentation du plan local d'urbanisme de la commune de l'Île de Batz inclut l'intégralité du territoire de cette commune dans les espaces proches du rivage. La situation de ce terrain dans les espaces proches du rivage n'est d'ailleurs pas contestée par M. B. Il doit, dans ces conditions, être considéré comme inclus dans ces espaces, de sorte qu'un projet de construction de maison individuelle ne peut y être autorisé en application du deuxième alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme.
12. Il résulte de ce qui précède que le maire de la commune de l'Ile de Batz n'a pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme en rejetant la demande de permis de construire de M. B au motif que son projet méconnaissait les dispositions de cet article.
13. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 20 novembre 2019 par lequel le maire de la commune de l'Île de Batz a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fins d'injonction présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de l'Ile de Batz, qui n'est pas la partie perdante, le versement de la somme que le requérant demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B le versement de la somme de 1 500 euros à la commune de l'Ile de Batz au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera à la commune de l'Ile de Batz la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la commune de l'Ile de Batz.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Bozzi, premier conseiller,
Mme René, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 novembre 2022.
La rapporteure,
signé
C. A
Le président,
signé
C. Radureau
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026