LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2000965

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2000965

jeudi 11 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2000965
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS AVENS

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I, Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 février 2020 et 15 décembre 2022 sous le n°2000965, la société Guyot Environnement Valorisation et Energie, représentée par

Me Massa (SCP Avens), demande au tribunal :

1°) de la décharger de la somme de 223 285,03 euros mise à sa charge par le titre exécutoire du 6 février 2019, émis par le syndicat mixte Kerval Centre Armor ;

2°) de mettre à la charge du syndicat mixte Kerval Centre Armor la somme de

1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le titre exécutoire n'est pas signé ;

- il n'indique pas les bases de liquidation ;

- il est insuffisamment motivé, en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la créance est infondée, dès lors que le marché litigieux ne prévoit aucun engagement d'un apport d'une quantité de 20 000 tonnes de déchets extérieurs et que le droit d'usage prévu au marché ne peut fonder une pénalité sanctionnant l'absence d'apports en déchets extérieurs.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2021, le syndicat mixte Kerval Centre Armor, représenté par Me Collet (SELARL Ares), conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

II, Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 août 2020 et 10 février 2023 sous le n°2003597, la société Guyot Environnement Valorisation et Energie, représentée par

Me Massa (SCP Avens), demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de la décharger de la somme de 268 119,32 euros mise à sa charge par le titre exécutoire du 3 mars 2020, émis par le syndicat mixte Kerval Centre Armor ;

2°) de mettre à la charge du syndicat mixte Kerval Centre Armor la somme de

3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le titre exécutoire n'est pas signé ;

- le vice-président du syndicat n'était pas compétent pour émettre ce titre ;

- le titre exécutoire n'indique pas les bases de liquidation ;

- il est insuffisant motivé, en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la créance est infondée, dès lors que le marché litigieux ne prévoit aucun engagement d'un apport d'une quantité de 20 000 tonnes de déchets extérieurs et que le droit d'usage prévu au marché ne peut fonder une pénalité sanctionnant l'absence d'apports en déchets extérieurs.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 novembre 2021 et 27 février 2023, le syndicat mixte Kerval Centre Armor, représenté par Me Collet (SELARL Ares), conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

III, Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 mai 2021 et 10 février 2023 sous le n°2102451, la société Guyot Environnement Valorisation et Energie, représentée par

Me Massa (SCP Avens), demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de la décharger de la somme de 94 237,66 euros mise à sa charge par le titre exécutoire du 12 mars 2021, émis par le syndicat mixte Kerval Centre Armor ;

2°) de mettre à la charge du syndicat mixte Kerval Centre Armor la somme de

3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le titre exécutoire n'est pas signé ;

- il n'indique pas les bases de liquidation ;

- il est insuffisamment motivé, en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la créance est infondée, dès lors que le marché litigieux ne prévoit aucun engagement d'un apport d'une quantité de 20 000 tonnes de déchets extérieurs et que le droit d'usage prévu au marché ne peut fonder une pénalité sanctionnant l'absence d'apports en déchets extérieurs.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 12 janvier 2023 et 27 février 2023, le syndicat mixte Kerval Centre Armor, représenté par Me Collet (SELARL Ares), conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

IV, Par une requête, enregistrée le 31 mars 2022 sous le n°2201712, la société Guyot Environnement Valorisation et Energie, représentée par Me Massa (SCP Avens), demande au tribunal :

1°) de la décharger de la somme de 89 526,85 euros mise à sa charge par le titre exécutoire du 26 janvier 2022, émis par le syndicat mixte Kerval Centre Armor ;

2°) de mettre à la charge du syndicat mixte Kerval Centre Armor la somme de

1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le titre exécutoire n'est pas signé ;

- la créance est infondée, dès lors que le marché litigieux ne prévoit aucun engagement d'un apport d'une quantité de 20 000 tonnes de déchets extérieurs et que le droit d'usage prévu au marché ne peut fonder une pénalité sanctionnant l'absence d'apports en déchets extérieurs.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 janvier 2023, le syndicat mixte Kerval Centre Armor, représenté par Me Collet (SELARL Ares), conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A ;

- les conclusions de M. Rémy, rapporteur public ;

- et les observations de Me Massa, représentant la société Guyot Environnement Valorisation et Energie, et de Me Collet, représentant le syndicat mixte Kerval Centre Armor.

