vendredi 26 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2001680 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS MAIRE TANGUY SVITOUXHKOFF HUVELIN GOURDIN NIVAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 avril 2020 et le 29 avril 2022, Mme B D, représentée par Me Gourdin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 février 2020 par lequel le directeur de l'Etablissement public de santé mentale (EPSM) Etienne C a prononcé son admission à la retraite d'office à compter du 1er mars 2020 ;
2°) de mettre à la charge de l'EPSM Etienne C la somme de 2500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure dès lors que le conseil de discipline était irrégulièrement composé ;
- il est entaché d'un vice de procédure en ce que ses droits de la défense devant le conseil de discipline ont été méconnus dès lors qu'il n'a pas été statué sur sa demande de report ;
- la sanction est fondée sur des faits prescrits ;
- la sanction méconnait le principe non bis in idem
- il est entaché d'une erreur d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 6 octobre 2021 et le 30 mai 2022, l'EPSM Etienne C, représenté par la SELARL Valadou-Josselin et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme D une somme de 2000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il fait valoir que les moyens invoqués sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 66-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 89-822 du 7 novembre 1989 ;
- le décret n° 2003-655 du 18 juillet 2003 ;
- l'arrêté du 7 février 2007 pris en application de l'article R. 2-1 du code des postes et des communications électroniques et fixant les modalités relatives au dépôt et à la distribution des envois postaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Dayon ;
- les conclusions de M. Met, rapporteur public ;
- et les observations de Mme D et de Me Allaire, représentant EPSM Etienne C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D exerce les fonctions de psychologue au sein de l'EPSM Etienne C depuis le 1er septembre 2009. Par un arrêté du 5 février 2020, le directeur de l'EPSM Etienne C a prononcé son admission à la retraite d'office à compter du 1er mars 2020. Par la présente requête, Mme D demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 20 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, alors applicable : " Les commissions administratives paritaires comprennent en nombre égal des représentants de l'administration et des représentants du personnel. () Afin de concourir à une représentation équilibrée entre les femmes et les hommes, les membres représentant l'administration sont choisis en respectant une proportion minimale de 40 % de femmes et d'hommes. Toutefois, lorsque le nombre de sièges est égal à trois, l'écart entre le nombre de femmes et d'hommes ne peut être supérieur à un. ". Aux termes de l'article 4 du décret du 18 juillet 2003 relatif aux commissions administratives paritaires locales et départementales de la fonction publique hospitalière dans sa version alors applicable : " Les commissions administratives paritaires comprennent en nombre égal des représentants de l'administration et des représentants du personnel. Elles sont composées de membres titulaires et suppléants. ". Aux termes de l'article 5 du même décret : " Pour chaque commission administrative paritaire, le nombre des représentants du personnel est déterminé en fonction de l'effectif des agents qui en relèvent : / Pour une commission administrative paritaire compétente pour un effectif de 4 à 20 agents : un titulaire, un suppléant. / Pour une commission administrative paritaire compétente pour un effectif de 21 à 200 agents : deux titulaires, deux suppléants. / Pour une commission administrative paritaire compétente pour un effectif de 201 à 500 agents : trois titulaires, trois suppléants. / Pour une commission administrative paritaire compétente pour un effectif de 501 à 1 000 agents : quatre titulaires, quatre suppléants. / Pour une commission administrative paritaire compétente pour un effectif de 1 001 à 2 000 agents : cinq titulaires, cinq suppléants. / Pour une commission administrative paritaire compétente pour un effectif de 2 000 agents et plus : six titulaires, six suppléants. / Si le nombre des agents relevant d'une commission administrative paritaire est inférieur à quatre agents, il n'est pas élu de représentant pour cette commission. / L'effectif des personnels, comprenant les parts respectives de femmes et d'hommes, pris en considération pour déterminer le nombre de représentants, est apprécié au 1er janvier de l'année du scrutin. Il est déterminé au plus tard huit mois avant la date du scrutin ". Aux termes de l'article 7 du même décret : " Pour la désignation de ses représentants, l'administration respecte la proportion de 40 % fixée à l'article 20 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée. Cette proportion est calculée sur l'ensemble des membres représentant l'administration, titulaires et suppléants ".
3. Si Mme D soutient que le conseil de discipline était irrégulièrement composé, faute de comporter la proportion minimale de 40 % de personnes de chaque sexe, prévue par les dispositions précitées, ces dispositions se bornent à imposer à l'administration de prendre en compte un objectif de représentation équilibrée entre hommes et femmes mais n'ont ni pour objet ni pour effet de fixer, pour la composition des commissions administratives paritaires, une proportion de personnes de chaque sexe qui s'imposerait à peine d'irrégularité des avis émis par ces instances. Dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'objectif de représentation équilibrée n'ait pas en l'espèce été pris en considération, le moyen tiré de l'irrégularité de la composition du jury ne peut, par suite, qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part aux termes de l'article L. 112-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute personne tenue de respecter une date limite ou un délai pour présenter une demande, déposer une déclaration, exécuter un paiement ou produire un document auprès d'une administration peut satisfaire à cette obligation au plus tard à la date prescrite au moyen d'un envoi de correspondance, le cachet apposé par les prestataires de services postaux autorisés au titre de l'article L. 3 du code des postes et des communications électroniques faisant foi ". Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 7 février 2007 pris en application de l'article R. 2-1 du code des postes et des communications électroniques et fixant les modalités relatives au dépôt et à la distribution des envois postaux dans sa rédaction alors applicable : " En cas d'absence du destinataire à l'adresse indiquée par l'expéditeur lors du passage de l'employé chargé de la distribution, le prestataire informe le destinataire que l'envoi postal est mis en instance pendant un délai de quinze jours à compter du lendemain de la présentation de l'envoi postal à son domicile ainsi que du lieu où cet envoi peut être retiré. / Au moment du retrait par le destinataire de l'envoi mis en instance, l'employé consigne sur la preuve de distribution les informations suivantes : () - la date de présentation ; / - la date de distribution ; () ". Aux termes de l'article 7 du même arrêté : " A la demande de l'expéditeur, et moyennant rémunération de ce service additionnel fixée dans les conditions générales de vente, le prestataire peut établir un avis de réception attestant de la distribution de l'envoi. Cet avis est retourné à l'expéditeur et comporte les informations suivantes : () - la date de présentation si l'envoi a fait l'objet d'une mise en instance ; - la date de distribution ; () ". D'autre part, aux termes de l'article 5 du décret du 7 novembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires relevant de la fonction publique hospitalière : " Le report de l'affaire peut être demandé par le fonctionnaire poursuivi ou, lorsqu'elle n'est pas membre du conseil de discipline, par l'autorité ayant le pouvoir disciplinaire ; il est décidé à la majorité des membres présents ".
5. Dans le cas où l'administration conteste avoir été destinataire d'une demande, il incombe à l'expéditeur d'établir qu'une notification a été régulièrement adressée à l'administration et, lorsque le pli contenant cette notification a été renvoyé par le service postal à l'expéditeur, de justifier de la régularité des opérations de présentation à l'adresse du destinataire. La preuve qui lui incombe ainsi peut résulter soit des mentions précises, claires et concordantes figurant sur les documents, le cas échéant électroniques, remis à l'expéditeur conformément à la règlementation postale soit, à défaut, d'une attestation de l'administration postale ou d'autres éléments de preuve établissant la délivrance par le préposé du service postal d'un avis de passage prévenant le destinataire de ce que le pli est à sa disposition au bureau de poste. Compte tenu des modalités de présentation des plis recommandés prévues par la réglementation postale, doit être regardé comme portant des mentions précises, claires et concordantes suffisant à constituer la preuve d'une notification régulière le pli recommandé retourné à l'expéditeur auquel est rattaché un volet " avis de réception " sur lequel a été apposée la date de vaine présentation du courrier et qui porte, sur l'enveloppe ou l'avis de réception, l'indication du motif pour lequel il n'a pu être remis.
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme D a, par un courrier recommandé en date du 14 janvier 2020, demandé au directeur de l'EPSM Etienne C le report du conseil de discipline prévu le 22 janvier 2020 et produit à ce titre un certificat médical du 17 janvier 2020 du docteur A, psychiatre, faisant état de l'incompatibilité entre l'état de santé de Mme D et la tenue de ce conseil de discipline. En outre, il ressort des pièces du dossier, notamment produites par la requérante, que si le courrier recommandé a été déposé par Mme C auprès des services postaux le 17 janvier 2020 à 16h35 et qu'il comporte une étiquette indiquant comme motif de restitution du courrier à celle-ci " pli avisé et non réclamé ", la copie de l'avis de réception ne comporte pas la date de vaine présentation du courrier à l'EPSM Etienne C. Dans les circonstances de l'espèce, et compte tenu de la date de restitution du courrier à Mme D, le 8 février 2020, il n'est pas démontré que l'EPSM Etienne C avait été destinataire d'une demande de Mme D tendant au report du conseil de discipline du 22 janvier 2020 préalablement à la tenue de celui-ci. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision méconnaitrait les droits de la défense dès lors que la demande de report du conseil de discipline n'a pas été examinée doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
7. En premier lieu, aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Aucune procédure disciplinaire ne peut être engagée au-delà d'un délai de trois ans à compter du jour où l'administration a eu une connaissance effective de la réalité, de la nature et de l'ampleur des faits passibles de sanction. En cas de poursuites pénales exercées à l'encontre du fonctionnaire, ce délai est interrompu jusqu'à la décision définitive de classement sans suite, de non-lieu, d'acquittement, de relaxe ou de condamnation. Passé ce délai et hormis le cas où une autre procédure disciplinaire a été engagée à l'encontre de l'agent avant l'expiration de ce délai, les faits en cause ne peuvent plus être invoqués dans le cadre d'une procédure disciplinaire. ".
8. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée retient la méconnaissance par Mme D de l'obligation de servir, de l'exercice personnel des fonctions ainsi que de l'obligation d'obéissance hiérarchique et se fonde sur l'ensemble des éléments présents dans le dossier administratif de Mme D, au nombre desquels se trouvent un courrier du 26 février et du 27 août 2014, du 25 novembre 2015, le compte rendu d'entretien du 2 décembre 2015, les fiches d'évaluation annuelle de 2013 à 2018 " pointant systématiquement des difficultés en termes de ponctualité et de régularité " de sorte qu'il y a lieu de considérer que ces éléments ont également été pris en compte par le directeur de l'EPSM pour prononcer la sanction d'admission d'office à la retraite. Il ressort toutefois des pièces du dossier et n'est pas contesté que l'ouverture d'une procédure disciplinaire à l'encontre de Mme D lui a été notifiée par un courrier du 18 septembre 2019. Dans ces conditions, le directeur de l'EPSM a, en se fondant sur des faits survenus plus de trois ans après leur connaissance par l'EPSM, pour engager la procédure disciplinaire à l'encontre de Mme D, entaché la décision attaquée d'une erreur de droit.
9. En deuxième lieu, il découle du principe général du droit selon lequel une autorité administrative ne peut sanctionner deux fois la même personne à raison des mêmes faits qu'une autorité administrative qui a pris une première décision définitive à l'égard d'une personne qui faisait l'objet de poursuites à raison de certains faits, ne peut ensuite engager de nouvelles poursuites à raison des mêmes faits en vue d'infliger une sanction.
10. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit au point 8, que la décision attaquée se fonde, pour prononcer la sanction d'admission d'office à la retraite de Mme D, sur l'ensemble des éléments présents dans le dossier administratif de Mme D annexé au rapport produit au conseil de discipline, et au nombre desquels se trouve un courrier du 27 août 2014. Il ressort toutefois des pièces du dossier que Mme D a fait l'objet d'un avertissement par une décision du 25 septembre 2014 " en raison de son comportement exposé dans le courrier " du 27 août 2014. Dans ces conditions, il y a lieu de considérer que la décision attaquée, en sanctionnant pour la deuxième fois les faits de retard reprochés dans le courrier du 27 août 2014, et alors que ceux-ci avaient fait l'objet d'une première sanction devenue définitive, est entachée d'une erreur de droit.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article 28 de la loi du 13 juillet 1983 précitée : " Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. ". Aux termes de l'article 81 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1988 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, alors applicable : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : () Deuxième groupe : abaissement d'échelon ; l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de quatre à quinze jours. Troisième groupe : la rétrogradation ; l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de seize jours à deux ans (). Quatrième groupe : () la révocation () ". Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
12. Il ressort des pièces du dossier que Mme D a cumulé de nombreux retards depuis le mois de septembre 2016, notamment établis par des courriels ainsi qu'un tableau de pointage produits par l'EPSM Etienne C. A ce titre, il ressort également des pièces du dossier que Mme D a annulé plusieurs rendez-vous avec des patients de l'EPSM Etienne C sans apporter de raisons valables, et s'est présentée de manière récurrente en retard lors des réunions de synthèse de l'équipe adolescents de l'établissement. En outre, il ressort des pièces du dossier que Mme D s'est vu imposer l'utilisation d'un badge afin de contrôler ses horaires et heures d'arrivée de travail à compter du mois d'avril 2018 qu'elle a refusé d'utiliser, en dépit d'un courrier de mise en demeure du 27 juin 2019. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que Mme D a fait l'objet de nombreux rappels à l'ordre s'agissant du la ponctualité au cours de cette période. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de considérer que le comportement de Mme D est constitutif d'un manquement aux principes d'obéissance hiérarchique et d'exercice personnel de ses fonctions de nature à justifier une sanction. Si Mme D fait valoir que l'obligation d'utiliser un badge ne s'imposait pas aux autres psychologue de l'établissement et constituait ainsi une mesure discriminatoire et qu'elle était victime de faits susceptibles de caractériser une situation de harcèlement moral, ces éléments ne sont pas de nature à démontrer que les ordres qui lui étaient transmis étaient manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Par suite, le moyen doit être écarté.
13. Il ressort de ce qui a été dit au point 10 que si le directeur de l'EPSM Etienne C ne pouvait se fonder sur les faits décrits dans le courrier du 27 août 2014 pour justifier le prononcé d'une sanction disciplinaire, il résulte de l'instruction que celui-ci aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur les motifs décrits au point précédents. Il résulte de tout ce qui précède, que les conclusions présentées par Mme D à fin d'annulation de l'arrêté du 5 février 2020 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de l'EPSM Etienne C présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'EPSM Etienne C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D et à l'EPSM Etienne C.
Délibéré après l'audience du 11 mai 2023 à laquelle siégeaient :
M. Tronel, président,
Mme Allex, première conseillère,
M. Dayon, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2023.
Le rapporteur,
signé
C. DayonLe président,
signé
N. Tronel
La greffière,
signé
C. Salladain
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026