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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2000577

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2000577

jeudi 9 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2000577
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS COUDRAY

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I) Par une requête et quatre mémoires, enregistrés les 5 février 2020, 4 mars 2020,

9 mars 2020, 18 novembre 2022 et 20 janvier 2023 sous le numéro 2000577, M. B A, représenté par Me Gorand, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 19 décembre 2019 du préfet d'Ille-et-Vilaine en tant qu'il déclare cessible au profit de la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet ou de son concessionnaire les parcelles cadastrées section B n° 430, 431, 1123 et 1129, nécessaires à la réalisation de la ZAC " Cœur de village " d'utilité publique ;

2°) d'annuler l'arrêté du 22 janvier 2020 du préfet d'Ille-et-Vilaine modifiant l'arrêté de cessibilité du 19 décembre 2019 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les arrêtés litigieux :

- ont été signés par une autorité incompétente ;

- méconnaissent les dispositions de l'article R. 131-9 du code de l'expropriation dès lors que le commissaire enquêteur n'a pas donné son avis sur l'emprise des ouvrages projetés ;

- sont illégaux, par voie d'exception de la légalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique du 30 septembre 2010 lequel : a été signé par une autorité incompétente, méconnait les articles R. 11-3 et R. 11-14-2 du code de l'expropriation en raison du caractère incomplet et obsolète du dossier soumis à enquête publique, méconnait les dispositions de l'article R. 11-10

du code de l'expropriation en raison du caractère lacunaire des conclusions du commissaire enquêteur, est illégal dès lors qu'il existe une possibilité pour l'autorité expropriante de réaliser l'opération envisagée sans recourir à l'expropriation, porte sur un projet dépourvu de toute utilité publique, méconnait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ;

- sont illégaux, par voie d'exception de la légalité de l'arrêté du 29 septembre 2015 prorogeant la déclaration d'utilité publique lequel : a été signé par une autorité incompétente, a été pris à la suite d'une délibération du conseil municipal de la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet du 24 septembre 2015 dépourvue de caractère exécutoire, méconnait les dispositions de l'article L. 121-5 du code de l'expropriation.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 10 mars 2020 et 16 janvier 2023, la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet, représentée par le Selarl Cabinet Coudray puis par la société d'avocats Thomé Heitzmann, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de

2 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable en tant qu'elle concerne les parcelles qui n'appartiennent pas à M. A ;

- les moyens soulevés par M. A sont inopérants ou ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 avril 2020, la société Nexity, représentée par la SARL Martin Avocats, conclut au rejet de la requête.

Elle déclare faire sienne les observations produites par la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 avril 2020, le préfet d'Ille-et-Vilaine, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- en absence de confirmation des conclusions d'annulation passé le délai d'un mois suivant la notification du rejet du référé-suspension, M. A est réputé s'être désister de sa requête ;

- les moyens soulevés par M. A sont inopérants ou ne sont pas fondés.

II) Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 27 novembre 2020,

18 novembre 2022 et 20 janvier 2023 sous le numéro 2005285, M. B A, représenté

par Me Gorand, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 juillet 2020 du préfet d'Ille-et-Vilaine modifiant l'arrêté de cessibilité modificatif du 22 janvier 2020, ainsi que la décision du 15 septembre 2020 rejetant son recours gracieux du 1er septembre 2020 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l'arrêté litigieux :

- a été signé par une autorité incompétente ;

- est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été précédé d'une enquête publique malgré une modification substantielle du bénéficiaire de l'expropriation ;

- est illégal, par voie d'exception de la légalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique du 30 septembre 2010 lequel : a été signé par une autorité incompétente, méconnait les articles

R. 11-3 et R. 11-14-2 du code de l'expropriation en raison du caractère incomplet et obsolète du dossier soumis à enquête publique, méconnait les dispositions de l'article R. 11-10 du code de l'expropriation en raison du caractère lacunaire des conclusions du commissaire enquêteur, est illégal dès lors qu'il existe une possibilité pour l'autorité expropriante de réaliser l'opération envisagée sans recourir à l'expropriation, porte sur un projet dépourvu de toute utilité publique, méconnait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ;

- est illégal, par voie d'exception de la légalité de l'arrêté du 29 septembre 2015 prorogeant la déclaration d'utilité publique lequel : a été signé par une autorité incompétente, a été pris à la suite d'une délibération du conseil municipal de la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet du 24 septembre 2015 dépourvue de caractère exécutoire, méconnait les dispositions de l'article L. 121-5 du code de l'expropriation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2021, le préfet d'Ille-et-Vilaine, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- en absence de confirmation des conclusions d'annulation passé le délai d'un mois suivant la notification du rejet du référé-suspension, M. A est réputé s'être désister de sa requête ;

- es moyens soulevés par M. A sont inopérants ou ne sont pas fondés.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 9 mars 2021 et 16 janvier 2023, la commune de Saint-Père-Marc-en =-Poulet, représentée par le Selarl Cabinet Coudray puis par la société d'avocats Thomé Heitzmann, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de

2 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable en tant qu'elle concerne les parcelles qui n'appartiennent pas à M. A ;

- les moyens soulevés par M. A sont inopérants ou ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à la société Nexity, qui n'a pas produit d'écritures.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'urbanisme,

- le code de l'expropriation pour cause d'utilité publique,

- le code général des collectivités territoriales,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. D,

- les conclusions de M. Le Roux, rapporteur public,

- les observations orales de Me de Buys, pour M. A,

- les observations orales de Me Thomé, pour la commune de Saint-Père-Marc

-en-Poulet,

- et les observations orales de Me Laville-Colomb et Mme C, pour la société Nexity.

Considérant ce qui suit :

1. M. A est propriétaire de parcelles situées sur le territoire de la commune de

Saint-Père-Marc-en-Poulet, sur lesquelles se trouvent une maison d'habitation ainsi que des bâtiments agricoles exploités par son fils. Par délibération du 22 février 2006, la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet a décidé la création de la ZAC " Cœur de village ", d'une superficie de près de 20 hectares. Le 15 mai 2009, un contrat de concession d'aménagement a été conclu avec la société Nexity Foncier Conseil, devenue société Nexity. Après la tenue des enquêtes publiques parcellaire et préalable à la déclaration d'utilité publique, le projet a été déclaré d'utilité publique par un arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 30 septembre 2010, prorogé par un nouvel arrêté du 29 septembre 2015. Par ailleurs, les parcelles cadastrées section B n° 430, 431, 1123 et 1129 appartenant à M. A ont été intégrées au périmètre de déclaration d'utilité publique.

Par la suite, le préfet d'Ille-et-Vilaine a notamment déclaré ces parcelles cessibles au profit de la commune ou de son concessionnaire, par un arrêté du 19 décembre 2019. Cet arrêté a été

modifié par un second arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 22 janvier 2020. Par une ordonnance du 3 février 2020, le juge de l'expropriation a prononcé le transfert des parcelles litigieuses au profit de la commune. Un troisième arrêté du 2 juillet 2020 du préfet d'Ille-et-Vilaine a modifié l'arrêté du 22 janvier précédent en ne déclarant les parcelles cessibles qu'au profit de la commune, excluant son concessionnaire.

2. Par une requête enregistrée sous le numéro 2000577, M. A demande au tribunal d'annuler les arrêtés des 19 décembre 2019 et 22 janvier 2020. Par une requête enregistrée sous le numéro 2005285, M. A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 2 juillet 2020, ainsi que la décision du 15 septembre 2020 rejetant son recours gracieux du 1er septembre 2020.

3. Ces deux requêtes présentent à juger les mêmes questions de droit et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions d'annulation :

En ce qui concerne la recevabilité des conclusions :

4. En l'absence de circonstances particulières dont il ferait état, un requérant ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité à demander l'annulation d'un arrêté de cessibilité en tant qu'il concerne des terrains autres que ceux lui appartenant. Par ailleurs, les arrêtés de cessibilité sont divisibles en tant qu'ils emportent cessibilité de multiples parcelles, appartenant à des personnes différentes.