Considérant ce qui suit :

1. Par acte d'engagement du 13 octobre 2014, le syndicat mixte Kerval Centre Armor a conclu avec la société Guyot Environnement Valorisation et Energie (GEVE) un marché public de performance globale portant sur la conception, la réalisation et l'exploitation d'une unité de traitement de déchets située aux Châtelets, à Ploufragan. Par un titre exécutoire du

6 février 2019, le syndicat mixte a mis à la charge de la société GEVE la somme

de 223 285,03 euros correspondant à la quantité de déchets, extérieurs aux circuits d'approvisionnements normaux de l'unité, non apportés en 2018 par cette société, rapportée à un droit d'usage par tonne de 17,68 euros. Par des titres exécutoires des 3 mars 2020, 12 mars 2021 et 26 janvier 2022, le syndicat mixte a mis à la charge de la société requérante, sur le même fondement, les sommes de, respectivement, 268 119,32 euros au titre des quantités non apportées en 2019, 94 237,66 euros au titre des quantités non apportées en 2020 et 89 526,85 euros au titre des quantités non apportées en 2021. Par les requêtes nos 2000965, 2003597, 2102451 et 2201712, qu'il y a lieu de joindre, la société GEVE demande la décharge des sommes réclamées par les titres exécutoires émis, respectivement, les 6 février 2019, 3 mars 2020, 12 mars 2021 et 26 janvier 2022.

2. Aux termes de l'article 4.2 du cahier des clauses administratives particulières du marché litigieux : " Les options sont des prestations supplémentaires éventuelles que les candidats sont tenus de proposer dans leur offre et que le pouvoir adjudicateur se réserve le droit de commander ou non. Elles sont décrites dans le Programme Fonctionnel. ". L'article 3.2.1 du programme fonctionnel, relatif à l'option n°1 intitulée " exploitation des capacités de tri disponible " prévoit que " Le candidat proposera l'exploitation, totale ou partielle, des capacités de tri disponibles, dans un cadre juridique compatible avec le contrat d'exploitation. Il proposera les engagements d'apports et la nature des flux pouvant être apportée, ainsi que les conditions techniques et économiques d'utilisation du site. ". Par ailleurs, l'article 5.1 du cahier des clauses administratives particulières du marché prévoit que le " mémoire technique incluant les engagements de performance et le plan de mesure de la performance " compte au nombre des pièces du marché.

3. Il résulte de l'instruction que le syndicat mixte Kerval Centre Armor a mis à la charge de la société requérante, par les titres émis les 6 février 2019, 3 mars 2020, 12 mars 2021 et 26 janvier 2022, les sommes correspondant aux quantités de déchets extérieurs non apportées par la société GEVE pour chacune des années concernées au motif que cette société s'était engagée contractuellement à livrer 20 000 tonnes de déchets extérieurs par an. Toutefois, le mémoire technique de cette société indique seulement que : " Ainsi, le groupe GUYOT environnement s'engage à traiter sur le site des Châtelets 20 000 tonnes par an de déchets industriels, encombrants et autres produits ". Alors même que ces mentions se trouvent placées dans une partie intitulée " Politique d'apport du groupe GUYOT Environnement ", elles se bornent à prévoir un engagement de la société GEVE à traiter dans l'unité des Châtelets une quantité de 20 000 tonnes par an de déchets, sans précision quant à leur provenance. La société requérante ne peut donc être regardée comme s'étant obligée, par ces mentions, à apporter une quantité de 20 000 tonnes par an de déchets extérieurs aux circuits normaux d'approvisionnement de l'unité des Châtelets qu'elle livrerait elle-même à cette unité. Dès lors qu'aucune autre clause contractuelle ne prévoit un engagement par le titulaire d'un apport d'une quantité de 20 000 tonnes de déchets extérieurs, ni d'ailleurs un mécanisme de pénalités calculées en fonction de ce seuil si celui-ci n'est pas atteint, la requérante est fondée à soutenir que les créances objets des titres exécutoires attaqués sont infondées.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens des requêtes, que la société GEVE doit être déchargée des sommes de 223 285,03 euros,

268 119,32 euros, 94 237,66 euros et 89 526,85 euros, réclamées par les titres exécutoires émis les 6 février 2019, 3 mars 2020, 12 mars 2021 et 26 janvier 2022 par le syndicat mixte Kerval Centre Armor.

5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du syndicat mixte Kerval Centre Armor la somme demandée par la société GEVE au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. D'autre part, les dispositions de cet article font obstacle à ce que la société GEVE, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse au syndicat mixte Kerval Centre Armor la somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La société Guyot Environnement Valorisation et Energie est déchargée des sommes de 223 285,03 euros, 268 119,32 euros, 94 237,66 euros et 89 526,85 euros réclamées respectivement par les titres exécutoires émis les 6 février 2019, 3 mars 2020, 12 mars 2021 et 26 janvier 2022 par le syndicat mixte Kerval Centre Armor.

Article 2 : Les conclusions de la société Guyot Environnement Valorisation et Energie et du syndicat mixte Kerval Centre Armor présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Guyot Environnement Valorisation et Energie et au syndicat mixte Kerval Centre Armor.

Une copie du présent jugement sera adressée à la direction départementale des finances publiques des Côtes-d'Armor.

Délibéré après l'audience du 20 avril 2023, à laquelle siégeaient :

M. Vergne, président,

Mme Thalabard, première conseillère,

M. Blanchard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mai 2023.

Le rapporteur,

signé

A. A

Le président,

signé

G.-V. Vergne

La greffière,

signé

I. Le Vaillant

La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2000965, 2003597, 2102451, 220171

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions