vendredi 30 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2001609 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | MSS 4ème chambre Mme ALLEX |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS CALLON AVOCAT & CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 3 avril 2020, 25 août et 11 octobre 2020, M. B C, représenté par la selarl Callon Avocat et conseil doit être regardé comme demandant au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 janvier 2020 par lequel le maire de Plouha a prononcé à son encontre une sanction d'exclusion temporaire de fonctions pour une durée d'un jour, ainsi que la décision du 9 mars 2020 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la commune de lui verser la somme de 56,57 euros correspondant au montant du salaire qui ne lui a pas été versé au titre de cette journée d'exclusion ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Plouha la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la matérialité des faits qui lui sont reprochés n'est pas établie ;
- la somme de 56, 57 euros correspondant à la journée d'exclusion temporaire de fonctions injustifiée dont il a fait l'objet doit lui être versée par la commune ;
Par un mémoire enregistré le 18 août 2022, la commune de Plouha, représentée par Me Guillon-Coudray conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient que par un arrêté du 13 septembre 2021 elle a retiré l'arrêté attaqué et décidé du reversement à M. C de la somme de 56,57 euros qu'il réclame.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Vu, en application de l'article L. 774-1 du code de justice administrative, la décision par laquelle le président du Tribunal a désigné Mme A, magistrate de la 4ème chambre, pour statuer sur les litiges visés audit article ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Met, rapporteur public,
- et les observations de Me Guillon-Coudray, représentant la commune de Plouha.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin de non-lieu :
1. Postérieurement à l'introduction de la requête, le maire de la commune a, par un arrêté du 13 septembre 2021 dont le caractère définitif n'est pas contesté, procédé au retrait de l'arrêté attaqué du 30 janvier 2020 et à la régularisation de la situation financière de M. C en procédant au reversement à celui-ci de la somme de 56,57 euros correspondant à la rémunération dont il a été privé durant l'exécution de la mesure d'exclusion prononcée à son encontre. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 janvier 2020 et de la décision de rejet du recours gracieux de M. C ainsi que les conclusions à fin d'injonction dont elles sont assorties sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
2. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Plouha la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. C.
Article 2 : La commune de Plouha versera à M. C la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M B C et a la commune de Plouha.
Lu en audience publique le 30 septembre 2022.
La magistrate désignée,
signé
A. ALa greffière,
signé
C. Salladain
La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2001609
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026