5. En l'espèce, M. A, qui ne se prévaut pas d'une qualité de riverain ou d'autres circonstances particulières, ne justifie d'aucun intérêt de nature à lui donner intérêt pour agir pour contester les arrêtés de cessibilité litigieux en tant qu'ils portent sur les parcelles qui ne lui appartiennent pas. Par suite, ses conclusions d'annulation dirigées à l'encontre des trois arrêtés litigieux ne sont recevables qu'en tant qu'elles concernent les parcelles cadastrées section B

n°s 430, 431, 1123 et 1129 de la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet lui appartenant.

En ce qui concerne les arrêtés de cessibilité des 19 décembre 2019 et 22 janvier 2020 :

S'agissant de la compétence de leur signataire :

6. Par un arrêté du 6 septembre 2019, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs du département n° 35-2019-085, le préfet d'Ille-et-Vilaine a donné délégation de signature à M. Ludovic Guillaume, secrétaire général de la préfecture et signataire des deux arrêtés litigieux, pour signer tous les actes relevant des attributions de l'Etat dans le département dans la limite de ses attributions, à l'exception de certains au nombre desquels ne figurent pas les actes en matière de déclaration d'utilité publique ou de cessibilité de parcelles. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence dont seraient entachés les arrêtés litigieux doivent être écartés comme manquant en fait.

S'agissant des règles relatives à l'enquête publique :

7. Aux termes des dispositions de l'article R. 131-9 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : " () Le commissaire enquêteur ou le président de la commission d'enquête donne son avis sur l'emprise des ouvrages projetés, dans le délai prévu par le même arrêté, et dresse le procès-verbal de l'opération après avoir entendu toutes les personnes susceptibles de l'éclairer () ".

8. M. A soutient que le commissaire enquêteur de la troisième enquête publique parcellaire a méconnu les dispositions de l'article R. 131-9 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique dès lors qu'il n'a pas donné son avis personnel sur l'emprise projetée, en ne prenant pas position sur l'échange proposé par le requérant et en restant muet sur ce point dans sa conclusion, et en se bornant à constater un désaccord entre l'exproprié et l'expropriant sur la solution alternative tout en les invitant à tenter néanmoins de se rapprocher. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'à l'issue de la troisième enquête publique parcellaire, le commissaire enquête, après avoir relevé et analysé les observations du public, a émis un avis favorable aux emprises nécessaires à la réalisation du projet litigieux, incluant les parcelles de M. A, en recommandant à l'expropriant et à l'intéressé d'épuiser les voies de négociation en vue d'aboutir à un accord amiable. Dans ces conditions, il doit être regardé comme s'étant prononcé favorablement sur l'emprise des ouvrages projetés par un avis suffisamment motivé. Par suite, ce moyen sera écarté.

S'agissant des moyens dirigés, par voie de l'exception, à l'encontre de la légalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique du 30 septembre 2010 :

9. L'arrêté de cessibilité et l'acte déclaratif d'utilité publique sur le fondement duquel

il a été pris constituent les éléments d'une même opération complexe. Dès lors, à l'appui de conclusions dirigées contre l'arrêté de cessibilité, un requérant peut utilement se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de l'acte déclaratif d'utilité publique ou de l'acte le prorogeant, y compris des vices de forme et de procédure dont ils seraient entachés.

10. En premier lieu, par un arrêté du 7 septembre 2009, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du département du 8 septembre suivant, le préfet d'Ille-et-Vilaine a donné délégation de signature à M. Franck Olivier Lachaud, secrétaire général de la préfecture et signataire de l'arrêté litigieux, pour signer tous les actes relevant des attributions de l'Etat dans le département à l'exception des arrêtés de conflit. Dans ces conditions, il avait bien compétence pour signer les arrêtés de déclaration d'utilité publique. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence dont serait entaché l'arrêté du 30 septembre 2010 doit être écarté comme manquant en fait.

11. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 11-3 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique, dans sa version applicable au litige : " L'expropriant adresse au préfet pour être soumis à l'enquête un dossier qui comprend obligatoirement : ()

II.- Lorsque la déclaration d'utilité publique est demandée en vue de l'acquisition d'immeubles, ou lorsqu'elle est demandée en vue de la réalisation d'une opération d'aménagement ou d'urbanisme importante et qu'il est nécessaire de procéder à l'acquisition des immeubles avant que le projet n'ait pu être établi : 1° Une notice explicative ; 2° Le plan de situation ; 3° Le périmètre délimitant les immeubles à exproprier ; 4° L'estimation sommaire des acquisitions à réaliser () ". L'article R. 11-14-2 de ce code dispose que : " L'expropriant adresse au préfet, pour être soumis à enquête, un dossier constitué conformément à l'article **R. 11-3 et comprenant, en outre, un document mentionnant les textes qui régissent l'enquête et indiquant la façon dont cette enquête s'insère dans la procédure administrative relative à l'opération considérée ".

12. La méconnaissance de ces dispositions n'est toutefois de nature à vicier la procédure et donc à entraîner l'illégalité de la décision prise à l'issue de l'enquête publique que si elle n'a pas permis une bonne information de l'ensemble des personnes intéressées par l'opération ou si elle a été de nature à exercer une influence sur les résultats de l'enquête et, par suite, sur la décision de l'autorité administrative. Par ailleurs, les documents soumis à l'enquête ont pour objet non de décrire en détail les ouvrages envisagés mais seulement de permettre au public de connaître la nature et la localisation des travaux prévus ainsi que les caractéristiques générales des ouvrages les plus importants.

13. M. A soutient que le dossier soumis à enquête publique est lacunaire et obsolète. Il fait plus particulièrement valoir que le document mentionnant les textes régissant l'enquête publique n'a pas été transmis au préfet, que la notice explicative est très insuffisante, et que le document financier figurant au dossier mis à disposition du public ne permet pas de s'assurer que l'estimation des dépenses intègre bel et bien l'ensemble des coûts de l'opération.

14. En l'espèce, il ressort premièrement des pièces du dossier que, parmi les pièces transmises par l'expropriant au préfet et constituant le dossier soumis à enquête publique, figurait un document mentionnant les textes qui régissent l'enquête. A cet égard, la circonstance que ce document mentionne les dispositions de l'article R. 11-3 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique dans sa version en vigueur antérieurement à l'enquête publique est sans incidence sur la légalité de l'arrêté litigieux dès lors qu'elle n'a pas eu pour effet de porter atteinte à la bonne information du public, ni de nature à exercer une influence sur les résultats de l'enquête.

15. Deuxièmement, la notice explicative décrit les 7 secteurs du centre bourg impactés par le projet de construction de la ZAC et comporte un plan et des photographies de la localisation du site. Elle fait ainsi suffisamment état de l'insertion du projet dans l'environnement. Par ailleurs, et en tout état de cause, l'administration n'a obligation de mentionner les autres lieux possibles d'implantation d'un projet que pour autant qu'elle a envisagé et étudié différentes possibilités, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, aucune disposition du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ayant pour effet de contraindre la collectivité bénéficiaire de l'expropriation à envisager tous les projets éventuellement susceptibles de répondre à l'intérêt général recherché. Il en résulte que l'administration n'a pas à devoir faire figurer dans le dossier soumis à enquête les raisons qui l'ont conduite à préférer un projet plus qu'une alternative. Enfin, la notice explicative énumère

les différentes catégories d'équipements envisagés, et précise leurs superficie et localisation, permettant au public de connaitre les caractéristiques générales des ouvrages les plus importants. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de la notice explicative doit être écarté.

16. Troisièmement, l'obligation de faire figurer l'état sommaire des dépenses a pour objet de permettre à tous les intéressés d'évaluer les charges pouvant en résulter pour la collectivité ou les usagers et de s'assurer que les travaux ou ouvrages envisagés ont, compte tenu de leur coût total réel, tel qu'il peut être raisonnablement apprécié à la date de l'enquête, un caractère d'utilité publique.

17. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le dossier soumis à enquête publique fait état des dépenses nécessaires à l'aménagement des terrains, ainsi que de l'estimation de

leur coût d'acquisition. Par ailleurs, les dépenses afférentes aux constructions postérieures à l'acquisition des terrains n'ont pas à être incluses dans l'estimation sommaire des dépenses. Enfin, les requérants ne se prévalent pas d'un poste particulier de dépense non précise qui impacterait sensiblement le coût des travaux ou porterait atteinte à l'économie générale du projet. Dans ces conditions, le document financier figurant au dossier soumis à enquête publique permet de s'assurer que l'estimation des dépenses intègre bel et bien l'ensemble des coûts de l'opération. Par suite, ce moyen sera écarté.

18. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 11-10 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique, dans leur version applicable au litige : " Le commissaire enquêteur ou la commission examine les observations consignées ou annexées aux registres et entend toutes personnes qu'il paraît utile de consulter ainsi que l'expropriant s'il le demande. Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête rédige des conclusions motivées, en précisant si elles sont favorables ou non à l'opération () ".

19. M. A soutient que l'arrêté litigieux a été pris à la suite d'une enquête publique viciée par l'insuffisance de l'analyse des observations du public et un avis qui se borne à se fonder sur des considérations générales, parfois inintelligibles, mais qui ne donne pas l'avis personnel du commissaire enquêteur et surtout pas les raisons qui ont déterminé le sens de son avis favorable.

20. En l'espèce, il ressort du rapport du commissaire enquêteur du 11 janvier 2010 que celui-ci a consigné et classifié les observations du public, aux nombres desquelles figurent celles du requérant et de son conseil, avant de les analyser. Si le requérant se prévaut, ainsi qu'il a été dit, de l'insuffisance de l'analyse des observations du public, il n'en justifie aucunement. Par ailleurs, le commissaire enquêteur a formulé un avis favorable au projet justifié par 7 points, soit la conformité du dossier, le caractère d'utilité publique du projet, un meilleur développement économique du territoire ainsi qu'une meilleure maitrise foncière, un choix du site cohérant avec le plan d'occupation des sols (POS), un périmètre permettant d'assurer une continuité avec l'existant, et la préservation de l'environnement. Ce faisant, le commissaire enquêteur a bien exposé les raisons déterminant ses conclusions et son avis motivé alors au demeurant qu'il n'est pas tenu de répondre à l'ensemble des observations du public. Par suite, ce moyen sera écarté.

21. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " L'extension de l'urbanisation se réalise soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement ". Il résulte de ces dispositions, que le plan local d'urbanisme d'une commune littorale peut prévoir l'extension de l'urbanisation soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, c'est-à-dire avec les zones déjà urbanisées caractérisées par un nombre et une densité significatifs de constructions, soit en délimitant une zone destinée à l'accueil d'un hameau nouveau intégré à l'environnement. L'exigence de continuité est en outre directement applicable aux autorisations d'occupation ou d'utilisation du sol.

22. M. A soutient que le projet méconnaîtrait la loi Littoral et notamment le principe d'extension de l'urbanisation en continuité des agglomérations et villages aujourd'hui codifié à l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, le secteur E étant situé à l'écart du bourg dont il est séparé par une zone d'urbanisation diffuse. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que deux des quatre parcelles du requérant intégrées dans le périmètre de la déclaration d'utilité publique se trouvent à proximité immédiate des logements récemment réalisés par l'aménageur, ou en cours de réalisation, et sont desservies par la rue Raoulet Brindejonc dans la partie 1 du secteur E de la ZAC. En outre, elles sont reliées aux secteurs densément construits du centre-bourg par la rue des Amis de la Romane et de la rue du Bignon. Compte tenu de leur localisation entre plusieurs espaces densément construits de la commune et les bâtiments de l'exploitation agricole du requérant, ces terrains doivent être regardés comme situés en continuité avec l'urbanisation de la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet. Les deux autres parcelles de M. A se situent quant à elle le long de la rue du Bignon qui borde le secteur du lotissement de la rue du Forgeron et de la rue du Palefrenier, qui comportent une trentaine d'habitations regroupées, faisant partie intégrante de l'agglomération de Saint-Père-Marc-en-Poulet. Bien que ces parcelles s'ouvrent, à l'ouest et au sud, sur de vastes terres agricoles, elles constituent un espace d'extension de l'urbanisation en continuité avec l'agglomération existante. Dans ces conditions, la requérant n'est pas fondé à soutenir que la déclaration d'utilité publique du 30 septembre 2010 méconnait les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Par suite, ce moyen sera écarté.

23. En dernier lieu, il appartient au juge, lorsqu'il doit se prononcer sur le caractère d'utilité publique d'une opération nécessitant l'expropriation d'immeubles ou de droits réels immobiliers, de contrôler successivement qu'elle répond à une finalité d'intérêt général, que l'expropriant n'était pas en mesure de réaliser l'opération dans des conditions équivalentes sans recourir à l'expropriation, notamment en utilisant des biens se trouvant dans son patrimoine et, enfin, que les atteintes à la propriété privée, le coût financier et, le cas échéant, les inconvénients d'ordre social ou économique que comporte l'opération ne sont pas excessifs eu égard à l'intérêt qu'elle présente. Il lui appartient également, s'il est saisi d'un moyen en ce sens, de s'assurer, au titre du contrôle sur la nécessité de l'expropriation, que l'inclusion d'une parcelle déterminée dans le périmètre d'expropriation n'est pas sans rapport avec l'opération déclarée d'utilité publique.

En revanche, il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir, au titre de l'examen du bilan des avantages et inconvénients de l'opération, d'apprécier l'opportunité des choix retenus par l'administration.

24. M. A soutient que le projet litigieux est dénué de toute utilité publique dès lors que la commune aurait pu réaliser l'opération sans recourir à l'expropriation si elle avait accepté l'échange de terrains qu'il avait proposé, d'une part, et qu'il est démesuré au regard de la population de la commune et que la demande immobilière s'est tarie, d'autre part.

25. S'agissant, premièrement, de la possibilité de réaliser l'opération dans des conditions équivalentes sans recourir à l'expropriation, si M. A se prévaut d'une solution alternative qui serait moins impactante pour ses parcelles, il n'établit pas, en se bornant à proposer un échange de parcelles, que l'administration pourrait réaliser l'opération en utilisant des biens se trouvant dans son patrimoine sans recourir à l'expropriation, alors que les négociations amiables ont échoué et qu'il n'appartient pas au juge, ainsi qu'il a été dit, de se prononcer sur les choix de l'administration. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que M. A n'a proposé cet échange qu'en 2017, soit près de 7 ans après l'arrêté litigieux, et implique la tenue de nouvelles études qui auraient pour conséquence de faire péricliter le projet retenu.

26. S'agissant, deuxièmement, de la nature du projet litigieux, il ressort des pièces du dossier que la construction de la ZAC prévoyant 277 nouveaux logements et d'équipements publics répond à des considérations démographiques et économiques caractérisées par une augmentation démographique, un pression foncière croissante. Elle permet une extension urbaine maitrisée échelonnée sur près de 10 années, en périphérie immédiate du centre bourg, et en cohérence avec les dessertes des réseaux de transport. Par ailleurs, dès lors que la ZAC se situera en partie sur les 4 parcelles du requérant, leur inclusion dans le périmètre d'expropriation n'est pas sans rapport avec l'opération. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le projet, qui répond à une finalité d'intérêt général, porterait une atteinte excessive à sa propriété privée ni que son coût, estimé à 10 000 000 d'euros, serait excessif au regard de la nature et de l'intérêt de l'opération. Il résulte de ce qui précède que les avantages escomptés du projet l'emportent sur les inconvénients allégués. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'utilité publique du projet doit être écarté.

27. Il résulte de ce qui a été dit aux points 9 à 26, que l'ensemble des moyens soulevés, par voie de l'exception, à l'encontre de l'arrêté du 30 septembre 2010 doivent être écartés. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que les arrêtés de cessibilité des 19 décembre 2019 et

22 janvier 2020 sont illégaux, par voie d'exception de la légalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique.

S'agissant des moyens dirigés, par voie de l'exception, à l'encontre de la légalité de l'arrêté de prorogation de la déclaration d'utilité publique du 29 septembre 2015 :

28. En premier lieu, par un arrêté du 8 septembre 2009, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du département du même jour, le préfet d'Ille-et-Vilaine a donné délégation de signature à M. Patrick Faure, secrétaire général de la préfecture et signataire de l'arrêté litigieux, pour signer tous les actes relevant des attributions de l'Etat dans le département à l'exception de décisions aux nombres desquelles ne figurent pas les arrêtés de déclaration d'utilité publique ou de prorogation. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence dont serait entaché l'arrêté du 29 septembre 2015 doit être écarté comme manquant en fait.

29. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales, dans sa version applicable au litige : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. () Le maire certifie, sous sa responsabilité, le caractère exécutoire de ces actes. La preuve de la réception des actes par le représentant de l'Etat dans le département ou son délégué dans l'arrondissement peut être apportée par tout moyen () ".

30. M. A soutient que l'arrêté litigieux a été pris à la suite d'une demande résultant d'une délibération du conseil municipal de Saint-Père-Marc-en-Poulet qui, à la date de l'arrêté de prorogation, n'était pas encore exécutoire faute pour la commune de démontrer le contraire. Toutefois, il ressort de la délibération en cause produite par la commune qu'elle a été envoyée en préfecture le 25 septembre 2005 et publiée le même jour. Par suite, ce moyen doit être écarté comme manquant en fait.

31. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 121-5 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : " Un acte pris dans la même forme peut proroger une fois les effets de la déclaration d'utilité publique pour une durée au plus égale à la durée initialement fixée, lorsque celle-ci n'est pas supérieure à cinq ans. Cette prorogation peut être accordée sans nouvelle enquête préalable, en l'absence de circonstances nouvelles () ".

32. M. A soutient que l'arrêté litigieux méconnaît les dispositions de l'article L. 121-5 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique au motif qu'il a substantiellement modifié le projet en supprimant plusieurs équipements publics, tels que la médiathèque, sans enquête préalable.

33. Toutefois, il résulte des dispositions citées au point 31 que l'autorité compétente peut proroger les effets d'un acte déclaratif d'utilité publique, sauf si l'opération n'est plus susceptible d'être légalement réalisée en raison de l'évolution du droit applicable ou s'il apparaît que le projet a perdu son caractère d'utilité publique par suite d'un changement des circonstances de fait. Cette prorogation peut être décidée sans procéder à une nouvelle enquête publique, alors même que le contexte dans lequel s'inscrit l'opération aurait connu des évolutions significatives, sauf si les caractéristiques du projet sont substantiellement modifiées. En l'espèce, la suppression de quelques équipements publics ne constitue pas en des évolutions significatives, ou en des modifications substantielles des caractéristiques du projet, dès lors que plus de 95 % de la surface de la ZAC est dédiée à la construction de logements et que les montants budgétisé pour ces équipements ont été reportés sur d'autres équipements. Par suite, ce moyen sera écarté.

34. Il résulte de ce qui a été dit aux points 28 à 33, que l'ensemble des moyens soulevés, par voie de l'exception, à l'encontre de l'arrêté du 29 septembre 2015 doivent être écartés.

Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que les arrêtés de cessibilité des 19 décembre 2019 et 22 janvier 2020 sont illégaux, par voie d'exception de la légalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique.

35. Il résulte de ce qui a été dit aux points 6 à 34 que M. A n'est pas fondé à solliciter l'annulation des arrêtés de cessibilité des 19 décembre 2019 et 22 janvier 2020.

En ce qui concerne l'arrêté du 2 juillet 2020 :

36. En premier lieu, par un arrêté du 6 septembre 2019, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs du département n° 35-2019-085, le préfet d'Ille-et-Vilaine a donné délégation de signature à M. Ludovic Guillaume, secrétaire général de la préfecture et signataire des deux arrêtés litigieux, pour signer tous les actes relevant des attributions de l'Etat dans le département dans la limite de ses attributions, à l'exception de certains au nombre desquels ne figurent pas les actes en matière de déclaration d'utilité publique ou de cessibilité de parcelles. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence dont serait entaché l'arrêté litigieux doit être écarté comme manquant en fait.

37. En deuxième lieu, M. A soutient que l'arrêté litigieux est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été précédé d'une enquête publique malgré une modification substantielle du bénéficiaire de l'expropriation. Toutefois, la légalité d'un acte déclaratif d'utilité publique n'est pas subordonnée à ce qu'il comporte la désignation du ou des bénéficiaires d'éventuelles expropriations (CAA Versailles, 20 septembre 2018, 18VE01307). Par ailleurs, la

modification du bénéficiaire des expropriation ne se traduit par aucune modification de l'assiette parcellaire du projet dès lors que l'arrêté litigieux se réfère expressément à l'état de l'arrêté du

22 janvier 2020, ni de l'emprise des ouvrages projetés. Elle n'a pas plus pour conséquence de rendre la commune comme aménageur du projet et de lui faire supporter ses coûts de réalisation. Dans ces conditions, une telle modification ne saurait constituer en une modification substantielle susceptible d'avoir une incidence sur l'économie générale du projet, nécessitant qu'il soit procédé à une nouvelle enquête publique.

38. En troisième lieu, il est soutenu que les parcelles cadastrées section AB n° 82 et 83 n'ont pas fait l'objet d'une ordonnance d'expropriation. Outre que ces parcelles n'appartiennent pas au requérant, cette circonstance est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de l'arrêté litigieux.

39. En quatrième lieu, M. A soutient que l'arrêté litigieux est illégal, par voie d'exception de la légalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique du 30 septembre 2010 lequel a été signé par une autorité incompétente, méconnait les articles R. 11-3 et R. 11-14-2 du code de l'expropriation en raison du caractère incomplet et obsolète du dossier soumis à enquête publique, méconnait les dispositions de l'article R. 11-10 du code de l'expropriation en raison du caractère lacunaire des conclusions du commissaire enquêteur, est illégal dès lors qu'il existe une possibilité pour l'autorité expropriante de réaliser l'opération envisagée sans recourir à l'expropriation,

porte sur un projet dépourvu de toute utilité publique, méconnait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit aux points 9 à 26, que l'ensemble des moyens soulevés, par voie de l'exception, à l'encontre de l'arrêté du 30 septembre 2010 doivent être écartés. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du 2 juillet 2020 est illégal, par voie d'exception de la légalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique.

40. En dernier lieu, M. A soutient que l'arrêté litigieux est illégal, par voie d'exception de la légalité de l'arrêté de prorogation de la déclaration d'utilité publique du 29 septembre 2015, lequel a été signé par une autorité incompétente, a été pris à la suite

d'une délibération du conseil municipal de la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet du

24 septembre 2015 dépourvue de caractère exécutoire, méconnait les dispositions de l'article

L. 121-5 du code de l'expropriation. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit aux points 28 à 33,

que l'ensemble des moyens soulevés, par voie de l'exception, à l'encontre de l'arrêté du

29 septembre 2015 doivent être écartés. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du 2 juillet 2020 est illégal, par voie d'exception de la légalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique.

41. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées dans leur intégralité.

Sur les frais liés à l'instance :

42. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme de 3 000 euros sollicitées par M. A au titre des frais qu'il a exposés et non compris dans les dépens, soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas la partie perdante dans les présentes instances.

43. D'autre part, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A, partie perdante dans la présente instance, la somme de 2 000 euros sollicitée par la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de M. A enregistrées sous les numéros 2000577 et 2005285 sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la société Nexity, à la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet et au préfet d'Ille-et-Vilaine.

Délibéré après l'audience du 26 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Descombes, président,

M. Moulinier, premier conseiller,

M. Grondin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2023.

Le rapporteur,

signé

T. D

Le président,

signé

G. Descombes

Le greffier,

signé

J-M. Riaud

La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2000577, 2005285

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